TARTRATE DE POTASSE ET DE FER
(Tartrale lerrioo-poiaMÎqae*) K0,FeW,(?H*0W.
Le tartrate ferrique est une combinaison solide douée d'une teinte brun rouge||tre, extrêmement soluble dans l'eau ; sa solution
TARTRATE m P0TA8SB ET MS FKR 487
est également très*colorée en rouge brun et inaltérable à Tair. Ce sel fait partie de plusieurs préparations trés-usitées.
Le tartrate de potasse et de fer (tartrate ferrico-potassique) a pour iormule KO,Fé»0»,CWO»« = CW.K,(FeH)«)0««. 100 parties correspondent à 30 parties d'oxyde ferrique et à 20 p. de fer (Soubeiran et Capitaine).
Ce sel est incristallisable, il se présente. sous la forme d'écaillés translucides, brillantes, d'un brun rougefttre ; sa sayeur est trèsfaiblement styptique. Il est soluble dans Teau presque en toutes proportions; il se dissout aussi très-bien dans. l'alcool. A une tem* pérature de 120 degrés le tartrate ferrico-potassique se décompose en dégageant de l'acide carbonique, aux dépens de l'oxygène de i*oxyde ferrique ; il est doue important de le dessécher à une ti^douce chaleur. Une ébullition prolongée du sel dans l'eau, suiioulh en présence d'un excès de crème de tartre, entraine sa décomposition partielle et la précipitation d'une certaine quantité de tartrate ferreux. C'est pour cette raison que le sel doit être prépai*é par voie de digestion et que la solution ne doit jamais être portée à la température de Tèbullition.
Propriétés tliérapeutiques. Le tartrate de potasse et de fer présente au point de vue médical des caractères spéciaux, que Ton ne retrouve pas au même degré dans les autres préparations ferrugineuses. 11 est très-soluble, et cependant il ne possède, qu'à un faible degré, la saveur styptique désagréable des sels de fer. C'est de tous les composés ferriques celui qui est supporté à plus haute dose ; cette propriété le rend précieux, en particulier, dans le traitement du chancre serpigineux et des ulcères phagédéniques. M. Ricord le donne contre ces aflectionsA la dose de 5 à 4 grammes par jour. Loin d'amener la constipation, comme le font les autres composés de fer, il possède plutôt de la tendance à la dose produire de la diarrhée. Quand on l'introduit dans l'estomac en même temps que les aliments, il donne lieu à un précipité abondant, comme l'a vu Quévenne ; mais ce précipité M^xtrêmement soluble dans les alcalis et dans le chlorure de sodium, et il se redissout dans le tube digestif, où il est absorbé.
Pour préparer ce sel on opère de la manière suivante :
Pr. ; Crème de tartre pulvérisée 1
Eau distilltîe 6
Hydrate ferrique humide S. Q.
On fait digérer le mélange dans une capsule de porcelaine, ou dans un vase de verre, à une température de 50<> à 60*, jusqu'à ce que la
us MÉDICAMENTS CHIMIQUES.
liqueur refuse de dissoudre une nouvelle quantité d'hydrate. On filtre et l'on ëTapore à siccité, à une douce chaleur ; ou mieux encore, quand la dissolution est amenée à consistance sirupeuse» on Tèlend en couches minces sur des assiettes, et Ton termine la dessiccation à rétuve.
L'opération réussit bien quand le fer est complètement peroxyde, et -qu'on Ta précipité à Taide d'un excès d'alcali. Quelqurfois la liqueur se prend en une gelée rougefttre insoluble ; on remédie à cet accident en coûtant une petite quantité d'hydrate de potasse à la solution. Il est préférable pour assurer et maintenir la solubilité du tartrate ferrico-potassique de verser dans la liqueur un léger excès d'ammoniaque. (Beral.)