‹ Traite de pharmacie theorique et pratique v. 2, 1870Chapitre 252 sur 494 · DES PRÉPARATIONS. A BASE DE PLOMB · texte numérisé non relu

DES PRÉPARATIONS. A BASE DE PLOMB

Le plomb est un métal gris bleuâtre, doué d'un éclat assez vif, qu'il pAl promptement à l'air. 11 est très-mou et peut être plié en tous sera et coupé au couteau; sa densité est 11,563. Ce métal est peu tenace, il se tire mal en fils fins ; il peut pourtant être laminé et fournir des feuilles très-minces. Il fond vers + 530^, et se vol^^se senuble* ment au rouge blanc. 11 absorbe facilement ii!oxygdn|^t tffrme plu-

sieui's oxydes. fljfep'^

Le plomb métallique n'est eniployè^uSpuiif^conf^ctimi demies ou de feuilles dont on fait quelquefois usage en chirurgie.

Il existe quatre oxydes de plomb, ce sont : le protovyde PbO ; le bioxyde PhQ^ ; Voxyde salin Pb'O^ et le sous-oxyde PbH). Le protoxyde est le seuf^Di offre de l'iiMl^èt au point de vue de la pharmacologie.

Le protoxyde de plomb présente deux états : obtenu sous la forme d'une poudre jaune non cristalline par l'oxydation directe du plomb chauflé à l'air, il porte le nom de massicot. Cet oxyde n*a pas été fondu. Lorsque le protoxyde a subi la fusion, il devient cristallin en se solidifianf^et reçpit le nom de litfiarge,

La lilharge provient le plus souvent des usines dans lesquelles on traite les minerais de plomb argentifères. La litharge industrielle n'est jamais du protoxyde de plomb absolument pur, elle contient toujours de l'oxyde de fer, du minium (oxyde de plomb salin) rougeâtre, et fréquemment aussi de l'oxyde de cuivre ; en oulre, elle est quelque-

fois falsifiée par l'addition de matières étrangères. Nous avons doimé (t. V'f p. 386) le moyen de reconnaître si la litbarge est sufiisainiiienl pure pour la préparation des emplât]*es; on peut ëgalemoit l'essayer de la manière suivante.

On prend un poids déterminé de litbarge qu'on fait dissoudre dans de l'acide azotique étendu de 7 à 8 fois son poids d'eau ; si elle a été mêlée de brique pilée ou de sable, ces corps ne se dissolvent pas. On concentre la dissolution nitrique afin de chasser l'excès d'acide ; on Tétend d'eau et Ton ajoute une solution de sulfate de soude qui précipite le plomb à l'état de sulfate. On verse alors, dans la liqueur, un excès d'ammoniaque qui précipite l'oxyde de fer, et qui i*edissoul Toxyde de cuivre. Le poids du sulfate de plomb fait connaître le poids de l'oxyde de plomb ; on pèse l'oxyde de fer après l'avoir calciné ; quant au cuivre, on peut se contenter d'apprécier sa quantité par la couleur bleue plus ou moins foncée des liqueurs.

La litharge n'est la base réelle d'aucun médicament; mais elle sert à la confection d'un assez grand nombre d'entre eux; ainsi que nous l'avons dit, c'est l'oxyde qui convient le mieux pour la préparation des emplûlros, ^

Le bioxtjde de plomb ou ac'ule plombique PbO* n'est emplojÉÉi en pharmacie, ni en médecine. ^

Oxyde de plomb intermédiaire^ oxyde $alin^ minium. Cet oxyde désigi^iabitiuiUement sous le nom de minium n'a pas toujours la même composition ; fp fait dépend de ce qu'on l'obtient par le grillage du massicot à une tenif|g|l||flkférieure à + 300% et que suivant que la du^de IJi^pératio^ {pèt^us^ou moins grande, la proportion d'oxygène absorbé vaiic.

Le minium se présente sous la forme d'une poudre rouge, non cristalline. Sa composition varie entre les deux teriMT^bH)^ = 2l>bO,PbO« et Pb*0» == 3PbO,PbO». #^ ^T

Traité par l'acide azotique, le minium se détruit; il reste de l'oxyde PbO* sons la forme d'une poudre brun noirâtre (oxyde ptfce), et il se fonnc de l'azotate de plomb qui se dissout.

Ij: minium du commerce est souvent falsifié pat^^j^àiition de malier en aryileuses row/es; on reconnaît leur mélange m oraita'nt r oxyde MiiMpccl par une dissolution d'acétate de plomb neutre qui s'empare du protoxyde et qniy si le minium est pur, ne doit laisser que de Voxyde jmce de plomb PbO*.

1^! minium est rarement employé en médecine ; il entre pourtant

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