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ne se rapporte qu'aux personnes. Ce qui lui ressemble le plus, c’est Padmiration ; maïs on peut admirer quelqu'un : : vg. à cause de la supé- riorité de son talent, sans le respecter, si la moralitén’estpas à la hauteur du talent. Le respect s’adrèsse d’abord à la loi morale ; puis nous l’étendons aux personnes qui par leur conduite se mettent d'accord avec
cette loi, dont elles sont comme des exemplaires vivants.
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20 Les sentiments, qui suivent l’action, sont : a) La satisfaction morale : elle est faite d’une certaine fierté de
us.
. (1) KANT, Critique de La raison pratique, L. I, Ch. 111.
morale.
soi-même : on sent qu’on a grandi en eo : — et d’un espoir joyeux : on sent qu’on mérite une récompense.
b) Le remords, douleur qui torture lâme après un acte coupable. Il se compose d’abord d’un sentiment d'humiliation et de honte : on se sent déchu, diminué, avili, et ensuite d’une inquiétude, qui devient
parfois de la terreur : on se sent digne de châtiment (1).
c) Le repentir n’est pas une douleur subie comme le remords ; c’est … une tristesse voulue, qui comprend le regret d’avoir fait le mal et la résolution de ne plus le commettre. C’est un commencement d’expiation, c’est le retour au bien, que la langue chrétienne appelle la conversion.
B) Aux actions d’autrui : c’est selon le degré du mérite ou du démérite, la sympathie, le respect, l'admiration, l’enthousiasme ; | l’'antipathie, le mépris, lindignation, lhorreur (?). =
Telles sont les principales idées et les principaux sentiments de la conscience morale. Comment les expliquer ? 2
On peut réduire à trois groupes les explications proposées : 49 La …
conscience est un sens ou un instinet ; — 20 c’est un produit de l’expé- : rience ; — 30 c’est une forme de la raison. | 1 SI. — LE SENS MORAL à