EXTRAIT DE SAT
Pr. : Acétate de plomb cristallisé
Litharge pulvérisée
Eau distillée ,
On fait bouillir dans une bassine de cuivre jusqu'à ce que l'oxyde soit dissous, et que la dissolution bouillante marque 30° à l'aréomètre. Il reste un dépôt blanc qui est formé par le carbonate de plomb qui était contenu dans la litharge, et qui ne peut être dissous par l'acétate.
Pour éviter qu'il ne se dissolve une portion de cuivre, il faut, suivant le conseil de M. Deschamps, mettre dans la bassine en cuivre dont on se sert une lame de plomb qui précipiterait le cuivre s'il venait à se dissoudre.
On pourrait tout aussi bien faire l'opération à froid, mais en diminuant la quantité d'eau, selon la formule suivante :
On dissout l'acétate dans l'eau, on ajoute la litharge, et l'on abandonne pendant quelques jours, en remuant de temps à autre. Tout l'oxyde de plomb se dissout, il reste un résidu blanc formé de carbonate de plomb. La liqueur marque ordinairement 35° ; une petite différence dans la quantité du carbonate contenu dans la litharge peut en amener dans la densité.
L'extrait de Saturne contient un mélange d'acétate neutre et d'acétate de plomb sesquibasique, car la quantité d'oxyde que l'on ajoute est bien loin d'équivaloir à celle qui serait nécessaire pour transformer l'acétate neutre en acétate tribasique.
Propriétés médicinales. L'extrait de Saturne est le composé de plomb le plus employé en médecine. Quand il a été convenablement étendu, il agit comme astringent sur la peau, qu'il ride et raffermit, comme résolutif, quand l'inflammation a cessé, et comme calmant les douleurs en diminuant la sensibilité des parties. On l'emploie sous forme de lotions, pour les yeux, la blennorrhagie, la blennorrhée, les contusions, les dartres. En employant de l'eau distillée, l'eau reste transparente; mais, quand on verse de l'extrait