D 508 + LE MÉCANISME
ee atomes les propriétés suivantes : identité d’essence, solidité, impér trabilité, indivisibilité. | 2 Mais : a) pour Démocrite et Épicure, les atomes sont en outre éters nels. — Pour Gassendi, ils ont été créés par Dieu qui pourrait les anéantir. : Ne.
b) Épicure soutient que le mouvement est inhérent aux atomes éternel comme eux. Le mouvement naturel des atomes est une chute - de haut en bas, dans le vide infini. Pour échapper au fatalisme, il leur attribue le pouvoir de s’écarter légèrement de la ligne droite, en vertu d’une activité spontanée. C’est le clinamen dont parle Lucrèce. — Pour Gassendi le mouvement des atomes et la force interne qui le produit viennent de Dieu. Sous l'impulsion de sa volonté les atomes évoluent et réalisent le plan du Créateur. Gassendi se montre finaliste résolu et. n’a que faire du clinamen. Il a vu nettement la nécessité d’une loi interne qui préside au développement des choses. Mais il a tort de supposer que les atomes, une fois créés et dotés de leurs propriétés, fôrment, sans les concours divin, les combinaisons diverses d’où résulte le monde ordonné où nous vivons (1). FRS 4 Les arguments, que Gassendi apportent pour prouver l'existence
des atomes, n’ont rien d’apodictique (?). : 4 Ge qui caractérise l’Atomisme de Gassendi, c’est qu'il est un mélange original de mécanisme et de dynamisme. « Le. système de Gassendi est un dynamisme, en ce sens, que chaque atome contient en lui-même le principe de son mouvement et ne se contente pas d’en être le véhicule inerte et indifférent, comme le veut Descartes... Le mécanisme, comme nous devons l'entendre ici, c’est la liaison réglée, prévisible, nécessaire de tous les mouvements qui se produisent dans cet ensemble de forces [que | forme l’ensemble des atomes]: c’est la réduction de tous ces mouve- - ments à une loi immanente, initiale, essentielle, dont les formes variées. de lévolution ne sont que de lointaines applications. En ce sens, Gassendiu est-il mécaniste ? Il l’est si bien qu’on peut soutenir qu’il fut le premier à l'être non seulement sur tous les modernes, mais même sur tous les anciens. C’est lui qui a imaginé de ramener la finalité à n’être qu’une conséquence de la loi primordiale, et qui a ainsi trouvé le moyen de concilier la téléologie et le déterminisme (3) ». L