DE LA COCHENILLE
On fait liquéfier la poix blanche ; on ajoute la térébenthine ; on passe le mélange, s'il contient des impuretés, et Ton ajoute peu à peu Peuphorbe. On agite jusqu'à refroidissement.
COCHEMLLE.
La Cochenille est la femelle du Coccus cacti, insecte hémiptère originaire du Mexique et qui vit sur le nopal. Elle renferme une matière colorante très-précieuse pour la teinture. On l'a introduite dans la matière médicale pour le traitement de la coqueluche.
La matière colorante de la cochenille (carminé, acide carminique) est d'un rouge pourpre, cristallisable. Elle fond vers 50<>. Elle est très-soluble dans l'eau et dans l'alcool et insoluble dans l'éther. Les acides la font passer au rouge vif et les alcalis au cramoisi. L'alumine en gelée l'enlève à ses dissolutions.
Dans le commerce, on vend deux produits de cochenille qui sont quelquefois employés en pharmacie comme agents de coloration ; ce sont le carmin et la laque carminée.
Pour avoir le carmin, on fait bouillir la cochenille avec du carbonate de potasse, on ajoute à la liqueur de l'alun et de la crème de tartre, puis un acide végétal; mais comme le carmin resterait en suspension, on bat la liqueur avec du blanc d'œuf ou de la colle de poisson. Le précipité qui se forme est le carmin.
Les résidus de la préparation du carmin étant additionnés d'alun et d'un peu de chlorure d'étain, sont précipités par le carbonate de soude; le précipité qui se forme est la laque carminée.
La cochenille est conseillée contre la coqueluche ; elle ne guérit pas, mais elle modère les accès. On s'en est servi aussi avec avantage pour combattre des toux rebelles, opiniâtres, succédant à la rougeole.