‹ Traité de philosophie 1923Chapitre 57 sur 761 · PRE AU A Q · texte numérisé non relu

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ra 1) HogBes, Leviathan. De cive. — Cf. JOUFFROY, Cours de droit naturel, Leçons XI. R Le 107) Cf. CicéRON, De finibus bonorum et malorum, I, 9. — DIoGène LAËRCE, Vies des Me philosophes, L. X. — Guyau, La morale d'Epicure et ses rapports avec les doctrines contem- % . poraines. — E. JoyAU, Epicure.

(0) er MORALE UTILITAIRE DE BENTHAM AE 54.

plaisir en repos (èv ordou) : c’est celui de l'esprit; il est calme, stable, pur, c’est-à-dire sans mélange de peine ou d'effort. C’est le plaisir de

l'esprit qu il faut préférer, parce qu’il rapproche le sage de l'idéal de - ï la vie, qui est l’ataraxie, l’exemption de trouble, d'inquiétude, de souf-

france : ne pas souffrir, l’indolentia, c’est la volupté suprême. Les dieux seuls atteignent cet idéal ; le sage doit y tendre et pour cela il doit régler ses désirs de façon à diminuer ses besoins ; par là même il tarit la source de ses troubles.

. Épicure distingue trois sortes de désirs : 10 naturels el nécessaires :-

. vg. manger et boire. Il faut les satisfaire et c’est aisé, car « avec un

pain d’orge et de l’eau, le sage rivalise de béatitude avec Jupiter »;

Late

— 29 naturels et non nétessaires : vg. désirs de mets recherchés, de riches

parures, affections de la famille. II faut les surveiller ; — 39 n1 naturels,

nt nécessaires : Vg. désirs des richesses et des honneurs. Il faut s’en @bstenir. La vertu n’a pas de valeur par elle-même ; cependant le sage la pratiquera, non pour elle-même, mais à cause du plaisir qu’elle procure (1). B) Critique : la doctrine d Épicure est supérieure à celle d’Aris-

tippe, parce qu “elle ne se contente pas de l'instinct pour nous diriger vers

le bonheur, mais qu’elle y ajoute la raison. Elle est fausse pourtant, car :

10 Le plaisir asa cause dans l’activité normalement déployée, etnon dans absence de trouble qui est quelque chose de négatif. (Ps. 20, SIT, A).

20- Les plaisirs intellectuels, par exemple, sont le résultat d’un grand déploiement d'activité. |

39 Le plaisir choisi, calculé, lintérêt en un mot, n’a pas les carac- tères d’une règle orale (25, B. II).

40 Cette doctrine, austère avec Épicure, retourna, avec ses disciples, à la morale cyrénaïque (22). C’est logique ; car, en dernière analyse, Pintérêt se ramène au plaisir. Or si le plaisir est le bien véritable, chacun

le prend où bon lui semble : de quel droit Épicure imposerait-il les

plaisirs calmes ?

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