‹ Traite de pharmacie theorique et pratique v. 2, 1870Chapitre 89 sur 494 · POMMADE DE GAROU · texte numérisé non relu

POMMADE DE GAROU

Pr. : Axonge 72

Cire blanche 8

Ëcorce de garou 20

On divise Técorce de garou par le procédé de Coldefy ; on la met dans un bain-marie avec Taxonge, et Ton fait digérer pendant douze heures ; on passe avec une forte expression, et on laisse déposer tranquillement la pommade. Quand elle est refroidie, on sépare les impuretés au moyen d'un couteau. On la fait fondre avec la cire, et Ton agite jusqu'à refroidissement afin d'éviter la production des grumeaux. On obtient une pommade d'un vert clair.

Les doses précédentes ont été fixées à la suite d'observations de M. Ândral sur des pommades préparées suivant différentes proportions.

Coldefy et Dublanc ont donné une formule dans laquelle la pommade est obtenue par l'incorporation d'une partie de résine dans 90 parties de corps gras.

Guibourt a longtemps prescrit de remplacer la matière résineuse par l'extrait alcoolique ; mais ultérieurement il s'est assuré que l'on obtient ainsi une pommade beaucoup moins active que par les formules précédentes. Le but de ces diverses manipulations a toujours été d'éviter la perte des matières grasses qui restent nécessairement engagées dans l'écorce du garou.

La formule du Codex de 1866 que nous donnerons pour terminer répond aux mêmes indications, mais on ne peut se dissimuler que la nécessité de préparer l'extrait éthéré de Garou ne soit une bien grande complication, et que l'emploi d'une bonne presse peut y suppléer en recourant au procédé de Soubeiran.

POMMADE ÉPISPASTIQUE AU GAROU. (cODEX DE 1866.)

Extrait éthéré de garou 4

Axonge 90

Cire blanche 10

Alcool à 90« 90

On dissout l'extrait dans l'alcool ; on ajoute la graisse et la cire,

EDra(»BE. 179

puis le mélange est chauffé modérément avec agitation continuelle jusqu'à ce que l'alcool soit évaporé. On passe à travers une toile; on verse dans un pot et l'on remue jusqu'à ce que la pommade soit refroidie.

La pommade au garou n'agit pas sur la vessie comme les cantharides ; mais elle possède une âcreté mordicante qui la rend souvent insupportable aux malades.

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