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ANÉMONE

L'Anémone officinale est Y Anémone puisât Ma (Renonculacées).

Toutes les anémones sont des plantes très-âcres. Storck se servait de Y Anémone pratensis , qui diffère fort peu de Y Anémone pulsatilla.

Les anémones contiennent une matière active volatile.

Heyer a reconnu le premier que l'eau distillée d'anémone est chargée de l'àcreté de la plante : des observations nombreuses, et en particulier celles de M. Orfila, montrent que la matière active est volatile, même fugace, et qu'elle se dissipe totalement par la seule dessiccation du végétal.

L'eau distillée d'anémone laisse déposer après quelques semaines une matière blanche, cristalline, presque insipide et inodore, mais qui fond au feu, y acquiert une saveur caustique, et répand une vapeur excessivement âcre. Cette matière est peu soluble dans l'eau froide, plus soluble dans l'eau bouillante, et plus soluble encore dans l'alcool. Vauquelin considéra la substance obtenue comme une matière grasse ; Robert, de Rouen, et M. Braconnot ont obtenu des résultats analogues. On a donné à cette matière àcre de l'anémone le nom d'Anémonine ; Swartz a décrit, sous le nom d'Acide anémonique, un produit qui paraît être un produit de la transformation de lanémonine.

Comme l'anémonine ne se dépose que dans l'eau distillée d'anémone, MM. Blanchet et Sell ont pensé qu'elle pourrait être un produit d'altération du principe àcre volatil lui-même. Celui-ci existerait en dissolution dans l'eau, et peu à peu se combinerait avec une partie de celle-ci pour former un hydrate cristallisé qui serait l'anémonine de Heyer.

On voit que la matière Acre de la pulsatille appelle de nouvelles expériences.

Les préparations d'anémone ont été vantées contre la goutte sereine, les dartres ; il ne faut en user qu'avec beaucoup de prudence. Elles sont inusitées aujourd'hui.

L'anémone plus encore que l'aconit est infidèle dans son action et peut-être par les mêmes causes. L'alcoolature est la préparation sur laquelle il est le plus permis de compter.

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