EN PARTICULIER
Le nom de préparations pharmaceutiques sert a désigner les formes diverses et particulières que peuvent prendre les agents médicamenteux. D'après leur durée, elles sont divisées en officinales et en magistrales : les premières peuvent se conserver assez longtemps sans altération , et se trouvent préparées d'avance dans l'officine du pharmacien ; les secondes, au contraire, sont susceptibles de s'altérer promptement, et ne se préparent que sur l'ordonnance du médecin. D'après leur usage, elles sout divisées*en internes et externes. Ces divisions ne sont plus admises par quelques pharmacologistes modernes, qui classent les préparations pharmaceutiques d'après le manuel opératoire qu'elles nécessitent, la nature de l'excipient et celle du condiment. Cette nouvelle classification n'est pas plus que l'ancienne division, exempte de reproche, SI l'on a égard au grand nombre de formes pharmaceutiques médicamenteuses, aux divers procédés opératoires, qui peuvent s'appliquer a chacune d'elles , il est aisé de se convaincre qu'il est impossible d'avoir une bonne classification pharmaceutique. Aussi pensons-nous que, dans un ouvrage destiné a des médecins, on dbit conserver les anciennes divisions qui lui rappelleront les préparations a formuler séparées de celles qu'on peut trouver toutes préparées chez le pharmacien , et qui distingueront les préparations internes telles qu'on ne doif Employer cfuW l'extérieur;
Cependant, pour ne pas trop tious écarter des idées actuelles, nous ferons accorder autant que- possible les anciennes divisions avec la nouvelle classification ; ce sera agir dans l'intérêt du médecin et satisfaire les pharmacologistes. Pour ce qui est relatif a la nouvelle nomeu* clature, tout eu admettant que dans un certain nombre de cas elle puisse remplacer l'ancienne , que quelquefois même elle lui soit préférable , il faut convenir qu'il n'en est pas ainsi dans beaucoup d'autres. Il nous semble que pour désigner les préparations pharmaceutiques si variables dans leur composition , comme l(f sont» beaucoup de préparations magistrales, un nom indiquant leur usage est préférable a\:elui oui ne rappelle qu'imparfaitement leur composition. D'ailleurs une nomenclature pharmacologique ne doit point être faite exclusivement pour le médecin et le pharmacien , elle doit être comprise du public pour prévenir une foule d'erreurs. Ainsi , il n'est personne qui ne connaisse l'usage d'un cataplasme, d'une tisane , d'un lavement, etc. En serait-il ainsi si, par exem- • pie , l'on se servait de l'expression à'hydrolé de graines de lin , qui s'applique également au décocté , a l'infusé et au mucilage de ce médicament, à moins qu'on n'ajoute l'épithète de liquide ou mucilagincux, ou bien le nom indiquant *son emploi ? 11 est facile de se convaincre, d'après ce court exposé , que nous ne sommes pas exclusif ; aussi nous nous proposons de faire connaître les noms anciens et nouveaux des formes pharmaceutiques , en traitant de chacune d'elles en particulier. Voici d'ailleurs l'ordre dans lequel nous tracerons cet historique.