SUPPOSITOIRES D EXTRAIT DE BELLADONE
Pr. : Cire blanche S
Onguent populéum 8
Extrait alcoolique de belladone i
Liquéfiez la cire et Tonguent populéum ; incorporez l'extrait et coulez le mélange dans de petits cornets de carte.
L'opération réussit très-bien de la façon suivante : l'extrait est intriKluit dans une fiole à médeci^ç^de capacité suffisante, et additionné d'une petite quantité d'ea|^dans lamelle ou le délaye uniformément, en le chauffant à une température modérée. Lorsque le 11. — vir ioiT. 2
lANE LIBW'fe STANFORD UNlVERSm
liquide e^l honio^'ëne. un ajoute le> ixti-ps ^n*a< ; dès qu*ils sont fondus, ou abrite \i\einent de manière à obtenir un mélange intime que l'un amie immédiatement dans le< moules. Ce manuel est extrêmement connnode pour tous les suppositoires du même genre. Les suppositoires belladones ont été recommandés contre les hé- ^ morrliitides par M. Labordette. Si^ubriran a remplacé Textrait des baies indiqué dans la fonuule primitive par l'extrait alcoolique qui ^incorpore mieux avec le corps gra>.
utd:;olé de beli^\U)5£.
1/eau se cliarge Irés-bien par infusion des principes actifs des Solanéi*s; la forme d'infîision fournit dans un excellent état de conservation, les substances médicamenteuses dont les plantes sont la base; elle évite également les altérations qui résultent trop souvent de l'évaporation des liqueurs.
Pour Tadministration interne, on fait infuser dans 150 à 200 grammes d\Mu bouillante 2 à o déci^rraiimies de feuilles de belladone.
tjuand Tinfusion de belladone est destinée à des injections ou à des fomentations, on prescrit depuis àu jusi(u*à 50 grammes de feuilles sèches pr litre.
TEINTI'RL ALCOOLIOl'K DE BELLjkDO^KE.
Tr. : Feuilles sèches^ de lelUioiie puUêriî^ws ^>»^«iéreu]efU . I AK\x>t à 00* 5
Faites macérer pendant 10 jours: passez avec expression et filtrez. L'ali\H»l faible dissout très-bien les i^rties luédicamenteuses de la belladone. On prépare de même les teintures de :
Ju$«IuiAiiKs Stmuooium.
McotÏJIIk*.
La macération est un procédé plus simple et plus sûr que la lixiviation presiTite pr le Codex.
AtQkXUVTl'KE DE lEU..\DaC(C.
Tr ; FeuilU'» fr^Whea^ ^io K'U».kHtc* 1
Ikool à IM)^ I
On verse Falcoolsur la plante contusèo. et, après quelques jours de ■Moèralioa dans un vase fermé, on |L»«sse avec expression et Ton lllre.
ALCALOllffiS. ^ SOLANÊES. ij
On prépare de même les alcoolatures de :
Jusqukme, Straroonium.
Ces alcoolatures possèdent les propriétés thèrapeuti(|ues des plantes qui servent à les préparer ; elles sont pourtant rarement usitées. Soubeiran fait observer qu'elles ont peu d'intérêt, car les Solanées qui en sont la base ne contiennent aucun principe actif volatil qui se perde par la dessiccation. Il ajoute qu'en raison de Teau de végétation renfermée dans les plantes, Talcoolature est à peu près moitié moins concentrée que les teintures alcooliques ordinaires.
TEUCTURE ÉTHÉRÉB DE BELLADONE.
Pr. . Belladone sèche i
Éther alcoolisé à 0,760 5
On réduit la belladone en poudre demi-fme, on l'introduit dans l'appareil à lixiviation de Ro biquet, et l'on traite par l'éther; quand celui-ci a épuisé son action, on déplace au moyen de l'eau la portion de liqueur éthérée qui a été retenue par la poudre.
D après les observations cliniques de Banque, la teinture de belladone, préparée à l'aide de l'éther alcoolisé à 0,760, jouit d'une incontestable activité.
On prépare de la même façon les teintures éthérées de :
Jusquiame, Stramonium.
§ Y. — MÉDiaMENTS RÉSULTANT DE L*AGT10N DES œRPS GRAS 01)
RÉSINEUI.
mnLE DE BELLADONE*
Pr. : Feuilles fraîches de belladone 1
Huile d'olive 2
On contuse les feuilles, on les cbaufTe sur un feu doux jusqu^à ce que toute Teau de végétation soit vaporisée; on laisse digérer quelques heures; on passe .avec une forte expression et Ton clarifie par le repos pu par le filtre. L'huile dissout en partie, sinon en totalité^ l*atropihe contenue dans la belladone. C'est au moins ce qui semble résuîfèr de quel<|aes expériences de M. Valser, lesquelles auraient besoin d^être reprîseiB et surtout complétées pour devenir démonstra^ lives.
20 MÉDICAMENTS FOURNIS PAR LES VfCfiTAUX.
On prépare de même les huiles de :
Joaquiaiiie, Stramoniiim.
BAUME TRAKQUILE- (Bmum âm pèv« TiMaquilc, oordcKer.)
Pr. : Feuilles firakhes de belladone 4
— — de jusquiame noire. 4
— — de morelle 4
— — de nicotiane A
— — de paTOt blanc 4
— — de stramonium 4
Sommités sèches d'absinthe i
— — d'hysope 1
— — de lavande 1
— — de maijolaine i
— — de mrathe poivra e. . 1
— — de balsamite i
— — de millepertuis. . . • .• i
— — de rue 1
— — de sauge 4
— — de thym i
Fleurs sèches de sureau i
— — de romarin i
Huile d'olive iOO
On contuse les plantes frdches dans un mortier, on les introduit avec l'huile d'olive dans une bassine de cuivre, et l'on fait chauffer le mélange sur un feu doux jusqu'à ce que l'eau de végétation soit entièrement volatilisée. On passe avec une forte expression, et l'on verse Thuilc encore chaude sur les plantes sèches incisées ; après i 5 jours de macération, on passe de nouveau avec expression et l'on clarifie par le repos. Au lieu de cette macération de 15 jours, le Codex prescrit de laisser digérer au bain-marie pendant i2 heures.
Quelques personnes remplacent les plantes aromatiques par une petite proportion de leurs essences, ce qui nous parait sans inconvénient, mais aussi sans utilité.
Le baume Tranquile est une dissolution dans l'huile des principes narcotiques des Solanées et de l'huile essentielle des plantes aromatiques. On l'emploie en frictions contre les douleurs rhumatismales.
Le baume Tranquile prend souvent une apparence caillebottée, quelque temps après qu'il a été préparé ; cet effet tient à ce qu'une partie de la chlorophylle des plantes se précipite; cette substance se redissout par une légère élévation de température, mais se sépare de nouveau par le refroidissement.
ALCÀlOlDES. - SOLANÉES. 91
Le baume Tranquile doit être conservé à l'abri de la lumière ; sinon, comme l'a observé M. Save, il prend une couleur jaunâtre.
On a proposé de remplacer cette préparation par un glycérolé obtenu au moyen de Taction de la glycérine sur les mêmes substances végétales. Ce médicament nouveau n'a pas été généralement adopté.