‹ Traite de pharmacie theorique et pratique v. 2, 1870Chapitre 298 sur 494 · INJECTION DE CALOMEL · texte numérisé non relu

INJECTION DE CALOMEL

Pr. : Calomel à la vapeur 2 gr.

Gomme arabique 8

Eau.. . : 240

Mêlez et agitez au moment de pratiquer l'injection.

POUDRE MERCURIëLLE ARSENICALE DE DUPUTTREN.

Pr. : Calomel à la vapeur 190

Acide arsénieux i

Meniez.

Cette poudre a été employée dans le traitement des dartres ron-

JHÎlilCAMEXTS cmjl|i,il.l> MERCURE MÉTALLIQUE.

Le mercure du commerce*n'est jamais pur, U contient sonven^ du plomb, de letain, du bismulli, du l'inc. Quaad In proporliuji d métal élrangLT est considiiiabtp, on dit que le mercure fait la qaea». c'esl-a-dire, qu'au lieu de couler en goutteleltus sphÙ-riques, chaqot goutte de métal s'allonge en fuseau. Ce caractère n'a pas une Irts^' grande valeur, car le mercure pur, verse sur une paroi liumide, H présente souvent, et le mercure qui n'est pas assez pur pour les besoiia de la pharmacie tte l'oifte pas toujours.

Le mercure impur doit être soumis à la distillation de la façon suivante : on introduit le métal dans une cornue ou dans un cyttndm de fer dont le col arrive près de la surface d'un vase plein sans y plonger. On adapte à 1 extrémité du col un tube de forte toilé. dont on immerge le bout libre dans l'eau, tandis qu'un lilet d'ci froide mouille incessamment sa surface. On procède ensuite A la dislit liiliun du mercure.

Cette opération ne suffit pas pour obtenir du mercure parfailemenl: pur, parce que le plomb et peut-être le zinc donnent des vapeurs à II: températui'c d'êbullilion du mercure. Quuiul on veut préparer du mer-

cure très-pur, il faut mêler 2 parties de cinabre {sulfure mercuriqué) avec 1 partie de limaille de fer ou de chaux vive, et distiller dans une cornue de grès, ou mieux dans un cylindre de fer, en disposant Tapparcil comme nous l'avons dit plus haut. On porte la chaleur jusqu'au rouge sombre; le fer ou le calcium déplace le mercufe qui passe à la distillation. Le moyen le plus simple de purifier le mercure consiste à mettre ce métal en contact avec de l'eau très-lôgèrement acidulée par l'acide azotique. Le mieux est de placer les deux liquides dans un matras à fond plat et de les agiter très-fréquemment, de manière à renouveler le plus souvent possible les surfaces. On lave ensuite le métal et on le sèche. Cette opération rend la distillation superflue et domie du mercure plus pur.

Le mercure métallique divisé au moyen de divers agents est administré dans le traitement de plusieurs affections et en particulier des maladies syphilitiques, tantôt à l'intérieur, tantôt sous forme de frictions ; il est également prescrit comme vermifuge. On comprend que, sous l'influence des frictions, le mercure, qui est volatil, puisse pénétrer dans l'économie. Quand on se rappelle que l'air d'un flacon, dans lequel on a introduit quelques globules de mercure, et qui en contient dos traces insensibles, fait périr les insectes qui sont plongés dans cotte atmosphère, on admet sans diflBculté que le mercure nictallique puisse être un agent thérapeutique, grâce aux vajfeurs qu'il répand. Cependant Donovan et Berensprung attribuent l'activité (lu mercure métallique aux modifications chimiques qu'il subit dans réconomie. M. Mialhe partage cette opinion ; et, confonnément à ses idées théoriques générales, il croit que le mercure métallique, inerte par lui-niéme, agit par la petite proportion du composé cbloromercuriqué qui se développe au contact des tissus.

EAU UEBCURIELLE SIMPLE.

•l*r. : Mercure 1

Eau 2

Faites bouillir pendant deuv heures dans un matras de verre; séparez l'eau par décantation.

On a cru longtemps (|ue l'eau n'enlève rien au mercure; mais les expériences de Wiggers ont prouvé qu'une parlie du métal entre en dissolution. Pour démontrer la présence de ce mercure, il convient d'ajouter à l'eau mercurielle une petite quantité d'acide azotique et de concentrer la litiucur ; les réactifs accusent dans cette solution la

M4 HËpiCAHENTS CflOOQCES.

présence de l'azotate de mercure. Soubeiran a répété cette expérience, et a obtenu les mêmes résultats que Wiggers. 11 est arrÎTè plus sûrement à manifester l'existence du mercure en remplaçant l'acide azotique par une solution aqueuse de cblore ; on laisse en contact pendant 24 tmres, et l'on ajoute une petite quantité de chlorhydrate d'ammoniaque avant de concentrer le liquide par érapturatlon.

Quand on fait bouillir le mercure avec de l'eau commune qui contient des chlorures alcalins, la proportion de mercure dissous esl notablement plus grande.

L'eau mercurielle est donnée comme vermifuge. L'eflet thérapeutique parait être plus énergique et plus certain quand, à l'exemple de plusieurs pharmacopées, on emploie des infusions végétales amères pour faire la décoction.

HEBGDRE BACCHAniN.

On triture le mélange à sec, jusqu'à ce que le mercure soit entièrement divisé dans la masse et que toute tfparence métallique ait disparu. Ce médicament est sui-tout destiné aux enfants ; on le fait prendre facilement Aans du chocolat.

TABLETTES ËIERCURIELLES.

Pr. : Mercure lu

Gomme arabique )t

Sucre 15

Vanille i

On fait un mucilage renfermant 1 partie de gomme arabique el 8 parties d'eau, etl'oTi triture le mercure avec le mucilage, jusque ce que l'on n'aperçoive plus le moindre globule métallique. On ajoute le sucre, dans lequel on a divisé la vanille par trituration, el l'un partage la masse en tablettes de 60 centigrammes. Chaque tablette contient 10 centigrammes de mercui-e.

HERCUnE COMHEDX VB PLENCK.

Pr. ; Hercure. .- 1

Gomme artliiquo 3

Sirop diacode i

On éteint le mercure par trituration. Ce médicament est emplojé i l'intérieur el a l'exlérieiir.

NESiCURE MÊTALUQUE. 565

PILULES DE PLENCK.

Pr. : Mercure 1

Miel 2

Extrait de ciguë ^ • I

Poudre de guimauve 1

On éteint le mercure dans le miel ; on ajoute l'extrait de ciguë, et enfm la poudre de guimauve ; puis on divise la masse en pilules de 10 centigrammes. Chaque pilule contient 25 milligrammes de mercure.

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