‹ Traite de pharmacie theorique et pratique v. 2, 1870Chapitre 367 sur 494 · SEL VOLATIL DE CORNE DE CERF · texte numérisé non relu

SEL VOLATIL DE CORNE DE CERF

(CSarboiiate d^MnmonMMfna empywumatSqac»)

On le détache de l'allonge et du ballon, après que la liqueur aqueuse a été séparée ; on le renferme dans de petits flacons ^n hmichés, que Ton tient à l'abri de la lumière. On remploie ofdinairement en cet état.

Suivant U. Rose, le carb^^e d'ammoniaque qui coastitutj^ le sel volatil de corne de cerf, de flme que celui qui résulte de la distillation des autres matières animales, contient 2 équiv. d'ammoniaque, 2 équiv. d'acide carbonique et 1 équiv. d'eau. Il se dissout dans l'alcool à 90^, et ne laisse qu'un faible résidu'tte bicarbonate.

m:iLE VOLATILE DE' CORNE Iffi CERF, m

On la sépare du liquide aqueux en versant le pr^^t total de la distillation sur un filtre n^Duillé; quand toute la Mtftie aqueve s'est écoulée, on perce le filtre afin de recueillir l'IAile. Pour rectifleÂette huile, on l'introduit dans une cornue de verre au moyen d'un long tube, de mani«'»re à ne pas salir les parois du col de la cornue ; on diî^tille au bain de sable de façon à retirer le quart environ du poids de riuiile brute. On obtient un produit presque incol(W, qui est conservé dans des flaœns de petite capacité, bien bouchés et placés à l'abri de la lumièro. Le liquide se colore avec le temps; dés qu'il est d«»vonu brun, il doit être redistillé.

Cotte huile volatile de corne de cerf est alcaline ; traitée paf l'acide ehlorhydrique étendu, elle se p4N»^ ®" **^"^ portions, l'une reste insoluble, l'autre est neutralisée e( se dissout. La portion insoluble est constituée par un mélange d'hydrocarbures, au nombre desquels se

u. — vu* imT. ^

7S3 NËDIGAMENTS CHIMIQUES.

trouve la benzine, et par divers nitriles. M. Anderson a trouvé que la partie dissoute renferme plusieurs alcaloïdes volatils parmi lesquels il nous suffira de citer: la méthylamine; Vélhylamine; la tnéthylamine; lapétinine; V aniline; la picoline; la luUdine; la pyridine.

Aujourd'hui, on fait à peine usage de cet informe mélange. Ce n'est pas que tous les produits qu'il renferme soient dépourvus d'activité; mais on ignore le rô^propre à chacun d'pii, et les circonstances dans lesquelles ils pMcent rendre service à la thérapeutique.

Dippel, alchimiste allemand du diz-septiéme siècle mit en vogue cette singulière prémaratioa^L'huile animale de Dippel s'obtenait par la distillation^sèche du s£^ de cerf; elle était soumise à un grand nombre de rectifications. C'était un mélange analogue sinon identique au précédent.

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