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BAL ME OPODELDOCH

Pr. : Savon de graisse de veau 16

Camphre 12

Ammoniaque liquide 4

Essence de romarin 3

— de thym 1

Alcool à 86e Cart.) 125

On dissout les essences dans l'alcool et l'on distille au bain-marie à siccité ; on met cet alcoolat dans un matras avec le savon bien râpé, on fait dissoudre à la chaleur du bain-marie, on ajoute le camphre, et, quand il est dissous, on ajoute l'ammoniaque ; on filtre à chaud et l'on reçoit le liquide dans de petits flacons allongés à large ouverture; on les ferme aussitôt avec un bouchon qui a été trempé dans la cire, ou mieux encore, qui a été enveloppé dans une feuille d'étain.

La distillation de l'alcool avec les essences, suivant le conseil de Plisson, a pour effet de donner un produit plus blanc. L'enveloppe que l'on met au bouchon est destinée à le préserver de l'action de l'ammoniaque et des essences qui colorent le liège.

Le baume opodeldoch laisse former quelquefois des cristallisations arborisées de stéarate de soude, que quelques personnes recherchent, mais qui sont tout au moins inutiles.

Le baume opodeldoch est usité en frictions excitantes et résolutives.

POMMADE DE G0ISDRET.

Pr. : Suif. I

Axonge 1

Ammoniaque à 20» 2

On fond le suif et l'axonge à la chaleur du bain-raarie, dans un flacon à large ouverture bouchant à l'éraeri; quand ils sont en grande partie refroidis, on ajoute l'ammoniaque, on bouche le flacon; on l'agite vivement et on le tient plongé dans l'eau froide jusqu'à ce que la pommade soit solidifiée. Pour s'en servir, la pommade est modelée en un disque sur la peau ; on la retire quand on voit qu'elle s'est entourée d'une auréole rouge ; plus tard il y aurait formation d'une eschare.

Les Savons sont des sels qui se produisent quand les matières grasses sont traitées par des substances alcalines; l'oléine, la stéarine et la margarine éprouvent dans leur composition un change-' ment d'où résulte de la glycérine ou principe doux, et des acides oléique, margarique et stéarique, qui restent combinés à l'alcali et constituent le savon. (Voy. t. Ier, p. 361.)

On emploie en médecine le savon blanc du commerce, qui est fait avec la soude et l'huile d'olive; on prépare en outre dans les pharmacies un savon amygdalin et un savon avec les graisses animales.

Le savon est rarement employé à l'intérieur. On le prescrivait à la dose de quelques centigrammes à 1 et 2 grammes par jour dans les mêmes circonstances où l'on emploie aujourd'hui les carbonates alcalins, qui lui sont préférés; on l'applique comme fondant et maturatif.

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