RÉPARTITION ET DISTRIBUTION DE LA RICHESSE
[naturelle plus élevée et plus ancienne, à savoir que le salaire doit être | suffisant à faire subsister l’ouvrier sobre et honnête (1). »
(M 20 Qualité du travail, qui varie avec les personnes.
… Le patron est donc tenu, d’après la justice commutative, à payer à |Vouvrier un salaire minimal suffisant, c’est-à-dire capable de le faire (vivre et en rapport avec le travail exécuté, pourvu que les conditions du régime économique soient normales. Ce minimum varie avec les | lieux et industries.
| familial ? Le salaire de l’ouvrier doit-il être proportionné aux besoins | Stricts d’un homme marié de sa condition ? A cette question : le salaire | doit- il être familial, en vertu de la justice commutative, deux réponses ©pposées ont été données :
In 1° Les uns disent : non. Quand on a observé l'égalité entre le salaire Vœuvre personnelle de l’ouvrier et non de sa famille. Donc, comme la Mämille n’ajoute rien au travail, il n’est pas requis par la justice que ee on doive ajouter au salaire mérité par le travail.
| impose au père de famille le devoir d’élever ses enfants, ce qui implique Me droit de se procurer les choses nécessaires à cet effet : or la classe ouvrière ne peut se les procurer que par le salaire de son travail. Donc lé salaire doit être suffisant à l’honnête subsistance de la famille. Le
J'ouvrier, qui a le devoir de conserver son existence et, par conséquent,
lé droit d'exiger, en retour de son travail, l’équivalence de ses besoins.
Ôr Pouvrier, comme tout homme en général, est destiné à fonder une famille. Done les besoins de l'ouvrier ne doivent pas s’entendre des esoins de l’ouvrier-individu, mais de l’ouvrier-père de famille, soit en puissance, soit en fait. Le patron n'a pas à s'informer s1 l'ouvrier est marié ou non ; le salaire doit suffire pour permettre à un ouvrier adulte de fonder et d'entretenir une famille normale. « 11 faut donc reconnaitre | que le travail n’est pas payé ce qu'il vaut, quand il est inférieur aux | besoins minimum d’un homme à l’état normal, c’est-à-dire d’un homme | marié (3). » La difficulté c’est de déterminer quelle somme d’argent
, = { ES
| (2) Encyclique Rerum novarum, Lettres apostoliques de Léon XIIT, Edit. de la Bonne- |=Presse, T: III, p. 54-57. Ê
[| (:) Cf. CH. ANTOINE, Cours..…., Ch. x1Xx, Art. 5. — V. FALLON, Principes d'Économie sociale, Part. II, Sect. III, Ch. U.
social (15 mai 4912, p. 447-449) une note du P. VERMEERSCH sur une prétendue décision de | on XIII contraire au Salaire familial.
B) Salaire familial (?). — Le salaire, pour être juste, doit-il être
let le travail, on a satisfait aux exigences de la justice. Or le travail est
20 Les autres, plus logiquement, répondent : our. En effet, la nature
ndement principal de l'étendue du salaire, ce sont les besoins de
($) M. D'HULST, Conférences de Notre-Dame, 1896, p. 430. — Cf. dans Le Mouvement
Far.
est équivalente à ces besoins. Il faut recourir à OR commune Quand le salaire établi par l’usage ne suffit pas, cela prouve que l'état]
, autre.