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MERCURE SOLUBLE DB MASCAGM

Pr. : Mercure doux 1

Eau de chaux 100

On fait bouillir quelques instants, on lave et on fait sécher. Le mercure doux est décomposé par la chaux en chlorure de calcium qui se dissout et en protoxyde de mercure ; mais celui-ci se sépare en un mélange grisâtre formé de deutoxyde de mercure et <le mercure métallique. (Inusité.)

Le mercure soluble de Moretti ne diffère pas de la préparation précédente ; Moretti le faisait préparer avec le sulfate de protoxyde de mercure, de préférence au chlorure.

EAU PIIAGÉDÉNIQUE NOIRE.

Pr. : Mercure doux a la vapeur 6 centigrammes.

Fan de chaux 32 gramme*.

Le mercure doux prend une couleur brune parce qu'il est décomposé en chlorure, de calcium et en oxyde noir de mercure. On emploie cette liqueur en pansements et en injections. Dans ce cas, on y ajoute un peu de gomme, pour que le dépôt mercuriel reste mieux en suspension. (Inusitée.)

DEUTOXYDE DE MERCURE.

Oxyde mercurique, Oxyde rouge de mercure, Précipité rouge.

HgO.

Le deutoxyde de mercure est rouge ; à l'état d'hydrate, il est jaune ; il est décomposé, par une chaleur inférieure au rouge, en

oxygène et en mercure. Il est un peu soluble dans l'eau, à laquelle il donne une saveur métallique; il s'unit très-bien aux

Pour préparer l'oxyde rouge de mercure, on décompose l'azo- . tate de mercure par la chaleur.

l»r. : Mercure métallique 1

Acide azotique à 36» 1

' On met le mercure dans un matras à fond plat, que l'on place

sur un bain de sable ; on verse l'acide azotique et on laisse agir sans le secours du feu. Quand l'action cesse, on chauffe doucement pour amener d'abord la matière à siccité, puis l'on continue à chauffer pour décomposer l'azotate et le transformer en oxyde rouge de mercure. Tout le succès de l'opération dépend de la conduite du feu : ordinairement on met plusieurs matras sur un grand bain de sable que l'on chauffe au bois, et l'on porte le feu de côté et d'autre, suivant que l'on remarque que l'opération est plus avancée ou moins avancée dans certains matras que dans les autres. Le feu doit être continué jusqu'à ce qu'il ne se dégage plus de vapeurs livreuses; mais, comme à la fin de l'opération ce caractère devient de plus en plus difficile à saisir, on introduit de temps en temps, par le col des matras, une petite baguette de verre, avec laquelle on tâte la matière. Tant qu'elle est dure et que le verre n'y pénètre pas, c'est la preuve qu'il y a encore du nitrate qui n'est pas décomposé ; mais quand on sent que, sur tous les points, la matière cède sous la baguette, et qu'on retire celle-ci couverte de petites écailles rouges, alors l'opération est terminée. Une trop faible chaleur laisserait du nitrate indécomposé , et le précipité rouge serait caustique ; une chaleur trop forte réduirait l'oxyde de mercure. Toutefois, pour la qualité du produit, ce dernier inconvénient est moins craindre que l'autre.

Ce qui se passe dans cette opération est fort simple : le mercure décompose l'acide azotique, d'où résulte du deutoxyde d'azote qui se dégage, et de l'azotate de mercure ; celui-ci est un mélange d'azotate de protoxyde et d'azotate de deutoxyde : mais lors de la calcination, le protoxyde décompose une nouvelle quantité d'acide azotique et prend l'oxygène qui lui manque.

On préparait autrefois l'oxyde rouge de mercure en chauffant le mercure pendant deux semaines, à une température voisine de son ébullition, dans un matras à fond plat dont le col se terminait parune pointe effilée. Il se faisait ainsi une combinaison directe de l'oxy-

gène avec le mercure. L'oxyde de mercure ainsi préparé portait le nom de Précipité per se.

L'oxyde de mercure du commerce a pu être mélangé avec du minium, des ocres ou delà brique pilée. Il suffit de le chauler pour reconnaître la fraude. L'oxyde de mercure pur disparait tout entier par la chaleur.

Le deutoxyde de mercure est une des premières préparations de mercure qui aient été employées contre la vérole. On Ta abandonné parce qu'il cause des angoisses stomacales, et que ses effets sont incertains. En présence des chlorures alcalins, il se fait aisément un oxyde alcalin et un oxydochlorure de mercure soluble dans les chlorures.

On s'en sert à l'extérieur comme d'un léger cathérétique et pour le pansement des ulcères vénériens. Il est la base d'un grand nombre de pommades usitées contre les ophthalmies chroniques.

EAU PHAGÉDÉNIQUE.

Pr. : Sublimé corrosif 30 centigramme».

Kau de chaux 100 grammes.

On fait dissoudre le sublimé corrosif dans une très-petite quantité d'eau et on mêle la solution à l'eau de chaux; il se fait de suite un précipité jaune.

La dose d'eau de chaux et de sublimé varie avec chaque formulaire. M. Guibourt a fait judicieusement observer que le résultat varie en même temps ; tant que le sublimé ne dépasse pas 60 centigrammes par 400 grammes d'eau de chaux, le précipité est de l'oxyde de mercure, et la liqueur retient du chlorure de calcium et peutêtre un peu d'oxyde de mercure ; Si l'on porte au delà la dose du sublimé, alors sa décomposition est incomplète; le précipité est de Toxydochlorure de mercure, et la liqueur contient du chloro-hydrargyrate de chaux, c'est-à-dire une combinaison saline dans laquelle le sublimé corrosif est l'acide, et le chlorure de calcium est la base.

L'eau phagédénique s'emploie trouble, pour le pansement des ulcères vénériens et scrofuleux.

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