‹ Traité de philosophie 1923Chapitre 429 sur 761 · LA VÉRITÉ ILLUMINATRICE L · texte numérisé non relu

LA VÉRITÉ ILLUMINATRICE L

éternelles : Il est tout ensemble la cause et la garantie de notre connais- Msance. : :

(C'est ainsi qu’en songeant au principe premier de notre connais- » sance, il est permis de dire, dans un sens large, que nous voyons le vrai en Dieu, Vérité immuable (1), comme l’on dira, selon la remarque de. … saint Thomas, que nous voyons dans le soleil ce que nous voyons par son moyen (2).

Les autres notions premières d'unité, de substance, de durée, de cause et de fin nous sont données également, comme objectivement réelles, dans l'expérience, à la fois concrète et absolue, qu’est la conscience ..de nous-mêmes et de notre activité (Psycn., 180-184 ; 187).

M L'introspection nous fournit donc, d’une façon certaine, tous les … éléments dont se compose notre connaissance de l'absolu. Voilà le fon- . dement inébranlable de ce que l’on a appelé le Réalisme métaphysique, c'est-à-dire de la valeur objective de la raison humaïne et de la confiance qu'elle mérite comme faculté d'atteindre le réel.

… Conclusion. — C’est donc au Dogmatisme ou Réalisme métaphy- Sique qu'il faut donner raison contre les Systèmes qui rejettent la certitude et la valeur objective de la connaissance. Il est exempt de: “contradiction. Il est d’accord avec la croyance instinctive du genre humain : les Sceptiques eux-mêmes, quand ils parlent en hommes et “ non en philosophes, croient à l’objectivité de leurs idées. Il est conforme à la conviction réfléchie des savants, qui l’acceptent comme le postulat fondamental de toutes leurs investigations scientifiques. «Il s'appuie, en dernière analyse, sur le témoignage irrécusable de la ‘conscience.

… C’est un Dogmatisme modéré, car si, d’une part, il affirme que nous pouvons arriver sur certains points à une véritable certitude, il ne méconnaît pas, d'autre part, les limites de la raison, car il admet que souvent D le doute est la seule attitude légitime de l’esprit et que notre connais- « sance des choses ne leur est point adéquate, là même où elle parvient à la. certitude.

ide.

“ (:) Si ambo videmus verum esse quod dicis, et ambo videmus verum esse quod dico, ubi, quæeso, id videmus ? Nec ego utique in te. nec tu in me : sed ambo in ipsa, quæ supra … mentes nostras est, incommutabili Veritate (S. AuausTin, Confess. L. XII, C. xxv S$ 35, MIPIE.T, XXXII-col. 846).

FAT Alio modo dicitur aliquid cognosci in aliquo sicut in cognitionis principio ; sicut …sidicamus quod in sole videntur ea quæ videntur per solem ; et sic necesse est dicere quod anima humana omnia cognoscat in rationibus æternis per quarum participationem omnia Ccognoscimus (S. THOMAS, Summa theologica, I P., Q. LXX XIV, A. V;$ Alio modo). Il nous semble que nul n’a mieux expliqué que $S. Augustin en quoi consiste « cette participation »

SECTION II

Importance et Division de la Métaphysique.

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