ORIGINE DE L'IDÉE DU BIEN
: d'honorer ses parents ; ces jugements ne sont pas seulement spéculatifs M
comme des vérités scientifiques, ils sont pratiques : j’aïfirme que je SUIS tenu de ne pas mentir et d'honorer mes parents. se PAS
II. Absolue : elle s'impose à la raison sans condition. La conscience ordonne, au nom du bien, indépendamment du plaisir, de Tintérêt et « du sentiment. Le bien en soi n’est en somme que notre nature idéalisée. 4 Or l'idéal de notre nature étant le terme dernier de notre tendance, | au delà duquel nous ne saurions allér, la raison voit en lui une fin en # soi qui doit être voulue pour elle-même. 11 serait absurde de la vouloir 4 conditionnellement, car alors elle ne serait plus une fin dernière, mais … une fin relative, c’est-à-dire un moyen d'arriver à un autre bien. de 0
III. —— Universelle :: c’est un fait que tout homme a l’idée du bien : et qu'il distingue le bien du mal. Les erreurs ne portent pas sur les N principes fondamentaux de la morale (42). — C’est un fait aussi que la 4 conscience ne confond pas le bien avec le plaisir, l'intérêt, ou les senti- | ments divers qui accompagnent notre activité. Cela se comprend : N puisque le bien est fondé sur la nature humaine, il doit être universel et immuable comme elle. à “4
JV. — Claire et pratique : tous entendent les préceptes D'ÉNÉTAUX de la loi morale et s’attribuent la faute de leur violation. — De plus,» Dieu ne pourrait, sans aller contre sa justice et sa sagesse, nous imposer " le joug d’une loi impraticable. Or le bien en soi est admirablement ! adapté aux:exigences de nos facultés, puisqu'il est, par définition, ce M qui est conforme à notre nature raisonnable. ee Abe 1 Conclusion : le bien rationnel, qu'on nomme d’un mot l’honnête, “ étant une règle obligatoire, absolue, universelle, claire et pratique, est donc le souverain bien, la fin suprême de l’activité humaine et le prin-w cipe de la morale. | “4