‹ Traite de pharmacie theorique et pratique v. 2, 1870Chapitre 245 sur 494 · ENCRE · texte numérisé non relu

ENCRE

L'encre noire ordinaire doit sa coloration à un mélange de tannate et de gallate ferriques tenu en suspension dans de l'eau gommée. Pour préparer l'encre noire :

Pr. : Noix de gaWe 2

Sulfate de fer cristallisé i

Gomme arabique i

Eau S. Q.

On fait bouillir les noix de galle entières dans l'eau, de manière à obtenir 50 parties de liqueur ; on fait dissoudre la gomme dans la solution, puis on y mélange à froid le sulfate de fer dissous dans 2 parties d'eau froide. On ajoute un peu d'essence de lavande pour empêcher l'encre de moisir.

Quelques personnes font entrer dans la composition de l'encre du bois de campèche et du sulfate de cuivre. Ce dernier sel doit être rejeté, aujourd'hui que l'emploi des plumes de fer est devenu général, car ce sel les attaque fortement.

L'encre se colore à Tair à mesure que l'oxyde de fer passe à un état plus avancé d'oxydation. La plus belle couleur est obtenue, suivant M. Barreswill, quand l'oxyde ferreux et l'oxyde ferrique existent dans la liqueur en propoilion telle qu'ils contiennent tous deux la même quantité d'oxygène.

On a proposé un moyen d'obtenir une encre indélébile : il consiste à ajouter à l'encre ordinaire une petite quantité de noir de fumée ; on ogite le mélange chaque fois que Ton veut s'en senir, afin de réparlir uniformément la matière en suspension, dans la masse du liquide.

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