‹ Traité de philosophie 1923Chapitre 441 sur 761 · II. — On peut distinguer encore ce qui est possible · texte numérisé non relu

II. — On peut distinguer encore ce qui est possible

a) Absolument : ce dont l'existence n’emporte pas de contradiction. . Ex. : la création d’un monde nouveau est absolument possible. … bb) Naturellement : ce qui ne dépasse pas les forces de la nature. u Ex. : des remèdes peuvent guérir une maladie grave. c) Moralement : ce qui est proportionné aux forces d’un être intel-

ligent et libre. Ex. : l’homme peut, par les seules lumières de la raison,

arriver à la connaissance de Dieu.

III. — À cette triple possibilité s'oppose une triple impossibilité :

ces deux éléments sont la négation l’un de l’autre. — Mais une chose,

a) absolue, b) naturelle, c) morale. Un mouvement sans vitesse est abso-

lument impossible. La résurrection d’un mort est naturellement impos- Sible : mais ce qui est impossible à une cause naturelle, est possible à une cause surnaturelle : Dieu peut ressusciter les morts. Il est moralement impossible que toutes les mères haïssent leurs enfants, bien qu'il y ait quelques marâtres (Locique, 118, $ IT, G, Il).

C) Fondement des possibles : cause première et cause souveraine, “ Dieu renferme dans son infinie simplicité toutes les perfections que l’on peut concevoir. Les essences ne sont possibles que parce qu’elles imitent

} à quelque degré l'essence divine, et leur perfection se mesure au degré.

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