‹ Traité de pharmacie théorique et pratiqueChapitre 113 sur 608 · ES · texte numérisé non relu

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premières portions d'acide sont plus faibles, parce que l'acide sulfurique commence par se concentrer avant de distiller. On met alors ces premiers produits à part. Gmelin a observé que, pendant la distillation de l'acide, on pouvait séparer dans le récipient en même temps de l'acide anhydre et de l'acide plus faible que celui de la cornue, de sorte que l'acide se partage en deux parties dont l'une cède son eau à l'autre ; mais ces deux produits se confondent dans la distillation ordinaire.

Il est extrêmement difficile de dépouiller l'acide sulfurique de l'eau excédante à la combinaison SOs-hAq. Les bons acides du commerce en contiennent 7 et 8 p. 100. L'aréomètre emplo>yé dans les conditions ordinaires est peu propre à en faire apprécier la quantité, parce que dans les degrés élevés une différence dans 1a proportion d'acide réel n'entraîne qu'une différence très-petite dans la densité : de 65 à 66 degrés, un seul degré aréométrique comporte une différence de 40 à 11 p. 100 dans la proportion d'eau. Pour avoir une donnée exacte, M. Bineau fait étendre l'acide avec son poids d'eau; le laisse refroidir avant de prendre son degré aréométrique. Celui-ci donnera la quantité d'acide réel, qu'il faudra doubler pour l'appliquer à l'acide non étendu. Par exemple un acide étendu de son poids d'eau et refroidi à -+- 15° marque 40°. La table montre que cela correspond à 47,3 p. 100 d'acide ; or, comme l'acide avait été réduit à moitié, 47,3x2=94,6 qui sera la richesse réelle de l'acide examiné.

Ueprc aréométrique.

Acide tnonohydraté.

à -h 15 degrés.

pour 100

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