LA CIVILISATION
10 Aris industriels : agriculture, commerce, industrie. — 20 Beaux-Arts et Sciences. — 30 Institutions civiles, morales, religieuses. Lesquels\ entre ces éléments divers, l’emportent en dignité et en puissance, et, par conséquent déterminent le degré de civilisation ? Le bonheur et la perfection de l’homme individuel et social consistent dans la satisfaction des tendances légitimes de la nature humaïne. Or cette satisfaction se trouve dans le développement simuliané, mais coordonnén de tout l’homme, c’est-à-dire de sa triple vie, vie physique, vie intellectuelle, vie morale. Comme ces trois vies sont inégales en valeur, ainsi seront inégaux les éléments du bonheur individuel et social, les éléments de i civilisation qui s’y rapportent. Dès lors il faut TARDE HE ve die 1
— Au plus bas degré, les Aris industriels, qui, par eux-mêmes,s ne ut qu'à la vie physique.
IT. — Au degré intermédiaire, les Arts,.les Lines et les Sciences qui alimentent la vie de l'esprit. Comme cette vie est inférieure à la viel morale, la civilisation ne réside pas surtout dans la spspaeur de 14 culture scientifique et artistique. ,
III. — Au sommet, les Mœurs qui sont la vie enr même. Le Institutions civiles sont des moyens pour entretenir les bonnes mœurs mais c’est surtout la Religion qui est la sauvegarde efficace de la moralités La religion, même mêlée de faux, est plus favorable aux mœurs ques Pirréligion. Mais c’est la vraie Religion, le Christianisme, qui est le meilleur instrument de civilisation. L'idéal, pour la société comme pour Pindividu, c’est le développement complet, mais subordonné. des trois vies matérielle, intellectuelle et morale, dont lunion harmonieuse produit la fleur ‘de la civilisation. Or cet équilibre est difficile à réaliser d'ordinaire, quand les éléments inférieurs sont en progrès, les éléments supérieurs sont en baisse : accroissement de richesse, diminution de moralité. Pour maintenir haut le niveau moral, malgré toutes les séduc= tions du progrès matériel, il ne faut rien moins que l’intervention surnas turelle de la grâce. On ne doit pas repousser le progrès HE mais il faut le christianiser ; c’est le réactif nécessaire. |
IV. — Objection : : le détachement de la vie présente SU par le Christianisme est un obstacle au progrès matériel. — Ce détachement,. en modérant les convoitises et en maïtrisant les passions, contribue au bonheur social. L’objection vaudrait si le Christianisme refusait toute. valeur au progrès matériel, mais il lui accorde une valeur relative. ê
4895, VI®° Conf. — H. RAMIèRE, L'Église et la Civilisation moderne. — H. PEscx, L'Église. ei la civilisation, dans les STIMMEN Aus ManriA LAAGH, 1895, p. 1 : 178 sqq. — GUIZOT, Histoire générale de la Civilisation en Europe. Histoire de a Civilisation en France. : Brooks ADpams, La Loi de la civilisation et de la décadence. —* CH. RICHET, Qu'est-ce ques la Civilisation ? dans REVUE pes DEUx Monpes, 1923, T. II, p. 391-411.