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DES MOXAS

Les moxas, ordinairement cylindriques, de la longueur et du diamètre de 5 a 6 lignes , sont formés de matières combustibles , à tissu lâche , et destinés a être brûlées sur quelques parties du corps. En Europe, les moxas se préparent avec du coton cardé , ou de la moelle du grand soleil ( heliantus annuus). Les meilleurs se composent avec des tronçons de cette moelle , entourés d'une couche de coton nitré,

et maintenue a l'aide d'une bandelette de toile cousue. On

peut aussi préparer les moxas avec du coton imprégné dç chroma te de potasse.

DES SACHÉTS*

Les sachets sont des poches de toile , de crin ou de soie , renfermant des matières pulvérulentes et destinés a l'usage externe. Ce mode d administration est peu usité de nos jours. Ce n'est guère que dans les engorgements indolents , le goitre ou les tumeurs blanches. On les prépare ordinairement avec des matières entre lesquelles se passe une action chimique (chaux, hydrochlorate d'ammoniaque ). Le collier de Morand , autrefois usité dans le goître , se compose avec : Hydrochlorate d'ammoniaque , sel commun décrépité y éponge calcinée et non lavée, aa i once ; mêlez ; saupoudrez-en une carde de coton ; recouvrez le tout d'une mousseline disposée en cravate et piquée en losange k la partie correspondante au goître. — La chaux de l'éponge se combine avec l'acide hydrochlorique du sel ammoniaque et en dégage cette dernière substance.

Les errhins ou errkines sont des médicaments destinés a être appliqués sur la muqueuse nasale, et les masticatoires sur celle de la bouche, afin d'activer la salivation.

CAPSULES DE GRATINE.

Les capsules de gélatine, que nous devons h MM. Dublanc et Mothes , sont destinées a faciliter l'administration des médicaments a odeur et a saveur désagréables. Elles se préparent a l'aide d'un instrument conique , très-allongé , aminci et terminé k son sommet par un petit tube auquel est fixée une petite poche de peau , a l'aide d'un fil ciré. La base du cône , taraudée , est fermée par un couvercle creux et a vis , servant k la fois d'obturateur et de récipient. La pente poche étant remplie de mercure par la base du cône , on plonge sa partie externe dans un soluté concentré gélatineux lé*

gèreraent sucré; on place l'instrument renversé a l'étuve , et lorsque cette couche est sèche, on en passe une deuxième , une troisième, etc., jusqu'à ce qu'elles soient assez épaisses. Le cône alors étant relevé , le mercure s'écoule de la poche dans le cône ; et Ja petite poche de peau , se retirant sur elle^ même, permet d'en détacher la capsule gélatiniforme.

Pour l'usage , ces capsules sont remplies de la substance médicamenteuse, en ayant soin qu'il ne s'en répande sur les parois , et fermées ensuite avec un petit disque de gélatine , préalablement ramolli à la vapeur. Afin de rendre l'adhérence plus intime , on passe sur les bords une couche du soluté gélatineux à l'aide d'un pinceau.

Il aurait été plus convenable de parler de ces capsules après les gelées animales; c'est une omission de notre part.

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