‹ Traité de philosophie 1923Chapitre 459 sur 761 · LA RELATION · texte numérisé non relu

LA RELATION

A) Définition. — La relation est un accident en vertu duquel un chose a tel ou tel rapport à une autre. Elle requiert trois éléments : un sujet un terme, un fondement; vg. relation entre le maître (sujet) et le dis ciple (terme) ; le fondement est l’enseignement donné par l’un, reçu pan l’autre. Nes | | pres .

La quantité et la qualité indiquent une manière d’être existant dans

une chose comme dans son sujet, tandis que la relation signifie une manière d’être qui se réfère à un terme placé hors de la substance qui li sert de sujet. Ce rapport échappe aux sens et n’est perçu que par l’intels ligence. 4

B) Division. — On distingue la relation : 4

40 RéeLLe : une relation est réelle quand le sujet, le terme et le fon»

ES

dement existent dans la nature indépendamment de notre esprit. II

une relation réelle entre la cause et son effet ; vg. entre un poète et [# poème qu'il a composé. | | 4

D 20 LociQuE : une relation est logique quand l’un des trois éléments!

Fa n’est pas réel et que l’esprit y supplée, car alors la relation n'existe qui

dépendamment de l’activité de l’intelligence ; vg. telle la relation enti

les signes conventionnels, comme l’olivier et la paix, le drapeau et la

patrie. Seule la relation réelle forme une catégorie ; la relation logic

est un étre de raison, c’est-à-dire un être qui n’existe que dans la pens

30 MuTuELLE : une relation est mutuelle quand le sujet et le ter

- se rapportent l’un à l’autre de la même manière, c’est-à-dire quand

relation est des deux côtés réelle ou logique; vg. la relation entre,

parents et les enfants est réelle ; dans tout jugement la relation entre

le sujet et l’attribut est logique. AT |

40 Non-MUTUELLE où MixTE : quand la relation est réelle d'un

côté, et logique de l’autre ; vg. la relation entre Dieu et les créatures

Les créatures dépendent réellement de Dieu, dont elles ont besoin pou

= être et persévérer dans leur être, tandis que Dieu, étant infinimé

se parfait, n’a aucun besoin des êtres créés ; par conséquent Dieu ne

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