I. PREUVE MÉTAPHYSIQUE
. Elle est tirée de la simplicité de l'âme. — Une substance ne peut ir que par décomposition, si elle est composée ; par anéantissement, lle est simple. Or l’âme est simple, puisque la pensée, qui est quelque
se de simple, ne peut De val qu'à un sujet qui soit lui- -même
ais ne peut-elle pas périr par anéantissement ? — L'expérience ous montre aucun exemple de chose qui s’annihile elle-même. anéantissement n’est donc pas au pouvoir de l'âme. Dieu seul peut antir : l’annihilation est corrélative à la création. Nous avons d’exceles raisons d'admettre que Dieu, qui pourrait rendre au néant ce en a tiré, ne veut pas que, l'organisme une fois désagrégé, Pâme aine disparaisse en même temps (62) (3). De ce premier chef, la ve métaphysique exige un complément.
e plus, si cet argument établit l’immortalité de la substance, c’est-
2) PASCAL, Pensées, Art. IX, n° 1.
Pascar, Ibidem, Art. X XIV, n° 17 bis.
On n’en saurait dire autant de l’animal. Sans doute l’âme des bêtes, étant douée nnaissance, doit être simple et naturellement incorruptible. Cependant il ne semble as qu’ elle doive survivre au corps. L'âme humaine, étant capable d'opérations proprement ctuelles, c’est-à-dire intrinsèquement indépendantes de la matière (PSycxH. 238) V:} ‘onçoit qu'elle puisse persévérer dans l'existence, même après la séparation du
ser et de vouloir. L’ intelligence de l’animal, étant au contraire limitée aux opérations lives, est dans son exercice totalement et essentiellement dépendante de l’organisme. : -Ci une fois détruit par la mort, l’Ame des bêtes, tout entière ordonnée à la vie sensitive,
t incapable d’agir. Sa survivance n’a donc pas de raison d’être, s’il est vrai, comme LE eibniz, qu'être c "est agir. AE l’annihilation péri Gtre, pour l’âme des bêtes, la suite
Car, si elle ne peut plus exercer les opérations sensitives, elle est toujours en état