‹ Traité de pharmacie théorique et pratique, contenant les élémens, l'analyse et les formules de tous les médicamensChapitre 92 sur 142 · DES FUMIGATIONS · texte numérisé non relu

DES FUMIGATIONS

Ce sont des expansions dans Fair, de vapeurs, soit comme parfums médicamenteux, soit comme moyens propres à purifier Fair de ses miasmes nuisibles. Toutes se font par l'intervention du calorique. Les premières résultent de la combustion de résines odorantes, ou de végétaux aromatiques, ou de substances animales, etc. ; les secondes se font plutôt avec des acides exhalés à Fétat de vapeur.

On réduit, ou en poudre, ou en trochisques, ou en bâtons, les substances propres aux fumigations odorantes. Des fumigations astringentes ou d'acide gallique, de la noix de galle, du sumach, de Fécorce de grenade, du brou de noix, se reçoivent sur une chaise percée pour arrêter les leucorrhées, et pour resserrer les organes sexuels de la femme. Il en est de même des fumigations fétides de plumes, ou laine, ou cornes brûlées, de succin, d'assa-fœtida, de galbanum, pour les femmes hystériques. La fumée de tabac insufflée dans le rectum et quelquesfois dans les bronches, à Faide d'un soufflet, a été propoposée pour stimuler les facultés vitales dans les noyés, les asphyxiés. L'ammoniaque agit de même.

Le genièvre, le santal citrin qu'on brûle, le café, le benjoin, le succin, la cascarille, le vinaigre jeté sur une pelle de fer rougie au feu, la poudre à canon enflammée, le tabac en fumée, et d'autres vapeurs semblables, ne purifient point l'air, mais le chargent, au contraire, de vapeurs, ou carboniques, hy drocarb urées , hydrosulfurées, etc. Cependant ces moyens déguisent les odeurs infectes ou trop méphitiques. Les vapeurs acides ne sont pas utiles dans Fair méphitisé par le gaz acide carbonique, dans les caves, les lieux fermés où il se rassemble beaucoup de monde. Il faut plutôt neutraliser ce gaz par Feau de chaux, ou le chasser par la ventilation.

On fait des fumigations, ou des vapeurs, avec l'eau simple ou aromatisée, avec des herbes aromatiques, avec des alcools simples ou composés par infusion et par distillation, des acides

FUMIGATIONS. *55 volatils, des teintures éthérées, des. fumées de substances végétales ou animales, comme de la corne, des plumes, du papier, du sucre, des chiffons, etc. Le soufre, le cinnabre, et d'autres sulfures, peuvent aussi être employés en fumigations, ou ré-

antiloïmique

R. Fleura de soufre. . . - . % .

Nitrate de potasse purifie. . I a a 3a gramm. § j. Myrrhe choisie en poudre . J

Formez du tout une poudre, que Ton allume avec des charbons ardenspour désinfecter les vêtemens, ou pour détruire les miasmes contagieux fixés sur quelques tmrties du corps. On peut aussi en faire usage dans les étables des bestiaux pendant les épizooties. La myrrhe peut être supprimée sans inconvénient. Cette vapeur excite la toux et les larmes; en projetant cette poudre sur des charbons ardens, il se formerait de l'acide carbonique nuisible.

Clous odorans.

R. Benjoin choisi *5o gramm. | viij.

Storax calamité. ... - . , 48 gramm. 3 xij.

Labdanum. 1 a~a 6 gramm. 3 j &.

Oliban. ........ J

Santal citrin *6 gramm. 3 fi-

Charbon léser de tilleul ou .

de bourdaine .... 1128 gramm. m\ 3 )▼.

Gomme adragante Q. s.

On réduit en poudre ces matières, qu'on mêle, et dont on forme des cônes ou des clous de quelques lignes de haut, avec le mucilage de gomme. On y met le feu par la pointe. Ils répandent une bonne odeur, mais sans rendre l'air plus pur. Le Codex supplée le storax par du baume du Pérou sec, et il ajoute un peu de nitre pour exciter l'inflammation ; il supprime l'oliban; recommande d'enlever par l'eau bouillante, auparavant, l'acide benzoïque du benjoin et du baume du Pérou. Voyez au Trochisques.

Cassolette ou vase odorant.

R. Storax calamité . . ... 3a gramm. $ j.

Benjoin } a~a 16 gramm. 3 jr.

Baume de Tolu '

Bacine d'iris de Florence. . } ~a g gramm. 3 ij« Girofle

• • • • • J a*a 3 décigr. Gr. vj.

Musc >

■ Toutes ces substances, mises en poudre ^P^^'8^ mêlées et renfermées dans un vase dont le couvercle est perce

256 FUMIGATIONS, de plusieurs ouvertures. On peut former du tout une pâte avec çle l'eau de roses. En chauffant légèrement ce mélange, il s'en exhale une odeur très-suave et délicieuse dans les appartemens. L'iris de Florence peut être supprimé. Les femmes nerveuses sont affectées de ces odeurs, dans lesquelles entrent le musc, l'ambre, la civette et autres substances animales. Elles déterminent des accès d'hystérie.

Fumigations antiseptiques de Guyton de Morveau.

Ce savant chimiste, dans son Traité des moyens de désinfecter Vair et de prévenir la contagion ( in-8°. Paris, 1 8o4, etc.), donne le procédé pour détruire les miasmes putrides dans les hôpitaux et autres lieux infectés par des malades ou par des corps en putréfaction. Il consiste à vaporiser du chloiv ou ce nu'on nommait du gaz acide muriatique oxygéné. Le procédé de Cruikshank, décrit plus loin, est le même.

Dès 1773, Guyton avait employé à Dijon les vapeurs d'acide hydi ochlorique simple pour détruire les miasmes con-" tagieux. En 1794, Ton en nt usage dans les hôpitaux, avec le chlore. Pour cet effet, on évacue les malades d'une salle qu'on veut désinfecter; on y laisse toutes les fournitures, excepté les objets en fer que l'acide ferait rouiller; on ferme bien les portes et les fenêtres, et on place des réchauds sur lesquels sont des capsules contenant le mélange désinfectant, humecté. Après douze heures, on ouvre la salle partout pour changer l'air. On peut aussi faire des fumigations plus légères lorsque les malades restent dans la salle ; mais la vapeur excite la toux.

En dirigeant ces vapeurs, au moyen d'un entonnoir de verre, sur des ulcères putrides, on en détruit le mauvais caractère; il en est de même des gangrènes, des cancers, etc. Les couleurs des vêtemens peuvent être altérées par cette vapeur, qui blanchit d'ailleurs le linge.

Chlore extemporané, de G uyton de Morveau et de Cruikshank.

H. Hydrochlorate do soude (sel marin) pulvérisé. 3 part. 56 gramm. | j. S vj. Oxyde de manganèse en poudre x id. 8 gramm. 3 ij.

vi * ' a '/3' ^a gramm. $ i-

Acide sulfurique à 66 degrés a 3a gramm. | j.

On met le tout dans une capsule pour faire la fumigation dans les lieux infectés. L'acide sulfurique , se portant sur la soude du sel marin, en dégage l'acide hydr ochlorique, lequel réagissant à son tour sur l'oxyde de manganèse, se surcharge d'oxygène selon l'ancienne théorie, ou se dépouille d'hydro*.

FUMIGATIONS. a57

gène, selon la nouvelle de Davy, et s'exhale en chlore par la chaleur. Ce gaz est trèsrpropre à se combiner aux vapeurs ammoniacales, ou hydrogénées, ou hydrocarburées , enfin à tous les miasmes, qu'il décompose et neutralise en leur enlevant l'hydrogène selon Davy, ou en les oxygénant selon la doctrine de Lavoisier. Ainsi le méphitisme des fosses d'aisance, des cimetières, en est détruit.

fumigation nitrique de Carmichaël Smith.

If Acide sulfurique concentré (à 66°). 32 gramm. \ j. Nitrate de potasse en pondre . . « ♦ 3a gramm. $ j. Eau pure 16 gramm. 3 îv.

On met l'acide dans une capsule de verre ou de porcelaine, on y projette des pincées de nitre, et l'on agite avec un tube de verre. L'acide nitrique se dégage. Ce moyen, trouvé en Angleterre en 1580, a été ensuite employé pour les vaisseaux et la marine en 1798, tant de l'Angleterre que de la Hollande, avec succès. L'air est désinfecté par ce procédé, et ces vapeurs acides, sont moins irritantes que celles de J acide chlbrique,qui sont, en revanche, bien plus actives. , » -, • ?

L*acide nitrô-muriatique peut s'employer de la jp&ne manière. ,

• >j y , /• ■»■■ Fumigation saljutetise.

Le soufre brûlant exhale une vapeur vive , très-propre à désinfecter les vêtemens dans les maladies contagieuses, la gale> les fièvres* ^dynamiques, etc; Elle -décolore en partie le* teintures, et l'acide sulfureux se dissipe moins aisément que le chimique; il est aussi très-suffoquant. *Les vapeurs d'acide acétique sont plus faibles que ces acides minéraux.

Gaz hépatique extemporane.

Jt. Sulfure (on hydrosulfate) de potasse; 16 gramm. 3;iv. ,

-£su. r'j •* j a 5o gramm. &.riij.

Acia^naUque . . . .. . f 8 gr.inm. S Ij.

Mêlez i le gaz se. dégagera, .n

Ce gaz, respiré en trop grande abondance, causerait la.inort ; mais ij est utile >, dit-on , en petite quantité , aux phthisiques; il diminue, comme l'acide carbonique, la proportion de l'oxygène, qui fatigue les poitrines délicates. Le gaz, azote serait plus convenabk. On le dégage de la;ctaiv muscnlaiiîe >eii versant dessus de l'acide nitrique. On se seit encore du gaz hydrogène sulfuré du acide hydt osulfurique gazeux, t>our guérir les dartreux et les galeux. Le dooteur Gales et d'autres pefsonnes ont imaginé des appareils commodes pour. y .telles

258 BAINS, INJECTIONS, etc.

malades, a\icc la tête hors de la vapeur; ce sont des caisses en bois. C'est pour la même raison que les vidangeurs ne sont pas atteints de la gale , ou qu'ils en guérissent bientôt.

Le sulfure de potasse décompose l'eau, dont l'hydrogène s'unit au soufre, tandis que l'oxygène , brûlant une autre portion du soufre, forme de l'acide sulfurique qui s'unit à la potasse. L'acide hydrochlorique versé sur l'nydrosulfure , s'emparant de la potasse, le gaz hydrogène sulfuré s'exhale abondamment, et sort de sa combinaison avec cet alcali.

De quelques autres Fumigations.

L'éther, l'acide acétique, vaporisés, sont des fumigations agréables. Le premier est sédatif, très-calmant; le second est antiseptique, et ranime les forces. D'ordinaire on les respire dans un flacon. L'esprit-de-Vénus, ou vinaigre radical, se verse sur dés, fragmens de sulfate de potasse qu'il imprègne; il se maintient ainsi plus long-temps dans le flacon. L'eau de Luce, ranimortiaque',, le carbonate ammoniacal huileux (de eprne de cerf ou de soie), sont des fumigatoires stimulans alcalins. L'acide volatil du succin sert aussi quelquefois comme anti-

quë.1

DES BAINS, INJECTIONS, DOUCHES, LOTIONS , etC.

Lés bains médicamenteux peuvent être de beaucoup d'espèces; il en estd'émolliens, faitSîavec des décoctions de plantes malvacées, de. graine de lin, etc. ; il en est de ioniques et aromatiques avec des plantes astringentes , contenant du tannin , des arômes; il en est d'adoucissans et restaurans avec le lait, le sang de /bœuf, les décoctions de chairs, contre les consomptions; il en est de savonneux, de sulfureux, de ferrugineux, etc.

Les injections sont une sorte de bain ou lotion interne , qui se fait dans les principales ouvertures du corps, dans les ulcères fistuleux , les oreilles, le nez, le vagin, l'urètre, l'anus. Ces dernières portent le nom de ctysteres ou lavemens. 11 en est aussi d'aériformes , comme la fumée de tabac chez les noyés, les apoplectiques. Gaubius, médecin hollandais, a décrit un soufflet propre à ces injections aériformes.

Il y a des clystères aqueux, émolliens , ou salins, ou purgatifs, ou nutritifs; d'autres contiennent de l'huile ou du vinaigre, ou des opiatiques qu'on délaie dans le liquide, ou de la térébenthine qu'il faut mêler à un jaune d'cèuf. La chaleur doit être de 3a degrés Réaumur au plus, comme celle de l'intérieur du corps. La quantité de liquide pour un adulte ne

BAINS, INJECTIONS, €tc. 2S9

passe guère 3 demi-setiers, environ 7 décilitres. L'adolescent n'en doit prendre que moitié, l'enfant, qu'un quart.

Cljsteres contre la colique des peintres.

A l'hôpital de la Charité à Paris, on donne d'abord un lavement avec du gros vin rouge et de l'huile de noix battus ensemble ; une ou deux heures après , on doqne^ le suivant,

plus actif. .1 (l W» . •«) .«j . ; ; '*!(inill»j;'f» < \Ui

% Séné mondé. ..... 8 gramm. & \\. ',!,'..

Electuaire diaphœnix. . . 3a gramm. ? j.

fcénédict laxatif l 16 gramm. % ir. ~\

Miel de mercuriale. ... 64 gramm. 2 ij.

Pulpe d'une coloquinte. *»' « Y

Ces substances doivent bouillir dans % de i are d'eau réduits à une chopine ; on passe. Ce lavement se répète pendâh^ plusieurs jours, et on purge ensuite.

On nomme douche (du mot italien dçcciç, gouttière^ Y Une gouttière d'eau versée de haut snr^ûne partie du corps, afin que le liquide le frappe mieux. Cette irroration esly. ou chaude comme dans les eaux thermales, pu froide comme cejle, qu'on fait tomber sur la tête des maniaques. On peut charger cette eau de divers principes médicamenteux. Outre les' douches descendantes , il en est d'ascendantes, soit pour les clystères, les injections à la matrice, au va&in ou ailleurs,' \ ll9

Enfin les lotions sont des liqueurs dont on lave diverses parties malades du corps. *

Bain de vapeurs. r..,..o :

Si c'est un bain partiel , on a un vase de la forme la plus convenable pour l'appliquer à la partie malade. Ce vase con tient la substance ou le décoctum chaud des matières dont on veut recevoir la vapeur \ c'est ainsi qu'on prend dés demi-bains de vapeurs, émollientes sur une chaise percée., On s'entoure de linges pour ne pas laisser dissiper; la vapeur par quelque ouverture. Si ce sont des bains entiers, il faut avoir une baignoire couverte qui np laisse passer que la tête. Cela est, {surtout nécessaire dans les bains . dont la vapeur est nuisible,, comme d'acide carbonique ou d'hydrogène sulfuré. .... ,'/

vol . : A«n»«iJSwWWFiv,v.- ■ .i. A.

H. Sulfure de potasse. . . . 16 gramm. 5 iv.

Eau, . a56. gramm. | viij.

. Acide muriatique .... 4 gramm. % j.

Mêlez et versez dans le bain. 11 faudra couvrir la baignoire et ne tenir que la tête dehors.

26o BAINS , INJECTIONS , etc.

Liqueur pour une douche antiparalytique.

R. Espèces céphaliques ... 196 gramm. | vj.

Eau 3 litres, fcyj.

Muriate d'ammoniaque . . ia8 gramm. $ jv«

' Alcoolat de genièvre ... 5oc* gramm. »J. 7

On fait bouillir les substances végétales; on ajoute l'hydrochlorate d'ammoniaque; on passe, et la colature se mêle à l'esprit de genièvre.

Eauantidartreuse du cardinal de Luynes.

% Eau de rose. ........ a 5o gramm. rb/i.

Sous carbon a te de plomb 16 gramm. 3 iv.

i s ■ j Sulfate d'alumine 1 a gramm. 5 i i j.

Dcutochlorure de mercure, sublimé. 6 gramm. 3 jfe.

I Blanc dW. N» 1.

Faites une liqueur, pour en imbiber des compresses que Ton applique sur les dartres, mais avec circonspection.

Lotion antidartreuse , ou antiherpétique.

/». Deutochlbrtire de mercure (sublimé

corrosif). . . . • 1 ~ a aaxu± r>- ...

..U.flwdB de cuivre ( vcrt^le-gris ) . . }aa 3 dec^' '* %|

f J;0,feKaîst^ée. . . . . -\ • 1 kilogr. ïbij.

On fait cette solution <Jans un mortier de verre. Le vert-degris se dépose bientôt. On doit remuer la liqueur pour s'en servir. Elle s'emploie à déterger les dartres squammeuses, tuberculeuses, et peut être utile aux lépreux. Bikker l'indique contre la teigne, outre sa poudré.

!iî lotion hydrosulf urée contre la gale.

'l'y Eau commune. . . . . .. 1000 gramm. Jbii

Sulfure de potasse . . . . ' 96 gramm. j nj.

": >Adde feulfurique à 66°. . . 4 gramm. $j.

On dissout le sulfure dans l'eau, mais on n'y verse l'acide sulfurique qu'au moment de l'emploi. On peut remplacer cet acide par tout autre, celui du vinaigre, par exemple, en augmentant la dose selon la faiblesse de l'acidité. Cette lotion est commode pour les soldats, les voyageurs, et tous ceux qui n'ont pas de moyens faciles pour guérir la gale.

Lotion contre la teigne, de Barlow.

y Hydrosulfate sulfuré de soude . 19a gramm. | vj.

n. 3» ii}.

Savon blanc. ...... 1 a

Eau de chaux 56*4 gramm. ftj . % ij.

Alcool à aa° a£ gwuom. 3 vj.

Dissolvez et mêlez.

BAINS, INJECTIONS, etc. *6i Il faut envelopper la tête avec des compresses imbibées de cette lotion, tons les deux jours. ~x

Injection de Clare , contre les vieilles blennorrhées.

% Oxyde gris de,plomi>. . . .7 » •' 1. gramm. £ xxiv. Sulfate de 2o. . . . .' 3 décigr. g vj. Eau de roses? 128 gramm. § iv.

Mêlez en triturant dans un mortier de verre. Le docteur Pringle admet l'alun calciné avec le sulfate de zinc, sans plomb ; le docteur Young prend du sousacétate de plomb liquide, du vinaigre distillé et de l'eau de roses : mais toutes ces préparations sont analogues et astringentes.

Injection sédative de Hamilton.

^ Eau chaude. . . . 5oo gramm. tfcj.

Extrait d'opium. . . de 4 « t a gramm. 5j à $nj.

Faites la solution. Ajoutez : • ,

Acétate de plomb. ... de 4 à 13 gramm. I) a fciij.

On emploie cette injection dans les douleurs vives desblennorrhagies.

Lotion et poudre de Knox.f

De utochlorun : de calcium OU t; Morale de

chaux (muriate sur oxygéné de chaux ). la gramm. 3 "J Hydrochlorate de soude £sel marin ). . 3a gramm. $ j. ., ,

Conservez cette poudre en un flacon bien bouclié. Si Ton en fait dissoudre cette quantité dans un grand verre d'eau , elle dégage du chlore gazeux ( acide mûri a tique oxygéné ) , et sert de fumigation anticontagieuse, surtout si l'on y verse un peu d'acide sulfurique. Si l'on s'en lave, avant et après le coït, les organes de la génération, elle préserve assez bien du virus syphilitique, dit-on.

Lotion anticancéreuse de Cheston.

% Feuilles récentes de laurier -cerise

(prunus lauro eerasus). . . 128 gramm. \ iv. Versez dessus eau bouillante. . . . 1 kilogr. ftij. fermé. Après une di-

gestion suffisante, délayez -y miel despumé. 1 a8 gramm. 3 iv .

On applique des compresses imbibées de cette infusion sur le cancer des lèvres et les ulcères rongeans de mauvais caractère.

Lotion anticancéreuse de Plenck.

ïf. Eau de chaux. . . ..... 5oo gramm. ¥t>{-

Suie de four 3a gramm. % j-

Ceruse. . 16 gramm. 5 iv.

Faites cuire ensemble et réduire à moitié, aloutez ensuite :

Huile de myrrhe. .... 16 gramm. 3 »v.

Cette lotion sert pour fomentation sûr les ulcères cancéreux.

a62 COMPOSITIONS.

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