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SULFATE D'ALUMINE ET DE POTASSE

nique 3S0*,At*0*.SO<,AzH'0+34H0 ; ce dernier sel rortemeni calcini ne laisse pour résidu que de l'alumine.

On emploie l'alun en médecine comme astrin^nt ; ù l'inlËrieur on s'en sert principalement dans le Iraitomeiit des hémorrhagies passî" ves et contre li!s diarrhées rebelles. I/ingeslion de ce sel cause souvent des douleurs d'estomac cl amène de la constipation. L'alun a été prescrit dans le traitement de la colique de plomb; il a étA administré sous la Torme de potions ou de pilules.

La dose est de 50 centigrammes à 4 grammes par prises de 25 à 40 centigrammes.

A l'eilërieur, l'alun A petite dose est employé comme astringent, tanlAt à l'étnt de poudre, tantôt sous Terme de lotions, d'injections, de collyre, de gargarisme. On éUve beaucoup la proportion dans les cas de diphibérite, et aloi-s il agit comme délersir et léger calhérétique.

PILULES ALUMÉES d'hELVËTIUS.

Pr. : Alun en poudre . 8

Sang-dra(Wn en paudi'C t

Sliel rosal I

F. S. A. des pilules de 20 centigrammes que vous roulerei dans la poudre de sang-dragon. La formule primitive prescrit de faire ondre l'alun dans son eau de cristallisation, d'ajouter le sang> dragon, et de préparer des pilules avec la masse chaude -,^» qui est très-diflicile. Henry et Guibourt ont proposé «vec raison l'emploi du miel rosat comme excipient ; leur formule a été adoptée par le Codes (1866).

COLLYRE JUJIinEUX.

Pr. ; Alun cristuilisé SO cent.

Eau de rosi- \0O gr.

Faites dissoudre.

fiABGAtlISHE ASTRIDGENT.

Pi'. : Péliilps soM dt! roses i-ougeK '0 gr.

ttu bouillanle Î5U

Aluo 4

Verseï l'eau bouillante sur les pétales de roses, laissez infuser pendant une demi-heure. Passeï avec expression à travers une étunine ; dissolves l'alun dans le produit de l'infusion, el ^onlei le mîel rosal. (Form. des HApilaux.)

XI'JIICAIIENTS CHTHIQOES.

CAROABtBNR ntsOLOTir.

C'est le gargarisme employé pour le traitement de la dipblhèritp. Ce mAme gargarisme est usité par les cbanleun.

COLLUTOIHE n^ALDH.

Pr. : Alun en poudre ii fr.

Hèlei. Ce mélange est appliqué sur les muqueuses atteintes de muguet.

L'alun en poudre est souvent insufflé dans le pharynx. Cette api' ration se reiiouvelie plusieurs lois par jour ; la première impression sur les (issus est assez pénible, et l'application est généralenienl suivie d'une salivation intense, mais cet accident n'a qu'une trèscourte durée.

L'alun est employé également comme cathérétique ; tantdt on toudie les aphtlies avec un cristal d'alun, tantôt on les recouvre de poudre d'alun. C9 sel pulvérisé sert à cautériser les excroissances fongueuses et les bords atoniqœs des tissus ulcérés ; dans ce cas l'alun calciné est généralement préféré.

PATE OfK^ALCrOVE.

On pi-épare une pâte dont on remplit la cavité de la dent cariée ; on renouvelle au besoin l'application au bout d'uue demi-heure.

AI.VH CALCIMÉ.

(ialbta falaouH «t de potu*e dMÉ«ciliè].

Pr. : Alun du commerce 350 t 400 gr.

Kéduisci l'alun en poudre grossière, et introduiset-le dans an pot deterrefcamiondcs peintres); disposez ce pot sur un petit disque de brique {fromage) occupant le milieu de la grille d'un foumeAU. Pla-

SULFATE n'ALUlINE ET DE POTASSE. 443

cez quelques diarbons allumés autour du camion; le Teudoit 6tre condiiil de telle sorte que l'alun se liquéfie dans son eau de cristallisation, et que l'évaporatioH de celle-ci s'opère lentement et d'une manière continue. Les vapeurs d'eau, en se dégageant, boursouflent la mawe. qui s'èléve à une assez grande hauteur en dehors du vase ; l'opération* ' est terminée quand le dé^gement db la vapeur d'eau cesse.

Dans cette opération, si le feu est bien ménagé, l'eaude l'alun est seule éliminée. Le sulfate d'alumine et de potasse peut supporter le rougenaissantsanssedëcomposer, et il est inutile d'atteindre cette limite de température. Si l'on chauffait trop le sel, une partie de l'alun serait détruit, perdrait de l'acide sulfuriquc et laisserait de l'aluuiine insoluble. Une trés-furle chaleur pourrait expulser coniplétemonl l'acide sulfuriquc des deux sels, et donner comme résidu une combinaison d'alumine et de potasse. ^

L'alun calciné, mi^mc bien préparé, ne se dissout souvent dans l'eau qu'avec beaucoup de lenteur; un pourrait croire qu'il est insoluble ; mais en le laissant en contact avec l'eau froide, il finît par s'y dissoudre entièrement. Cette lente solubilité de l'alun calciné dépend de l'état moléculaire du sel. En conséquence il faut attendre assez longtemps avant d'aflirmer que l'alun a été soumis à une trop forte chaleur, lorsqu'il se dissout difficilnment.

Le zinc métallique n'est pas employé en médecine. Les seules combinaisons de zinc usitées sont les suivantes : Toxijde de zinc; U AUh rure de sine ; les nilfate, laclale et valérianaU de zinc.

Le zinc est un métal à structure cristalline, d'une couleur blanc bli-uillre. Densité: zinc fondu, 6,86 ;tinclaminé, 7,30. Point de fusion: + 41 0", l'oint d'ébullition: + 1040". Ce métal chauffé au contact de l'air donnr des vapeurs qui s'enflamment et brûlent avec un vif éclat, en formant de l'oxyde de zinc. A la température ordinaire, le zinc ne s'altère pas dans l'air sec, mais il s'oxyde superficiellement dans l'air humide.

Le zinc du commerce est allié à des proportions variables de fer, de manganèse, de cadmium, de plomb, de cuivre, de carbone et souvent d'arsenic. Le zinc lamînè est le plus pur ; souvent il ne contient pas d'ar.tenic.

Réartion de» tels de zitw. Les dissolutions salines du tine sont précipitées en blanc par la potaue, la loude, Vammoniaqve ; let dèpAta se dissolvent dans un excès de réactif.

U4 HfiDlCAHENTS CHDIIQUBS.

Vacide tuip>ydrique Tait naître un précipité blanc de sulfure de tinc dans les sels de zinc parfaitement neutres. La présence d'un ftcîde minônl empêche la production du précipité. Les sels de zinc i acides orgpiiques sont entièrement décomposés par l'acide sulThydrique. '' Le ttUfhydrate d'ammoniaque donne nùssaacedaasloa&lei selssobibles de linc à un dëpdt blanc de sulfure de zinc. Le femcyanttre de poitttsium les précipite en blanc.

OXÏDE DE ZINC.

(MÎUl-dUnui, Luhb phn^hique, Fonçholji, rinu- da ÛM.)

L'oxyde de zinc est employé en médecine comme antispasmodique, et comme agflht propre i combattre certaines afTeclions nerveuses ; les doses varient entre quelques centigrammes et 1 gramme, elles peuvent être portées à 5 et 1 grammes ; à l'extérieur, cet oxyde entre dans plusieurs pommades anti-ophthalmiques. On recommande également l'application de l'oxyde de zinc contre les démangeaisons de l'eczéma; il entredansungrandnom^re de pommades dites>icca/i»i.

Le carbonate de zinc, que l'on obtient en décomposant une dissolulion de sulfate de zinc par le carbonate de soude, parait posséder des propriétés ibéra peu tiques analogues.

L'oiyt^^D zinc est blanc, insipide, inodore; il jaunit sous l'influence vnm forte chaleur et redevient blanc par le refroidissement. Cet oxyde est insolubS^dans l'eau, il se dissout dans les acides sans -effervescence. L'apparence et ta densité de ce produit varient d'après son mode de préparation.

On obtient l'oxyde de zinc, soilpar l'oxydation directe du zincia contact de l'air, soit par la voie humide.

Fremin prootdi.

On prend un grand creuset de terre, on le dispose dans un fourneni sous un angle d'environ 45° ; on le recouvre d'un ddme, et on lute avec de la terre les intervalles compris entre le fourneau et le dôme; on a la précaution de placer sous la partie antérieure et inférieuredu creuset, un petit fragment de fer qui sert à supporter le couvercle. On met alors du zinc dans le creuset et on le poile au rouge blanc. Cette forte température est nécessaire pour que le linc entre en ébuUition et que l'action de l'oxygène s'exerce sur la vapeurde linc et non sur le métal liquidei c'est ta condition du succès. A ce nu-

flXTDE DE ZINC. US

ment te métal brûle avec une vive lumière, et fonnc de l'oxfde dont une portion est entraînée dans le laboratoiro sous la forme de Aocons blancs lanugineux. La plus grande partie de l'oiyde m Ûxe sur la paroi supérieure du creuset ; pour en perdre le moins p«Miblc, on place le couvercle devant l'ouverture. De temps en temps m tnoyend'unespatulede ft.T,on ciiléveloxyderonné; en même temps ^ on découvre la surface du linc pour faciliter sa combustion ; on continue * ainsi l'opération jusqu'à ce que tout le zinc soit oxydé. 1! arriv^^elquefois qu'on enlève des portions de zinc en même temps que l'oxyde, mais le métal continue de brAlcr«t de s'oxyder au contact dt l'air. L'oiydeest (rès-divisé, parce que lacombusUon s'est accomplie sur du zinc en vapeurs.

Les premières parties d'oxyde de linc qui se produisent sont souvent colorées en jaune rougeâtre par de l'oxyde ri'rriqiu; on doit les mettre de cdlé.

Celte opéralion s'exécute dans les arls, au moyen d'une vasic moufle cbauH'êe au rouge. I>c courant d'air est établi par un tube quin traverse la partie supérieure du fourneau.

L'oxyde de zinc du commerc^peul être mité de craie : dans ce cà», il fait effervescence avec le* acides, et la dissolution précipite en blanc par toxalate d'ammoniaque. Onprélend qve quelquefois il est mélangé d'amidon; dans ce cas, il noircit et se boursoufle au feu, et, par Fébultitùm avec de l'eau, il donne une ligueur qui se colon ^Mm par Viade. ^

On prend 10 parties de sulfate de zinc pur, on le fait dissoudre dans 30 parties d'eau bouillante; on porte la liqueur sur le feu dans une bassine d'argent, et on la précipite à l'ébullition par une dissolulion alcaline contenant 1 1 parties de carbonate de soude cristallisé. Q se fait nn dépôt d'Iiydrocarbonale de zinc, et il se dégage de l'acide carbonique ; on lave pour enlever tous les sels solubles, et l'on reçoit le précipité sur une toile. Quand il est suffisamment égouttè, on l'enlève par morceaux, on te sèche aux 5/4, à l'air ou à l'ètuve, eton en remplit un long tube de terre bouché par un bout que l'on place horizontalement dans un fourneau. On chauffe à un feu modéré ; l'eau et l'acide carbonique se dégagent, et il ne reste que de l'oxjfde de xinc.

La manière dont on conduitle feu exerce une grande indiienre sur la qualité du produit ; s'il a été forlenwtf chauffé, il présente une

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légère couleur jaune; s'il a étéchaufTé conTenablement, il est d'un blanc pur. Le fourneau doit être rempli de chartKms longs qui, mainlinds écartés les uns des autres, produisent moins de chaleur et iwf ortent le tube qu'au rouge naissant. Il ne faut pas se servir du ■fÂrerbèrc du fourneau;

^ L'oxyde de linc délayé dans l'eau doit se dissoudre dans les acidn sulfqrique ou chlorhydrique sans effervescence.

Omre cet oxyde de zinc préparé dans nos laboratoires, quelques

ormules exigent l'emploi d'un oxyde impur qu'on obtient dans le *raitement métallurgique en minéraux zincifëres, et qui est connu sous le nom de tiUhie ou de cadmU de» fourneaux ; on devrait renoncer à l'emploi de cette matière, car sa composition est très-vsriable ; de plus, elle contient souvent de l'arsenic.

PILULES DE HËOLIH.

Pr. : Extrait alcoolique de Jusquiime 10

** — de valëriane 10

Oijde de linc suUimé. - 10

Hélaiigez ces substances et prépfrez deux cents pilules. Chaque pilule contient 0,05 centigrammes de chacun des éléments constiuants.

On em^oie les pilules de Héglin comme antispasmodiques.

POIIDRE d'oXTDE de ZIKC AMYLACÉE.

Pr. : Amidon 00

(hyde de »inc 10

Mêlez. Cette poudre est employée par H. Cazenave pour saupoudrer les parties atteintes d'eczéma aigu, d'acné et d'herpès. Additionnée de camphre, elle a été recommandée par ce médecin contre le prurit des aines, des aisselles, des parties génitales.

POjntADE d'oxide de zinc.

En frictions malin et soir contre l'eczéma simple; en oactionssur le bord des paupières iillfrécs.

SULFATE m ZINC.

PCMUUDE OU OHGUKNT W. TDTHIE.

: Tutbie phorphvriiëo 1

Ongucnl rout 3

Beurre iivé ji l'etu de roses s

Mêlez sur un porphyre.

Employée comme ophthalmique.

PAIT IBORTIVK DE HOODES BONNET.

Pr, ; Carbonate de linc. . 3

Oxjde de rinc 1

Huile d'olives S. Q.

Faire une pâte que l'on applique sur les boutons de la variole coa* fluente.

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