L’'HARMONIE PRÉÉTABLIE
À) Exposé : LerBniz (!) n accorde à ses monades que lactivité ne (41) et leur refuse toute action les unes sur les autres. Dieu SUP-
e à ce manque d'activité par un décret éternel, en vertu duquel la e des déterminations de chaque monade a été réglée d'avance, éélablie. Tous les phénomènes, toutes les modifications des êtres se oduisent dans la suite des siècles conformément à ce décret et, comme ieu fait tout avec harmonie, ce déterminisme universel est bien nommé wmonie préétablie. En conséquence Leibniz affirme que, dès l'instant leur existence, l’âme et le corps ont été disposés de telle sorte que ur action se trouve toujours en accord parfait : « Figurez-vous deux
loges ou montres qui s'accordent parfaitement (2). » Il donne aussi :
Du d’un orchestre de musiciens où A joue sa partie, , ans s “occuper de ses voisins, et pourtant s'accorde avec eux, parce que ste a pris Soin, en composant chaque partie, d’avoir égard à toutes Hires”(*).
B) Critique : I. — Cette théorie supprime en réalité Punion qu il drait expliquer. En effet, dans l'hypothèse de l'harmonie préétablie mme dans celle des causes occasionnelles, les deux substances pourt être en harmonie, quelle que soit leur distance (57, B, I). I — L'activité interne, soumise à l’activité divine, ressemble coup à l’automatisme ; chaque monade est pour Leibniz comme automate incorporel » (#). [Il n’y a plus alors de véritable activité. En tout cas, la liberté disparaît, car une volonté, qui ne se détermine elle-même, mais qui est déterminée par un décret divin à agir, n’est . ibre et Dieu devient l’auteur du mal, comme dans la théorie occaaliste (Psycx., 209).
II. — Cette hypothèse supprime aussi l’activité externe des êtres inis, puisqu elle leur refuse toute action les uns sur les autres. Or l’expéice montre dans les êtres créés une activité véritable qui Se manite par lattraction, Paffinité, etc.
ie, $ 63-84.
+ LEIBNIZ, Second éclaircissement.…, Œuvres, T. I, p. 654.
3) Lettre de Leibniz à Arnauld, 30 avril 1687. Œuvres, T. I, p. 578, $ Enfin.
*) L&1Bniz, Monadologie, $ 18. — « L'âme est une espèce d’automate spirituel. » ms. de Théodicée, Ace Partie,:$ 52). 4
Ja question n’est plus de savoir comment deux choses, hétérogèr