ZINC MÉTALLIQUE
Le Zinc est un métal blanc, d'une densité de 6,8 à 7,2. Il est peu ductile ; on le réduit difficilement en fils ; quand il a été chauffé entre 400 et 150°, il devient plus ductile et on le lamine facilement; mais il perd cette ductilité en se refroidissant. Le zinc entre en fusion à + 360°; au rouge blanc il se volatilise ; quand il est chauffé au contact de l'air, il brûle avec un vif éclat, en produisant un oxyde sous la forme de flocons blancs légers. Le zinc appartient à la série des métaux très-oxydables ; il décompose l'eau à la chaleur rouge ; il se dissout dans les acides étendus avec dégagement d'hydrogène. Son nombre proportionnel est 40,6.
Les sels de zinc sont incolores; leur saveur est styptique et amère; ils ne sont précipités par aucun métal.
La potasse, la soude et l'ammoniaque y forment un précipité blanc, qui se redissout dans un excès d'alcali.
Le cyanoferrure de potassium les précipite en blanc et le cyanoferride en jaune sale.
La noix de galle est sans action. L'hydrogène sulfuré ne précipite que les sels de zinc à acides faibles.
Le sulfhydrate d'ammoniaque les précipite en blanc.
Le zinc métallique ne s'emploie en médecine que parce qu'il est la base d'autres préparations.
Les composés du zinc sont employés à l'extérieur comme astringents et détersifs. A l'intérieur ils provoquent des nausées, des vomissements, de la colique, de la diarrhée. Une fois qu'ils sont supportés, c'est dans les maladies nerveuses que l'on a trouvé quelque avantage à s'en servir. Les convulsions, les toux convulsives, l'épilepsie sont les maladies pour lesquelles on a recours aux composés de zinc; ceux qui sont insolubles par eux-mêmes, comme l'oxyde et le carbonate, le deviennent sous- l'influence des acides de l'estomac. — Les sels de zinc coagulent l'albumine, mais le précipité est extrêmement soluble dans un excès de sel zincique et aussi dans un excès d'albumine.
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