DISTILLATION DE LA CORNE DE CERF
On prend de la Corne de cerf en morceaux, on la met dans une il. — f édition. S9
cornue de grès lutée, que Ton en remplit presque entièrement ; on place la cornue dans un fourneau de réverbère, et Ton y adapte une allonge et un ballon que Ton assujettit avec du lut. On commence à chauffer doucement de manière à entretenir une température peu supérieure à 400° ; il distille une liqueur aqueuse animalisée que l'on rejette comme inutile ; quand elle cesse de se produire, on adapte au récipient un long tube propre à porter les gaz dans les parties élevées de la cheminée. On tient l'allonge et le récipient refroidis par un courant d'eau froide, et Ton augmente le feu pour porter peu à peu la cornue au rouge ; on l'entretient en cet état ; l'opération est terminée quand il ne distille plus rien. On trouve sublimé, dans l'allonge et dans le ballon, du carbonate d'ammoniaque imprégné d'huile pyrogénée ; c'est le sel volatil de corne de cerf des anciens. Dans le ballon se trouvent deux liquides, l'un est une dissolution aqueuse de tous les produits de la distillation : c'est l'esprit volatil de corne de cerf, l'autre est un mélange de diverses huiles pyrogénées, mêlées de pyrétine : c'est l'huile volatile de corne de cerf