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POUDRE MERCUR1ELLE ARSENICALE DE DUPUYTREN

Pr. : Mercure doux à la vapeur 199

Acide arsénieux I

Mêlez.

Conseillée contre les dartres rongeantes.

MERCURE METALLIQUE.

Hg.

Le mercure est le seul métal qui soit liquide à la température ordinaire de l'atmosphère ; il est blanc , très-éclatant ; il se solidifie à — 40°. En cet état, il est malléable, et il occupe moins de volume qu'à l'état solide ; sa densité est de 13,53 à 13,61 ; il bout à 360° ; quand il est mêlé à l'eau, il se vaporise avec elle en assez grande quantité. Le mercure se combine directement à l'oxygène à une

température moyenne; à la température ordinaire ou à une chaleur forte, il ne peut s'y unir. Bien plus, cette forte chaleur sépare l'oxygène des oxydes de mercure. Le nombre proportionnel du mercure est l(>2,58.

Le mercure du commerce n'est pas très-pur ; il contient souvent du plomb, de l'étain, du bismuth, du zinc. Quand la proportion en est considérable, il fait la queue, c'est-à-dire qu'au lieu de couler en gouttelettes rondes, chaque goutte de métal s'allonge en pointe en arrière; mais ce caractère n'est pas très-sûr, parce que le mercure pur, mais humide, le présente souvent, et que le mercure impur ne le présente pas toujours. Il faut rectifier le mercure du commerce, et l'on y parvient de la manière suivante : on met du mercure dans une cornue de verre, et mieux de fer; on adapte à la cornue un récipient dans lequel on met de l'eau. Le col de la cornue doit arriver près de la surface de l'eau sans y plonger; on entoure l'extrémité du col avec un linge, que l'on tourne plusieurs fois tout autour, que l'on assujettit avec une ficelle et qu'on laisse pendre dans l'eau. On procède ensuite à la distillation du mercure.

Ce procédé ne donne pas du mercure parfaitement pur, parce que ses amalgames, et en particulier ceux avec le zinc et avec le bismuth sont un peu volatils. Quand on veut avoir du mercure trèspur, il faut mêler 2 parties de cinabre ou sulfure de mercure avec ! partie de limaille de fer ou de chaux vive , et distiller dans une cornue de grès, ou mieux dans une cornue de fer, en disposant l'appareil comme nous l'avons dit plus haut. On porte la chaleur jusqu'au rouge. Le fer ou 4a chaux se combinent au soufre, et le mercure passe à la distillation.

Le mercure métallique divisé par divers agents est employé pour les traitements des maladies syphilitiques, tantôt administré à l'intérieur, tantôt sous forme de frictions. On s'en sert aussi comme vermifuge. On comprend très-bien que, sous l'influence des frictions, le mercure, qui est liquide, puisse pénétrer dans l'économie ; et, quand on se rappelle que l'atmosphère d'un flacon où l'on a mis quelques globules de mercure, et qui en contient des traces insensibles,fait périr les insectes qui sont plongés dans cette atmosphère, on ne fait pas difficulté d'admettre que le mercure métallique puisse être un agent de guérison. Cependant Donovan et Berensprung attribuent toute l'action à du mercure oxydé. M. Mialhe émet la même opinion; mais, conformément à ses idées théoriques générales, et s'appuyant sur ce fait que le mercure métallique, au contact de l'air et des chlorures, forme du sublimé (disons oxidochlorure),

M. Mialhe, dis-je, veut que le mercure métallique soit inerte par lui-même et n'agisse que par la petite proportion du composé chloruro-mercurique qui s'est formé après l'ingestion.

L'oxydation partielle du mercure est vraie, mais elle n'entraîne pas nécessairement l'inactivité du mercure métallique. En tous cas, ces préparations ont une action plus douce et ne sont pas sujettes à déterminer des coliques et de la diarrhée, comme le fait le calomel.

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