PILULES DE SÉDILLOT
[Pflulef merouriellef tavonneiitet. (Godez.)]
Pr. : Onguent mercuriel 3
flhroD médicinal 2
Poudre de réglisse 1
Préparez des pilules de 20 centigrammes; chaque pilule contient 5 centigrammes de mercure.
POMMADE MERGURIELLE.
(Onguent merourîel double. Onguent Hapolitein.)
Pr. : Axonge benzoïnée 46
Mercure 50
Cire blanche 4
On liquéfie ensemble Taxonge et la cire ; on verse une partie du mélange avec le mercure dans une marmite de fonte qu'on expose à une chaleur trés-modérée, afin de maintenir le corps gras à Fétat demi-fluide. On agite avec un bistortier jusqu'à ce que le mercure soit complètement divisé, puis on ajoute le reste du mélange d'axonge et de cire.
La préparation dAette ponunadc exige beaucoup de temps. On a proposé successivement pour abréger sa durée un grand nombre de procédés qui ont été vantés et abandonnés tour Autour. Les deux qui réussissent le mieux, suivant Soubeiran, sont Taddition d'une certaine proportion de pommade mercurielle anciennement préparée et celle de la graisse rancie à la cave.
Dans le premier procédé, on triture le mercure avec un huitième de son poids d'onguent mercuriel ancien. Aussitôt que le métal a disparu, on ajoute une quantité de graisse égale au poids du mercuiv dont on s'est servi.
Dans la deuxième méthode, on liquéfie de Taxonge et on la fait couler lenlonient dans un grand vase plein d'eau froide, de manière a la diviser ; on la place alors à la cave sur un tamis de crin ou sur des claies. La graisse acquiert peu à peu la propriété de diviser le mercure avec plus de facilité; au bout de 15 à 20 jours, elle en éteint déjà 7 ù 8 fois son poids. Cette propriété va en croissant pendant quelques mois et devient très-énergique. On prend : axonge préparée, l partie, et mercure, 20 parties ; on les triture ensemble. Quand le mercure est éteint, on ajoute une partie d'axonge fraîche, on triture encore et Ton ajoute le reste de Taxonge fraîche; on a 3oin que le
H^CURE HfiTALUQUB. W7
poids de la somme des corps gras soit égal à celui du métal. L'opération réussit parTaitement en été ; en bîver, il faut opérer dam une pièce chaude.
On peut en été remplacer une partie de l'axonge par du suif de mouton ; ou mieux augim-titer légèrement la dose de41re prescrite par le Codei.
Les expériences de Vogi>l cl Buullay uiit prouvé que la presque totalité du mercure demeure à l'état métallique dans la pommade mercurielle.
Cependant Donovan a reconnu qu'une partie de mercure existe dans la ^'raisse, à l'état d'oxyde mercureux. Berensprung admet que la quantité de protoiyde de mercure s'élévc en moyenne à 1/72 du poids de la pommade, et que cet oxyde de mercure est la parlie active.
En répétant ces recherches sur de l'onguent merciiriel préparé sans l'intenention d'aucune matière oxydante, Soubeiran a trouvé que la quantité d'oxyde de mercuie tenu en suspension dans le corps gras est insigniliante, et beaucoup trop faible pour qu'on puisse lui attribuer l'action thérapeutique de la pommade inercurîclle.
L'analyse h l'aide de l'étlier est un moyen excellent pour reconnaître si cette préparation contient la quantité de mercure prescrite. On doit tutpecter tout onguent mercuriel qui ne plonge ptu entièrement
dans un mélange contenant 4 parties d'acide sulfurique à 1 fii = 66* B. et une partie d*eau en poids; F expérience ne doit itre exécutée qu lorsque Veau acidulée est refroidie.
Dans les laboratoires de la Pharmacie centrale des hôpitaux, It préparation de II pommade mercurielle s'exécute au moyen d'un appareil imaginé par M. Fialon (fig, 32), attaché comme mécanicien à cet établissement. Le mercure et Taxonge sont introduits dans une chaudière de fonte présentant un diamètre de 45 cejitimètres, et, grâce i une combinaison ingénieuse des organes de transmission, deux pilons de fer exécutent les mouvements variés et les courbes compliquées nécessaires à la rapide division du mercure et à son incorporation dans le corps gras.
La machine fonctionnant pendant trente heures environ, donne 10 kilog. de pommade mercurielle parfaitement homogène. Durant les vingt premières heures, 5 kilog. de mercure sont éteints au moyen de 2 kilog. de pommade provenant de l'opération précédente ; les 5 kilog. d'axonge sont introduits et triturés pendant les dix dernières heures. Après ce temps, on enlève 10 kilog. de pommade et on laisse dans la chaudière 2 kilog. de pommade qui servent immédiatement à commencer une opération nouvelle. On a ainsi une fabrication continue de pommade mercurielle, qui se fait en quelque sorte automatiquement. '^
Une petite proportion d'éther sulfurique facilite la division dn mercure dans Faxonge. (Lcbeuf.) 9