AVANT-PROPOS
En composant ce traité de petite chirurgie , nous nous sommes proposé de répondre à un besoin qui nous a paru généralement senti.
En effet, nous possédons aujourd'hui plusieurs traités de chirurgie dus à des professeurs d'un rare mérite ; mais ces ouvrages 5 pour la plupart , ne traitent que de la grande chirurgie , c'est-à-dire de cette partie de la science dont les applications se rencontrent le moins fréquemment dans la pratique , et sont , par le fait , exclusivement départies à un petit nombre de chirurgiens, tandis que nous n'avons pas de traité spécial de la partie de l'art qu'exercent journellement tous les médecins.
Toutefois y en livrant cet ouvrage à l'impression , nous n'avons pas eu la prétention d'offrir au public un travail original. A part quelques observations qui nous sont propres , et dont nous avons parsemé le cours de notre narration 3 nous aVons emprunté tout le reste aux meilleurs ouvrages de chirurgie et aux leçons cliniques des professeurs les plus célèbres „
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Les ouvrages auxquels nous devons le plus sous ce rapport sont ceux de Lafaye, de M. Boyer, de M. Samuel Cooper, le Dictionnaire de médecine, niais surtout l'édition de Sabatier publiée par MM. Sanson et Bégin.
Pour ce qui est de l'ordre à suivre dans la distribution des matières, on sent qu'il nous était, à cet égard, impossible de tracer un cadre méthodique. Obligé , dans le choix de nos matériaux , de n'embrasser que certaines parties de la science , et contraint, dans les sujets même que nous avions à traiter, de retrancher sur certains points et d'ajouter pour d'autres , l'ensemble , formé de pièces de rapport, ne pouvait plus offrir qu'un système tronqué. Aussi , sans nous embarrasser de créer des ordres, des genres et des espèces , nous avons pris le parti de présenter tout simplement les divers sujets les uns à la suite des autres, dans l'ordre suivant lequel doit les apprendre l'élève qui fait ses études. Seulement , pour chaque article , nous avons groupé sous un titre commun , et eu procédant du simple au composé , tous les sujets qui s'y rapportent • et , autant que possible , dans la succession des divers articles , nous avons eu soin que chacun d'eux offrît de l'analogie avec ceux entre lesquels il est placé.
Quant à la confection des appareils et à l'usage des médicaments topiques \ ayant été personnellement
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à même d'apprécier à cet égard les besoins et les ressources des chirurgiens qui exercent dans les campagnes , après avoir parlé du choix et de la disposition des objets à employer pour chaque circonstance déterminée, nous avons indiqué les moyens faciles de suppléer à ce qui manque en faisant usage de substances communes et toujours à portée. Les ressources de cette nature sont souvent précieuses dans les cas urgents : car, lors même qu'elles ne satisfont pas exactement à l'indication thérapeutique , elles permettent au moins d'attendre que l'on se soit procuré les instruments ou les médicaments convenables.
Nous nous sommes efforcé d'apporter la plus grande exactitude dans tout ce qui est manuel opératoire , et nous n'avons pas craint d'y être minutieux , convaincu que nous le sommes que , pour savoir toujours assez les faits de détails, il faut les avoir possédés au - delà de ce qui est rigoureusement nécessaire pour l'application pratique.
Enfin , dans les sujets qui ont rapport à la doctrine , nous avons essayé de nous tenir au niveau des connaissances actuelles ; mais , pour les choses qui ne sont pas suffisamment prouvées , nous n'avons présenté les explications qu'avec réserve , et en ne leur accordant qu'une valeur d'opinion. Du reste , persuadé de l'importance dont il est , dans