LAVEHEKT AVEC LE SAVON
Pr. : Savon blanc du commerce t! |rr.
Eau commune TiOO
Faites dissoudre à chaud. (Ildp. de Paris.)
LOTIONa AVEC LE SAVON.
Pr. : Savon blanc du coimncrce 00 pr.
Eau. lOno
Knites dissoudre fi chaud. (Ilôp. de Paris.)
LtNtMENT SAVOHNEtIX.
Pr. : Teinture de savon 50 gr.
Hailc d'amandes douces 5
Alwwl à KO- 45
Mêlez par l'agitation. (H<)p. do Paris.)
■.IMMElrT CALCAmE.
(LÏBÏBMBt olta-o>loBiT«. — BavoB oalottîre.)
On agile vivement les deux liquides dans un fincon, et l'on verse le mélange dans un entonnoir dont ou tient la douille fermée. On laisse en repos pendant quelques instants, etdés que la séparation des deux couches est complèle, on fait écouler le liquide aqueux accumulé à la partie inférieure de l'entonnoir, et l'on reçoit dans un flacon ft lai^e ouverture la maase crémeuse qui reste en dernier lieu et qui seule doit être employée.
300 MÉblCAMEïn^ CHIMIQUES.
Miqnel conseille de mêler 1 partie d'huile et 3 parties d*eau de chaux : on obtient un magma qui offre la consistance du cêrat, et dans lequel l'huile est en grand excès.
Soubeiran a reconnu que c'est la plus forte proportion d*eau de chaux qu'on puisse employer pour préparer un mélange homogène. Avec 5 parties d'eau de chaux, le savon gras se sépare de l'eau presque immédiatement. '
L'emploi simultané du Uniment oléo-calcaire et du coton constitue un excellent moyen de traitement des brûlures superficielles. On enduit la partie brûlée avec le linlment et on la recouvre d'une cou. che de coton cardé.
Dans les laboratoires de chimie, on a souvent recours à un Uniment oléchbarytique qu*on prépare instantanément en introduisant dans un flacon parties égales d'eau de baryte saturée et d*huUe d'amamies douces. On bouche le flacon et 1 on agite vivement le mélange jusqu'à ce qu'il prenne une consistance crémeuse. La séparaMon ne s'opère qu'après un temps fort long et l'homogénéité se rétablit par l'agitation. Ce Uniment agit de la même façon que le liniment calcaire, il a été inscrit au formulaire des hôpitaux.
GLYCÉRINE ET GLÏCÉRÉS.
Demeurée pendant de longues années sans usage, la Glycérine pure a reçu, en 1846, de M. Th. de la Rue, ses premières applications à la médecine. Les essais tentés à Londres par M. de la Rue ont reçu une grande extension de la part d'im chirurgien habile de cette ville, M. Starlin, lequel reconnut les propriétés antiseptiques de la glycérine et eut, de plus, l'heureuse idée de l'introduire dans le traitement de certaines affections cutanées. 11 est bon de noter que dans les dermatoses aigués d'un caractère irritant et inflammatoire l'usage de la glycérine est loin d'être utile, comme le croient quelques partisans enthousiastes de ce topique, que nonseulement elle ne contribue pas à la guérison, mais qu'elle ajoute encore i\ l'irritation préexistante. (Gubler, Lailler.) Plus tard, en 1855, M. Deniarquay, guidé par les observations du docteur Dallas, médocin français établi à Odessa, a préconisé la glycérine dans le ti^aitement des plaies en général. Tenant compte surtout de l'onctuosité de cette substance et de sa solubilité dans l'eau, M. Demarquay a proposé de la substituer entièrement aux corps gras et en particulier au cérat, dans les grands pansements de la chirurgie. Les chirnrgiens n'ont pas adopté cette substitution absolue de la glycérine, ils
GLYCÉRINE ET GLTCËRÉS. 301
doivent néanmoins aux recherches attentives de M. Demarquay l'indication de certains cas limités et déllnis dans lesquels ce liquide jouit de propriétés précieuses dont il y a lieu de tirer parti.
louant à rintroductioii de la glycérine dans la pharmacie proprenienl dite, elle doit être attribuée à M. Cap. Les premières recherches (le H. Cap datent de 1850 et furent publiées en 1851 ; elles sont donc |>ostéricures de quelques années aux applications médicales faites à Londres par MM. Th. de la Rue et Slartin. Leur objet est du reste absolument différent, car il ne s'agit plus ici de la glycérine considérée comme médicament, mais de la glycérine employée en quaUté d'excipient ou do véhicule capable de fournir des préparations et des formes pharmaceutiques nouvelles. En 1854, le sujet a été repris et étendu dans un travail nouveau publié par M. Cap avec la collaboralion de M. Garot. Depuis celte époque, plusieurs pharmaciens distingués ont fait sur la glycérine des observations do détail et ont commenté ou perfectionné les données premières dues à l'initiative de SI. Cap.
Nous ne ferons pas ici l'histoire chimique de la glycérine, nous consignerons seulement ses principaux caractèics physiques et les es:<ais au moyen desquels on constate que sa coucontraliou cl sa purification sont sutUsantes pour qu'elle puisse être admise aux usages thérapeutiques.
La glycérine a été découverte en 1779 par Scheete, elle a été obtenue par cet illustre chimiste comme un produit de la saponification des corps gras à l'aide de la lilharge dans la préparation de l'emplâtre simple. Scheele donna à cotte substance le nom de |>rinci/w 1I0U.T det huiles, dénomination qui a été conservée jusqu'en 1815, époque à laquelle M. Chcvreul, dans son mémorable travail sur l'analyse des corps gras, fixa les principales doiniées qui ont servi i'i établir sa composition et sa fonclioii chimique et la nomma ^/^ce^ riii«{ylJï4ç).
La glycérine est liquide, incolore; elle offre une saveur douce et sucrée, une consistance visqueuse, elle est onctueuse au touchtT. La glycérine se dissout dnns l'eau en toutes proportions ; eximsée à l'air, elle absorbe la vapeur d'eau qu'il corilient et augmente de poids. A l'état de pureté, la densité de la glycérine â -^15* est comprise entre 1,26 et f^7. L'addition d'eau diminue le poids spécilîque du mélange. Lorsqu'on a constaté que de la filycérine ne lient en dissolution aucune subslance étrangère, on peut apprécier la proporlioa d'eau qu'elle contient par la détermination de sa demili.
médicàhents chimiques.
Le poids x d'eau renfermé dans iOO parties de glycérine est donné, suivant A. Vogel, par la formule suivante : x = — ,. qaa , ^Af\'
i ,266 représente le poids spécifique de la glycérine anhydre et p le poids spécifique du liquide soumis à Fessai. (Boitey.)
On peut, du reste, se dispenser de tout calcul, en prenant la densité du liquide et consultant le tableau suivant dressé par W. Fucbs et cité par Boiley :
RICBKbSB
RICHK&SK