‹ Traité de pharmacie théorique et pratique, contenant les élémens, l'analyse et les formules de tous les médicamensChapitre 127 sur 142 · II. Mercure revivifié da cinnabre. 3a gramm. 3 i · texte numérisé non relu

II. Mercure revivifié da cinnabre. 3a gramm. 3 i

Sucre en poudre 8 gramm. % ij.

Scammonée 1 — •»

Jalap r 32 gramm* 5 ►

\ in blanc Q. s.

Vous éteindrez le mercure par une longue trituration avec la scammonée et le sucre, et un peu de vin blanc. Vous ajouterez le jalap, et ferez une masse que vous battrez long-temps, jusqu'à ce qu'on n'aperçoive plus de globules mercuriels. Baume prend, au lieu de sucre, de la crème de tartre, parce qu'elle éteint mieux le mercure; mais il se fait une sorte de combinaison que l'auteur n'avait pas en vue. Au reste, cela ne nuit en rien au remède. D'ailleurs, l'acide du vin blanc aide à l'oxydation du mercure, si tant est qu'il ne soit pas à l'état d'extrême division, plutôt qu'à l'état d oxyde. Le miel, au lieu de sucre, divise plus promptement le mercure. Ses vertus sont les mêmes que celles des précédentes , mais la dose doit être un peu plus forte pour purger.

Béloste, chirurgien, inventa ces pilules contre les maladies vénériennes; la famille de Béloste continuait à vendre, comme un remède secret, ces pilules, souvent mal préparées, puisque le mercure n'y est pas bien éteint.

La recette authentique des pilules de Béloste a été rendue publique par la préfecture de police , et insérée dans le Journal de Pharmacie, février 1820, pag. 93; la voici:

Ifi Mercure. . . 96 gramm.

Miel blanc. a5o gramm.

Triturez jusqu'à extinction (iu mercure, ajoutez

Agaric blanc pulvérisé. . 1 6 gramm.

Aloèssuccotrin en poudre. 16 gramm.

Scammonée pulvérisée. . 64 gramm.

Poivre blanc pulvérisé. . 1 1 gramm.

Mêlez d'abord toutes les substances pour former une poudre composée que vous incorporerez avec le mercure et le miel.

Conservez pour l'usage. Béloste roulait les pilules divisées à la dose de 4 grains chaque, dans une poudre composée de méchoacan et de jalap épuisé par l'alcool, à parties égales.

C'est, au reste, un remède très-estimé dans la syphilis, et contre les maladies de la peau. On les prend, ou comme fondantes, à la dose de 8 à 16 grains en deux ou quatre pilules par jour, ou comme purgatives à la dose d'un gros.

Autres pilules mercurielles.

B. Mercure le plus pur possible. . . 3a gramm. | j.

Gomme adragante en poudre. . . 6 décigr. xij gr.

PILULES ET j BOLS. 385

Dmtochlorure de mercure. . . . la décigi. j) j.

Scammonée » «r*„ ^„ „. ~

Jalap )"a ÎO Sramm- 3 T'

Sirop de coings Q. s.

Celles-ci sont plus tôt faites. En triturant, dans un mortier de verre ou d'agate, le sublimé corrosif avec le mercure coulant, l'oxygène de Foxymuriate se porte sur ce métal, et le réduit en oxyde noir , selon l'ancienne théorie. Par la nouvelle, le chlore se combine au mercure. On ajoute la gomme, les poudres , et on incorpore le tout avec le sirop : on bat la masse en un mortier de fer. On fait dix-huit pilules de 4 grains avec chaque gros de cette masse. Elles s'emploient comme les précédentes , et de la même manière, mais agissent mieux qu'elles. Le sublimé est changé en protochlorure de mercure.

Pilules napolitaines , ou mercurielles , de Renou.

R. Mercure revivifié du cinnabre. a4 gramm. 3 vj.

Aloès succotrin ao gramm. 3 v.

Rhubarbe. . la gramm. 3 iij.

Scammonée d'Alep 8 gramm. 3 ij.

Agaric blanc 4 gramm. 3 j.

Macis |

Cannelle | a"a la décigr. 3 j.

Sassafràs )

Miel de Narbonne. .... Q. s.

Après avoir éteint ou divisé le mercure dans le miel et la scammonéey on ajoute les poudres. Ces pilules sont dépuratives et un peu purgatives dans les maladies cutanées. Elles fortifient aussi. La dose est de 12 à 43 grains.

Pilules de mercure gommeux , de Plenk , avec la ciguë.

¥ Mercure purifié. ...... L gramm. 3 j.

Mucilage de gomme arabique. . . a4 gramm. 3 vj.

Éteignez-y parfaitement le mercure; ensuite, ajoutez-y

Extrait de ciguë 4 gramm. 3 j.

Faites des pilules de deux grains, contre les maladies syphilitiques invétérées.

Pilules pour le gravier des reins.

H. Extrait de mcnyantbe

d'année. ✓ .

' de chiendent

Savon médicinal

Limaille de fer porphyrisce. . . 1 a gramm. 3 «J.

Aloès )

Smonée. '. \ \ \ \\ « 6 ^ * > *

Ognon de scille J

Sirop de nerprun Q. s.

a"a 10 gramm. 3 ij. Û>

Faite» des pilules de 6 grains. On en prend quatre par jour. Elles purgent un peu, et sont lithontriptiques, dit-on, dam le calcul rénal ou vésical.

Pilules purgatives pour une prise.

*lsœ?rrr?T. î fit £f£

Jalap .gramm. 18 grau*.

> de fleurs de pécher. . Q. s.

Faites selon Tait. ,

En prenant aussi 1 9 grains de savon de jalap, humecte d hn* d'amandes douces, on fait des pilules de 4 grau» qui purgent Sèment bien; mais les premières agissent plus vigoureuse- Senret il faut en diminuer la dose pour de. tempéramen. faibles ou les enfans.

Pilules de panacée mercurielle, dragées vermifuges.

fi. Protochlorure de mercure lavé , di* . panacée mercurielle porphyrisce. . 3a gramnv 3 j.

panacée mercurieue purpujr.— . m , . Ydécigr. Mie de pain tendre r» °

Eau.

Incorporez, avec un pilon, la panacée dans la mie de pain, et faites trois cent quatre-vingt-quatre pilules, afin que chacune né tienne qufun grain et demi de panacée. On en prend de deux à huit dans la syphilis, les dartres, la gale rebelle , la teigne, les obstructions, et contre les vers. Si Ion incorpore la panacée dans du sucre % ij , amidon % j , avec du mucilage de comme adragante, et que Ton fasse deux cent quatre-vingthuit pilules ou dragées, on en donne une le soir et une le matin aux enfans, contre les vers.

Pilules d'aconit mercurielles f du docteur Double.

y Extrait d'aconit napel. .... » gramm i décigr. *o gfl». T Deutochlorure de mercure. . . i decigr. * grain*.

Divisez, après un mélange très-exact, en 20 pilules égales; usitées contre les maladies vénériennes anciennes, les dartres rebelles et les scrofules. La dose est d'une pilule matin et soir.

Pilules ou dragées, de Keyser.

H. Oxyde de mercure , de couleur brique-

tée, ou mercure précipité rer se. . . 64 gramm. § ij. Vinaigre distillé privé de tous acides

minéraux ■ °» * *'

PILULES ET BOLS. 3«7 Faites un acétate de mercure ; ensuite

•'2f Muune ou sucr<- en poudre

line 5 hcctogr. 444 Kramm- *j l

Amidon lin en poudre. .. . ù\ gramni. ^ Mucilage de gomme ad rayante Q. 8.

En 1772 , le gouvernement acheta le secret de ces dragées, vantées comme un excellent spécifique contre les maladies vénériennes; propriétés que Bernard Penot avait reconnues depuis long-temps à l'acétate de mercure. Ce remède de Keyser, publié dans le Recueil des Observ. de Méd. milit. d'Hautesierk, tom. II, se faisait par des procédés longs, embarrassa ns, inutiles, que Ton remplace par de plus simples. On fait cet acétate, ou en versant de l'acide acétique sur du mercure oxydé rouge persej h la chaleur, dans l'enfer de Boyie, ou sur du précipité rouge bien privé de nitrate de mercure (par son lavage dans une eau alcaline), ou sur l'oxyde de mercure précipité de sa dissolution nitrique, ou enfin par double décomposition de l'acétate de potasse liquide, mêlé au nitrate de mercure en liqueur. Dans ce cas il faut redissoudre le sel et le cristalliser pour le priver d'acide nitrique ; on doit faire presque à froid la dissolution mercurielle, car à chaud elle est plus corrosive.

Dans l'une ou l'autre de ces opérations on obtient, par évaporation, de l'acétate de mercure en cristaux écailleux, brillans, argentins, peu solubles à l'eau ; ce sel sec se mêle au sucre ou à la manne et à l'amidon. Le tout s'incorpore dans un mucilage. On étend la masse, au moyen d'un rouleau, sur un marbre saupoudré d'amidon,. et on enlève, avec un emportepièce de petit diamètre, des pastilles ou rotules, du poids d'environ six grains. Il faut mille ou douze cents de ces pilules par chaque huile , qui suffît d'ordinaire pour un traitement. On commence par deux pilules matin et soir, et l'on augmente successivement la dose jusqu'à vingt-cinq pilules le matin et autant le soir, ou même plus. Ce remède est doux et ne cause pas d'accidens. Si les gencives se tuméfient, on interrompt le traitement. L'auteur incorporait son acétate dans la manne.

On sait que le sucre, la manne, ont la propriété de décomposer les acétate et nitrate mercuriels, selon A. Vogel, en réduisant l'oxyde.

Pilules expectorantes.

Beurre de cacao . 6 gramm 3 j (5.

Iris de Florence en poudre. . . 1 gramm. 3 6. Oxyde d'antimoine hydrosulfur*

nrun (kermès minér.). . . . i5 cenligr. ij grains.

Faites une masse pour trente-six pilules. On se sert de quelques gouttes d'huile d'amandes douces pour unir la poudre au beurre de cacao.

Si Ton argentait ces pilules, l'hydrosulfure les ferait noircir.

Pilules toniques , de Stoll.

If Limaille de for \

Extrait de petite centaurée. . . \ a"a Part. ég. Gomme ammoniac ;

Formez des pilules de 4 >d 6 grains. Elles servent contre la chlorose. Sydenham n'employait avec la limaille de fer que l'extrait d'absinthe, ou parfois de l'aloès , ou de la cannelle, contre les cachexies.

Pilules pour la gale , ou éthiopiques.

R. Sulfure noir de mercure. ... 3a gramm. ^ j.

Sulfure d'antimoine \ ~ ~ „ „ .

Ré8ine de ^ayac. } aa 16 6ramm-

Extrait de salsepareille. ... 3a gramm. | j.

Porphyrisez les sulfures d'antimoine et de mercure avec la résine de gayac; incorporez dans l'extrait. Faites des pilules de 6 à 8 grains contre les gales rebelles, teigne, dartres, ulcères cacoèthes, et aussi dans l'hydropisie, la fièvre quarte tenace. On prend de deux à quatre pilules. On ne peut pas les argenter sans qu'elles noircissent.

Bols anlimoniaux.

y Sulfure d'antimoine porphyrisc. 3a gramm. $ j. Cannelle en poudre. 8 gramm. 3

Conserve de roses. Q. s.

Faites des bols de 8 grains. On en prend de deux à quatre par jour contre la gale et les dartres. .

Pilules de Méglin, contre le tic douloureu&.

Tf Extrait de jusquiamc noire \

de racine de grande valériane. \ aa 3 j. Oxyde blanc de zinc )

Faites, selon l'art, des pilules de trois grains. On commence par une, et on augmente jusqu'à 6 ou 8 , ou jusqu'à la cessation du tic.

Pilules bénites , de Fuller., ou d'aloes et de substances fétides.

/?. Aloès - 16 gramm. | fi.

Séné en poudre. 8 gramm* 3 ij-

Asa-fœtida. . . . i ~ , ararnrn

Galbanum. . . . / * 0 * Sramm' 3 * Myrrhe. .... 8 gramm. - 3 ij.

Sulfate de fer. . . 1} gramm. 5 vj.

PILULES ET BOLS. § 38g

Safran du Gâtinois. i ~

Macis / " * 2 g™nm. 3 fi-

Huile de succin. . Gutt. N° 4-

Sirop d'armoise. . Q. s.

Faites des pilules de 4 grains ; il y en aura cent soixante : usitées dans l'hystérie , les spasmes hypocondriaques, à la dose de deux le matin et de deux le soir. Elles purgent légèrement. Elles noircissent si on les argenté, car l'asa-fœtida contient du soufre. Les substances purgatives n'y sont que pour un septième.

Pilules emménâgogues.

It. Extrait d'énula campana. . \

d'ak£ine' : : ::}<"« 4»

Limaille de 1er porphyrisée. )

Huile volatile de sabiiie . . Gutt. N° 12.

Sirop de marrube. ... Q. s.

Faites douze pilules. On en prend une le matin, une le soir dans les pâles couleurs et l'ictère. Elles excitent le flux mens^ truel.

Pilules antiscrofuleuses 3 du Codex.

% Scammonée en poudre. . . . . \ ~ c. + ..

J a a 64 gramm. | ij.

Sulfure noir de mercure. . . .

Oxyde blanc d'antimoine (diapliorc- • tt<P>«) - • • f

Cloportes en poudre v aa i a gramm. 3 iij.

Savon amygdalin

Extrait de réglisse , ou sirop des 5 !

cines. . t6o gramm. | v, ou Q. s.

Faites des pilules de 4 grains. La dose est de a à 10, plusieurs jours de suite.

Pilules de Plu ramer.

If Protochlorure de mercure ( mer- \ .

cure doux) \ ~* * •••

Oxyde d'antimoine sulfuré orangé (aa ,a 6ramm- » «M-

(soufre doré d'antimoine). . . )

Suc de réglisse purifié 8 gramm. 3 ij.

Mucilage de gomme arabique. . Q. s.

On fait des pilules de six grains; elles sont antisyphilitiques «t sudorifiques.

Remèdes et bols vermifuges.

Les vermifuges sont: i° ou ceux qui agissent mécaniquement ; 2° ou ceux qui opèrent comme poisons sur les vers; 3° ou les purgatifs. >

i° Les vermifuges mécaniques sont d'abord l'étain en limaille, donné à la dose de quelques gros; il ne semble

39o . PILULES ET BOLS,

pas que ce métal agisse autrement que parce qu'il n'offre rien de nutritif pour les vers. II a d'abord été employé par Alston {Médical Essays of Edinburgh, tom. V, part. I, p. 89 ) ; ensuite les soies du légume d'un arbuste papilionacé, negretia, deRuizetPavon {Flor. peruv.Stizolobium de Persoon, synops. plant. y part. II, an 1806; p. 289). Il en est de même des soies du dolichos pruriens L. On les mêle avec du miel ou du sirop pour former des bols qu'on avale. C'est le remède des nègres. Ces soies fines et roides percent les vers et les font périr. On les emploie aussi dans les Indes occidentales , selon Chamberlayne.

Le charbon pilé est un bonanthelmintique contre les taenias , chez les Islandais, selon Pallas, Neue nordische beytrœge , t. I, p. 57.

Les véritables vermifuges ou poisons des vers ont été proposés en grand nombre, et l'on a vu même l'eau à la glace, ou celle de fontaine prise très-froide à grande dose , expulser les cucurbitains (Pallas, ibid. p. 63). JRedi ayant vu mourir des lombrics dans l'eau de fleurs d'oranger, en conclut qu'elle était un bon anthelmintique. Les végétaux d'odeur et de saveur amère ont été employés avec succès, comme tous lesstimulans et les toniques; la bradera anthelminthica de Kunth.

Ainsi le camphre, l'huile de cajéput véritable, le sémencontra, ou les graines tfartemisia judaïca, celles de tanaisie, tanacetum vulsare , les spigelia anthelminthica et marylandicaj l'écorce du geoffroya surinamensis ou cabbage, le fucus helminthocorton, la racine de fougère, aspidium filix mas, de Willdenow, ont tour à tour été employés avec plus ou moins de succès, outre l'ail, les amers violens. Cependant Florman {Diss. de vi fenenatd nucis vomicœ , nov. experim. probatd, Lund. , 1798, m-4°) a vu des vers encore' vivans dans des animaux tués par la noix vomique.

L'eau dans laquelle a bouilli du mercure n'en contient pas un atome, et cependant elle agit comme anthelminthique.

Parmi les substances fétides qui tuent le plus énergiquement les vers, il faut compter l'huile animale empyreumati-

3ue. Une partie mêlée avec deux d'huile de térébenthine, et istillées ensemble , forment un remède très-actif contre tous les vers, même la douve du foie et les taenias, selon Chabert. {Traité des maladies <vermineuses dans les animaux, Paris, 1782 et 1787, in-$°. ) Il en est de même de l'huile animale de Dippel, à la dose de dix gouttes dans une tasse de thé, ou de l'huile de térébenthine dans du jaune d'œuf. Le pétrole ou naphte, à la dose de dix à vingt gouttes, réussit aux Egyp-

PILULES ET BOLS. 3g i

tiens contre les taenias ( Hasselquit, Reise nach Palœstina , Rostoch , 1762 , i«-8°, p. 587 ).

L'huile volatile de térébenthine J iij, avee miel 3 vj, et eau distillée de menthe 5 iij, à prendre en trois prises, sont un remède actif contre le tœnia lata.

Enfin les anthelminthiques purgatifs sont plusieurs sels, comme l'hydrochlorate de soude et celui d'ammoniaque, le sulfate de soude ou de magnésie.

On a tiré quelque avantage aussi de l'élixir vitriolique de Mynsicht ou de l'élixir acide de Haller. Mais les principaux vermifuges sont l'huile de Ricin, vantée par Odier et Dunant, dans le Journ. de mêd.y t. XLIX, contre les vers solitaires. On y peut ajouter, si Fon veut, la racine de fougère. Passerat de La Chapelle, Journal méd., t. VI, p. 3o5 , avait recommandé l'huile de noix mêlée de vin d'Àlicante; mais les drastiques, tels que la gomme gutte, Faloès, la scammonée, l'ellébore noir et fétide, la gratiolé, la cévadille, donnés avec prudence, sont plus efficaces.

On connaît le remède de Mme NoufTer, acheté en 1775 , par ordre du Roi, et qui consiste en racine de fougère mâle, en protochlorure de mercure doux, en scammonée et gomme gutte ; on en fait des bols contre les taenias. Le remède d'Herrenschwands lui est fort analogue.

On applique encore l'onguent d'arthanita sur l'épi gastre des enfans.

Remèdes contre le tœnia.

On prendra, trois heures après le repas, un bol fait avec

Protochlorurc de mercure doux. > ~ . . • ■ .

Corne de cerf 'calcinée. . . . /aa 1 dccl&- * «rww- Conserve de roses Q. s. pour i boi.

On boira une tisane avec

Racines de fougère sèche. . . . 1 38 gramm. § iv.

Eau 1 tilogr. 5ob gramm. îbiij.

Réduite à i kilogramme , édulcorée avec

Sirop de mousse de Corse. . . 64 gramm. $ ij. »

Vers le soir on prendra 3s gr. % j d'huile d'amandes douces, et le lendemain matin les bols suivans : • .

% Scammonée pulvérisée. ... 1 gramm. 18 grains.

Racine de fougère en poudre. . 8 gramm. 5 ij.

Gomme gutte | ~ - 1 , • . .__

Protochlorure de mercure doux, } aa 6 dec,*r' 12

Faites des bols avec quantité suffisante de sirop de mousse de Corse, à prendre en trois doses à quelque temp* de dis-

tance; et si le malade, après les deux premières doses, rend par le haut ou le bas le ver solitaire, on ne donne pas la troisième prise.

D'autres praticiens recommandent le bol suivant :

Éuin pur en Limaille fine. . . . i5 décigr. 3o grains.

incorporé dans Q. s. de conserve de roses ou autre.

On prend plusieurs fois ce bol dans le' traitement. Quelques personnes, au lieu de limer Tétain, ce qui enduit bientôt la lime , le versent fondu dans une boîte à savonnette frottée de craie; on lave et on triture ensuite la grenaille; mais le meilleur procédé consiste à triturer parties égales de feuilles d'étain avec du sucre : on (ait une poudre; on enlève le sucre par le lavage. L'étain reste en poudre très-fine par ce moyen, comme l'or en coquille.

L'huile de ricin, 32 gramm. £ j, avec éther sulfurique 4 grain. 3 j , forment aussi une mixture active dans le même traitement.

Pilules chalyhées, ou martiales.

/?. Limaille de 1er porphyrisée. 3a gramm. | j.

Cannelle fine a\ gramm. *5 vj.

Aloès succotrin 4 gramm. . 3 j.

Sirop d'armoise Q. s.

Faites des pilules de 4 grains. Elles sont stomachiques^ emménagogues, toniques, apéritives; usitées contre la chlorose. On en prend de deux à six.

Pilules fondantes de Vicq d'Azyr.

lù Extrait de fiel de bœuf sec. . . . ï ~ . ...

de petite centaurée. . . .}aa "gramm. $ UJ*

Ecorce de Winter pulvérisée. . i ~ , .

Oxyde de fer noir (éthiops martial). J aa *» «ramm- 3 J.

Faites des pilules de 4 grains. On en prend de quatre à six par jour dans les empâtemens des viscères abdominaux par atonie.

Pilules martiales de Sydenham.

% Limaille de fer porphyrisée. . 6\ gramm. | ij. Extrait mou d'absinthe. . . Q. s.

Pour faire des pilules de 6 grains, on en prend 4 par jour. Pilules astringentes, de Lémery, réformées.

jR. Bol d' Arménie, j

Terre sigillée. . [ a~a 8 gramm., 3 ji

Corail rouge. )

Cachou. . . . \

Pierre hématite. > a~a 3 gramm. 3 ft.

.Sang-dragon. . )

PILULES ET BOLS. 3g3

Racine de grande consoude. 8 gramm. 3 ij.

de lormentille. . . i ~

de bistorte. . . . 1 a a a 6ramra- * fi.

Mastic la dccigr. 3 j.

Laudanum liqude. ... 3 gramm. 3 ft.

Sirop de myrrhe composé. . Q. s.

Porphyrisez les substances minérales; faites des pilules de 6 grains. Usitées dans l'hémoptysie, la ménorrhagie, la leucorrhée, la blennorrhée, la dysenterie et le (lux de ventre. On en prend de deux à six. On peut supprimer le corail, la terre sigillée, que l'on remplace par le bol d'Arménie. La consoude est peu utile.

Pilules de sulfate de fer.

% Sulfate de fer en poudre. . 4

gramm. 3 J-

Formez-en une masse pilulaire avec suffisante quantité d'extrait mou de gentiane. Divisez en trente pilules. Bon tonique, stomachique et fébrifuge.

Pilules émétiques , de Boerhaave.

R. Tartrate de potasse antimonic (cinétique), a décigr. 4 grains. Mie de pain Q. s.

Faites 4 pilules. On les prend dans les fièvres intermittentes.

Pilules de cuivre ammoniacal, de Swédiaur.

Ifi Sulfate de cuivre ammonical. . 8 déc'gr. 16 grains.

Mie de pain 5 gramm. 2) iv.

Carbonate am moniacal liquide. Q. s.

Faites 96 pilules dont chacune contient % de sel cuivreux. On en prend deux à trois par jour dans l'épilepsie.

Pilules arséniées.

If Acide arsénieux. . 1 décigr. a grains. Opium pulvérisé. 3 decigr. 6 grains.

Savon blanc. . . 11 dccigr. a a grains.

Formez une masse pilulaire à diviser en 3> pilules.

On en prend une, en buvant .par-dessus une' infusion appropriée. Remède contre les fièvres intermittentes, rebelles, en Amérique. (Pharmacop. ofthe United-States.)

Pilules antiépileptiques.

T£ Nitrate d'argent pur. 1 grain.

Mie de pain. . . * 4 gramm. 3 j.

Mêlez très-exactement ; faites -±o pilules. On n'en prend qu'une à la fois. On y peut joindre le musc, le' camphre et l'opium. Comme il y a du danger, il faudrait employer plutôt le nitrate crystallisé que la pierre infernale, qui contient tou-

jours de l'oxyde de cuivre. Ce nitrate d'argent se décompote dans les extraits végétaux, mais moins avec la mie de pain.

Pilules tartarèes, de Schroeder.

J?. Extrait sec d'aloès préparé avec le suc

de fraises dépuré io5 gramra. J

Gomme ammoniac en larmes. * . . \S gramm. 3 i /S.

Sulfate de fer. . ' » ~ ifi Dpamni » .

Extrait de safran. } aa ,6 Sramm' * ,T"

Acétate de potasse . 3a gramm. $ j.

Extrait de gentiane 24 giamm. 5 vj.

Tartrate de potasse et de fer en liqueur,

ou teinture de mars tartarisée. . . Q. s.

Pour adoucir l'aloès, l'auteur le faisait dissoudre dans le suc de fraises, et on en formait l'extrait; mais les acides malique et citrique de ce suc seraient aussi bien remplacés par ceux du vin. Pulvérisez Taloès, la gomme, le sulfate; amollissez dans un mortier échauffé lés extraits; incorporez les sels et les poudres par l'addition de la teinture de mars. On conserve la masse pilulaire dans du parchemin et tin pot. Chaque pilule sera de 6 grains. On en prend de quatre à huit. Elles purgent un peu; elles sont apéritives dans les fièvres intermittentes, l'ictère, la chlorose, les obstructions. Le sulfate de fer avec l'acétate de potasse échangent leurs bases.

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