‹ Traité de philosophie 1923Chapitre 753 sur 761 · S’oppose à Objet · texte numérisé non relu

S’oppose à Objet

SULLY (JAMES) : théorie de l’association, 213, 5; 220, 1.

Supérieur (Superior, comparatif de super et superus, qui est en haut) : qui est au-dessus : de quelque chose dans l’espace, de quelque chose ou de quelqu'un par quelque qualité, des autres dans une hiérarchie. — Fonctions supérieures de l'intelligence, 134 ; 135-136. — On ne peut faire sortir le supérieur de inférieur, 107-108. — Le matérialisme est une explication du supérieur par l’inférieur, 717. — Les classes supérieures doivent travailler au bien des nférieures, IL, 239. — Faciliter Pascension du peuple aux classes supérieures, IL, 240. — L’EÉvolutionnisme est une explication du supérieur par l’inférieur, [E 633. — S’oppose à Znférieur.

Superficiel (Superficialis, de superficies, le dessus, superficie, de super,

iu-dessus, faces, forme, aspect) : ce qui n’est qu’à la superficie, ce qui manque: de profondeur : ve. esprit superficiel.

Supernaturel, Supranaturel : voir Surnaturel.

Superstition (Superstitio, terreur religieuse, superstition, de super-sistere, superstiti, placer au-dessus, de stare, se tenir debout) : a) Conviction de celui qui croit que certaines choses (paroles, nombres, perceptions, actes) portent onheur ou malheur, 220-221. — b) Croyance religieuse qui porte à faux et lénote une faiblesse d’esprit.

Support (substantif verbal de Supporter, de supportare — sub-portare, ransporter) : ce qui est subjacent aux modes ou accidents qui ne peuvent ubsister par eux-mêmes ; vg. la substance est le support des modes, 320-321.

Supposition (Suppositio, de suppositum, supin de supponere — sub-ponere, lacer dessous, supposer) : a) S’emploie à la place de hypothèse. Voir ce mot. — b) Les ScozasrTiQuESs donnent un sens particulier à Supposition. Comme les nots ne sont que des signes tenant la place des choses (Signa sunt rerum suppoitioa), ils entendent par Supposition, en général, l’usage d’un terme à la place lune chose : Suppositio est usus terminti pro re aliqua. Elle comporte un grand

iombre d'espèces. Cf. PazmiIERtI, Znstitutiones Philosophicae, T. TI, Logica Dia-

echica, Ch. IE, Art. III, p. 32-39.

Suppôt (Suppositum, ce qui est placé dessous, participe passif, pris substanivement, de supponere — sub-ponere, suppositum, placer dessous) : a) Ce qui ert de support aux propriétés. — b) Le suppôt, pour les ScoLAsTIQUES, est in être tout entier en soi, 367. Ils appelaient la personne : Suppositum rationale. Mais Swppositum tout seul a fini par signifier personne : « … L?’âme et le corps

Phéodicée, Part. I, $ 59), 367. — c) Actiones sunt suppositorum. Cet axiome colastique signifie que, dans le composé humain, les actions sont attribuées ion aux parties composantes, mais au moi, à la personne (— suppositum) ;

‘æ. on dit : je pense, je mange, bien que la première action ait une relation |

péciale avec âme, et la seconde, avec le corps, 150.

Supra-normal de Supra, au-dessus; normalis, de norma, équerre, règle) : e qui est au-dessus de la règle commune. — Connaissance supra-normale : connaissance qui se constitue autrement que par l’activité d’une intelligence

‘omposent un même suppôt ou ce que l’on appelle une personne. » (LEIBNIZ,

954 TABLE ANALYTIQUE : Suprême — Surnaturel.

travaillant sur les apports directs ou indirects des sens connus. » (Dr EUGÈNE OsrTy, La Connaissance supra-normale. Étude expérimentale, p. 18. Paris, dun , C’est une branche de la Métapsychique.

Suprême {Supremus, le plus haut, superlatif de superus, qui ne en ét

de super, par-dessus) : la fin suprême est la fin absolument dernière ; elle est

pour l’homme le bonheur parfait, 332 ; 402-403. — Cette fin suprême € “est, ei

réalité, Dieu, 344. — Motif suprême de l’activité humaine, I, 45. — Culte de

l’ÉÊtre suprême, IE, 348-349. —— Dieu est le suprême : intelligible, Derstueur désirable, XX, 574.

Sureroît (substantif verbal de Surcroitre, de sur, en plus, et croitre, de crescere) : le plaisir est un surcroît de l’acte, 61 : AE 91.

Surdité ( Surditas, de surdus, sourd) : voir Sourd.

Surérogation, Surérogatoire | Supererogatio, supererogatorius [latin scolas- tique] de supererogatum, supin de super-e-rogare, donner en plus) : ce qui dépasse ce ‘à quoi l’on est rigoureusement obligé, IE, 112. ï

Sûreté (Securitatem, de securus, sans inquiétude, de se, archaïque sed, particule marquant le manque, sans, et cura, Souci) : sûreté dans le jugement ou bon sens, 286-287. —— L'État doit garantir la sûreté des citoyens, IX, 248 ; 16: |

Surface (de Sur, au-dessus, et face, de Nb forme, aspect, à limitation de superficies — super-facies) : les surfaces sont une perception naturelle de la. vue, 179. — Surfaces, objet de la Géométrie plane, 625-626.

Surhomme (de Sur, au-dessus, et homme. Néologisme créé pour traduire lexpression allemande correspondante chez Nrerzscne : Uebermensch) : celui qui se met au-dessus « du bien et du mal » et ramène tout à la force et au succès Cette déification de l’individu a été imaginée par NiETzscHe. |

Surmenage (de Surmener, de sur, en plus, et mener, du verbe have minare, pousser devant soi) : surmenage de l’activité, cause de douleur, 62-63 * re 65. ;

Surnaturel (de Sur — en plus, au-dessus, de super, et naturel, de naturalis, de natura, de nasct, natus sum, naître) : dans le langage théologique on définit le surnaturel en général : ce qui dépasse et les forces et les exigences de la nature: Puis on distingue : 1°) Le surnaturel strict ou absolu : c’est celui qui dépass ÿ les forces et les exigences de toute nature, créée ou possible. Exemples : aucum être n’est capable par ses propres forces de connaître la vie intime de Dieu: c’est-à-dire l'unité de nature et la trinité des personnes ; il faut que Diet lui-même la manifeste par une révélation. Dieu ainsi connu est l’objet propre de la Théologie strictement dite, tandis que l’objet propre de la Théodicée où Théologie rationnelle, c’est Dieu connu par les seules lumières de la raison 160554 De même: l’homme peut parvenir par sa räison à une connaissance discursive de Dieu (IL, 456) ; mais nul être ne peut, parvenir par ses propres forces à la vision intuitive, à voir Dieu face à face : cette vision est un don strictement surnaturel. — 20) Le préternaturel ou surnaturel relatif : c’est cel@ qui dépasse les forces et les exigences de telle nature créée, mais non de tout nature créée. Exemples : parler hébreu est naturel à certains hommes qui on appris cette langue, mais le parler sans lavoir appris serait préternaturek Flotter sur l’eau est naturel au liège ; mais qu’une pierre surnage, c’est pré ternaturel, miraculeux. La raison en est que telle chose peut être surnaturellé

12 TABLE ANALYTIQUE : Survie — Symbole 955 LA * relativement à telle nature individuelle et être naturelle à telle autre, c’est-à-dire proportionnée à ses forces, IE, 641. Cf. J.-V. BAINvEL, Nature et Surnaturel, Ch. 11, p. 42 sqq., Paris, 1903. — Surnaturel s’oppose plus ou moins, c’est-à-dire absolument ou relativement, à Naturel.

) Survie (de Sur, pardessus; de super, et vie, de vita) : s'emploie quelquefois pour signifier que l’âme survit au corps.

…. Survivance (de Survivre, de sur, par-dessus, de super, et vivre, de vivere)

a) Survivance de l’âme, IE, 549. — b) On nomme survivance, en Histoire naturelle, la réapparition d’un caractère ancestral qui avait disparu dans les espèces ou dans les générations intermédiaires, 115. Voir Atavisme. — c) Ce mot signifie encore la persistance à l’état rudimentaire d’un organe atrophié, 702-703, tou survivance des plus aptes à la lutte, IL, 614. — d) Survivance des idées à Vétat latent ou de sourde conscience, 199.

| .. Suspension (Suspensio, action d’être suspendu, action de suspendre, de suspensum, Supin de suspendere — sub-pendere, attacher en haut, suspendre) : la) Acte ou état d'esprit du philosophe pyrrhonien, qui consiste à s’abstenir de juger : c’est l’éxoy, IE, 421. — b) Dans le doute, on doit surseoir à tout jugement, 773.

. Syllabique {Syllabicus, suhafixos, qui concerne les syllabes, de syllaba, suvAXaB5, assemblage de lettres formant un son, de suAaufave = cuvlaufiave, prendre ensemble, rassembler) : écriture syllabique, 439.

| Syllogisme (Sylogismus, ouXloytouos, calcul, raisonnement, de ouÀloy{ouar, assembler par la pensée, d’où calculer, raisonner, de GUAÀOYos, rassem- [blement, de suA£yw —=cuv-ksyo, unir avec, rassembler) : argument composé de prémisses telles que la conclusion en découle nécessairement. — Structure let éléments du syllogisme, 535. — Figures et modes, 536. — Nombre des figures (ARISTOTE et LacHELIER), 537. — Modes concluants et utiles, 539. |— Modes concluants, maïs inutiles 546. — Réduction des modes, 539. — Réduction à l'absurde, 540-541. — Règle et lois générales du syllogisme, 541. Règles particulières à chaque figure, 544. — Syllogismes irréguliers, 547. — Syllogismes composés, 549. — Principes fondamentaux’ du syllogisme : a) de Ja quantité, 551 ; b) de la qualité, 553 ; c) de la causalité ou syllogisme inductif, 1683. — Points de vue compréhensif et extensif, 556. — Représentations graphiques des syllogismes, 557. — Syllogisme démonstratif ou du nécessaire, 561. 3 Objections contre le syllogisme, 564-665. — Comparaison avec la démons- Itration mathématique, 636. — Avantages et abus de la méthode syllogistique,

LL Syllogistique (Syllogisticus, suAhoytotixés; qui concerne le raisonnement, de sulloyouzt, rassembler par la pensée) : a) Méthode syllogistique : a) Avantages, 841-843 ; b) Inconvénients, 843. — b) La Logistique est l’art de réduire Me raisonnement au calcul, au moyen de symboles empruntés à l’Algèbre, 566.

Symbiose (Svpiwots, vie en commun, de suu-fuw, vivre ensemble) a) En Biologie : rapport de deux êtres qui concourent à l’entretien d’une même vie organique : vg. dans une colonie animale. S’oppose à Parasitisme. — b) Par ‘analogie, en Sociologie, participation à une vie commune. 4 Symbole (Symbolum, ouvuSoov, marque, signe de reconnaissance, de lousfal\w—auv-Bdhw, jeter, mettre ensemble) : ce qui représente autre chose en vertu d’une correspondance analogique, 87 ; 213 ; 227 ; 435.

956 TABLE ANALYTIQUE : Symbolique — Syncrétisme | Symbolique {de Symbolicus, cuufohixéce, qui explique à l'aide d’un signe, d de suuÿoñ, rapprochement) : a) Ce qui emploie des symboles, — Écriture symbolique, 438. — La Logistique, 566. — b) Ce qui constitue un symbole : vg. la balance est symbolique de la justice, 435. |

Symbolique (La) ( de Symbole) : a) C’est la théorie des symboles, ur, b) Lai Symbolique, au sens de Lrreniz, c’est la Caractéristique universelle ou ce quek Von appelle aujourd’hui la Logistique ou Algèbre de la Logique, 566. ;

Symbolisme (de Symbole) : a) Système de symboles ; vg. le symbolisme! algébrique. — b) Méthode qui consiste à interpréter les croyances mytholo giques des anciens en leur attribuant une valeur allégorique. Elle fut employées par les NÉO-PLATONICIENS pour pallier l’absurdité ou l’ignominie de certaines croyances païennes. —- c) Symbolisme dans la littérature et dans l’art, 435 ;: 2174

«Symétrie (pour Symmétrie, de symmetria, Suutuetotu, réduction à une coms mune mesure, symétrie, de GUv, avec, metpov, mesure) : a) Au sens large, pars analogie à la symétrie proprement dite des figures géométriques : toute dispo" sition dans laquelle il y a des éléments qui se répondent. — 6) Juste proportion, correspondance régulière qu’ont entre elles les parties d’un tout; ve. un bâtiment central flanqué de deux ailes bien proportionnées, IL, 383. .

Sympathie, Sympathique {Sympathia, cuuräleux, participation à la souf- Trance, compassion, puis, en général, communauté de sentiments, de cuural#s, “qui éprouve de la sympathie, de cv, avec x&bos, ce que l’on éprouve) : phénomène en vertu duquel un être reproduit les modifications subies par un autre être. — Point de vue : a) physiologique : le bâillement et le rire sont des cas des sympathie physiologique ; — &) psychologique : degrés de la sympathie, 86-88. — Ses causes, 88 ; — c) moral : théorie d’ADAM-SMiTH, If, 82%! <

Symptôme (2iurrwux, coïncidence, de suu-rirtw, tomber sur, se Feu

contrer, coïncider) : par analogie avec le sens médical : ce qui dans un individw Ou dans une société est l’indice d’un changement ou d’un état caché. À

Synallagmatique (de Euvaæyux, échange de relations, pacte, de cuvak\toou, mettre en relation, de sûv, avec, x} \455w, changer, échanger, de &os, autre): le contrat synallagmatique est un contrat bilatéral qui oblige réciproquement les deux parties contractantes ; ve. les Concordats, IT, 341. VS

Syncatégorématique {du latin scolastique S'yncategorematicus, de su, avec, X2TNY00n4X, accusation, qualité attribuée à un objet, de XHTNYOLEU, ACCUSE énoncer, de xatd et dyopsiw, parler en public, de &yccd, assemblée, de àysico. réunir) : infini en puissance ou indéfini est appelé syncatégorématique, parce qu’il ne contient pas actuellement toutes ses parties, mais peut être augmenté indéfiniment, par opposition à l'infini en acte qui est dit catégorématique. — Un terme syncatégorématique est celui qui, pour avoir une signification, doit .-être adjoint à d’autres termes ; vg, ce qui, aussi, 520. — S’oppose à Catégorématique. ALAN da

Synchronisme (Zvyxocvisucs, de cÜyyoovoc, contemporain, de ci, ave et %p0vos, temps) : rapprochement fondé sur un rapport de contiguité dans le temps, 216. , |

Synerétisme (Zvyxentious, littéralement réunion à la manière des Crétoiss dont toutes les villes se liguaient contre l’ennemi commun, de 7, av xpntiw, agir en Crétois) : se dit, par analogie : a) De toute tentative pour rêu

TABLE ANALYTIQUE : Syndérèse — Syngénèse 957

vaille que vaille en une seule plusieurs doctrines différentes. — b) Du rapprochement plus ou moins forcé de ces doctrines. PxiLon d’Alexandrie, par sxemple, a tenté d’amalgamer la philosophie grecque et les doctrines orien— tales. Le Syncrétisme est la tendance de l’École d'Alexandrie. — Dans le Syncrétisme, il y a simple mélange et juxtaposition de doctrines; tandis que, dans l’Éclectisme, il y à effort de fusion et de conciliation. — c) Syncrétisme ’emploie encore pour signifier : Vue d’ensemble confuse d’un tout complexe.

Syndérèse (de ŒÆvyrfoncx, conservation, observation, de GUVT PEU), | conserver, observer ; le changement de + en 3 proviendrait de la façon de osrononcér le grec au Moyen Age. D’après UEBERWEG, ce mot proviendrait J’une faute de copiste dans un texte de S. JérRÔME, où il faudrait lire GUVELONO I. Ceux qui écrivent syntérèse, prétendent qu’il faut lire, dans le même texte suthonsis) : a) Ce mot signifie dans la langue scolastique : 1°) la connaissance habituelle des principes constitutifs de la loi morale ; 2°) la conscience morale. — b) Dans un sens plus restreint, il signifie remords. CÏ. Bossuer, De la connaissance de Dieu, Ch. 1, $ vil.

Syndicalisme (de Syndical, de syndic, de syndicus, cûvètxoc, qui assiste quelqu'un en justice, défenseur, de ay, avec, dtxn, justice) : forme de Sociaisme, IE, 202. :

Syndicat (de Syndic, de syndicus, cûvdxos, qui assiste quelqu'un en justice, Jéfenseur, de av, avec, dixn, justice) : ce mot a pris, de nos jours, le sens spécial de réunion de personnes, vg. patrons, ouvriers, Commerçants, chargées le soutenir les intérêts communs d’une corporation. C’est l’une des formes souvelles du droit d’association, IF, 285-286.

Syndrome (Z»vèçou#, concours, de ouvègousv, infinitif aoriste 2 de ov- Exew, courir avec): ensemble particulier et habituel de symptômes morbides.

. Synéchisme (de l’anglais Synechism) : mot par lequel C. $. PerrcE désigne sa doctrine épistémologique, qui accorde une importance capitale à l’idée de “ontinuité en philosophie. Cf. The Law of Mind, dans The Monist, T. IE,

Synergie, Synergique (Zuvepyix, coopération, de ouvepyds, qui prête son soncours, fait le même travail, de oiv, avec, éoyov, travail) : c’est le concours te plusieurs activités pour remplir une même fonction ; vg. les diverses fonctions vitales dans un même organisme ; l’industrie, le commerce, l’activité scientiique dans une même société.

Synesthésie (Suvaishnouxs, de suv-atslavouat, sentir en même temps) 1) 11 y a synesthésie quand l'impression faite sur un organe sensoriel détermine ine sensation et dans cet organe et dans un autre. Dans l’audition colorée, as pathologique de la perception sensible, des chiffres entendus évoqueront, Jar exemple, l’image visuelle de tel personnage. — b) Association de natures lifférentes qui semblent le symbole l’une de Pautre.

Syngénèse, Syngénésie (de Zïv, avec, yévos, naissance, YÉVects, origine ; le suyyiyvouu, cuyyevirouat, naître. Racine yey, engendrer, naître) : système yui suppose que les premiers individus de chaque espèce contiennent en germe ous leurs descendants. MALEBRANCHE soutient cette hypothèse mal fondée. . Entretiens sur la Métaphysique et sur la Religion, X°, $ 3-5.

958 TABLE ANALYTIQUE : Synonyme — Systématique (La)

Synonyme (Synonymus, cuvevuuos, de même nom, de or, avec, ÔvOuz, à pour 6-1v6-u4, de à prosthétique et yt-y»%6-6xw, apprendre à connaître) : se dit d’un mot ayant avec un autre une analogie générale de sens, mais une. nuance différente d’acception, 453.

Synopsie (formé d’après Éüvolr:, vue d'ensemble, de cuvébcuut, futur de. Suy-0pdw, voir ensemble) : il y a Synopsie quand l’audition d’un son détermine. une sensation colorée ; vg. chaque voyelle suggère l’idée d’une couleur déter-: minée, Ce mot est synonyme d’audition colorée. |

Syntactique (La) (de Zvyraxrixée, qui met en ordre, de ouv-tésow, ranger.

ensemble) : c’est « la science des combinaisons et de l’ordre » (CourNorT, Traité!

de l’enchainement des idées fondamentales dans la science et dans l’histoire, L. Il, Ch. 11, $ 11). PES

Syntaxe (Syntaxis, ouvräti, mise en ordre, disposition, de ouv-tücou, ranger ensemble) : partie de la grammaire qui traite de l’arrangement des mots ; et de la construction des phrases, 450 ; 464-465. | 4

Synthèse (Synthesis, oovbso, action de mettre ensemble, de ouv-tiinu, à rassembler) : a) Sens général : action de réunir divers éléments jusque-là donnés ! séparément. — b) Marche de l'esprit allant des notions simples aux composées, : ou de propositions certaines à d’autres qui en résultent nécessairement. T4 c) Vue générale qui résulte de la Comparaison d’un ensemble de détails : V£. SyYnthèse historique : « Pour un jour de synthèse, il faut des années d'analyse. ». (FusTEL DE CouLANGES, Histoire des Institutions politiques de l’ Ancienne. France, T. I, Introduction, p. xut, Paris, 1891). — d) Acte de esprit qui. forme un tout de diverses représentations, sentiments ou tendances. La synthèse. mentale, qui coordonne des faits nouveaux, est une opération distincte de. l’association des idées qui reproduit des groupes de phénomènes formés autrefois. — Définitions, 609-610. — Synthèse rationnelle, 610. — Synthèse expérimentale, 613-614. — C’est une progression, 614. — Règles, 615. — Emploi :. procédé propre à l’enseignement, 616-647. — Comparaison avec la déduction, 622. — La science tend à la synthèse, 597 ; 623-624. — Grandes synthèses scientifiques, 655. — Synthèse métaphysique de l’histoire, 748. — Synthèse des inclinations supérieures, 97-98. — Synthèse des notions et vérités premières, 343. — S’oppose à Analyse.

Synthétique (Zvy0eztxéc, qui concerne arrangement, de ovvberoc, composé, formé de parties réunies, de UYTiOnuu, rassembler) : ce qui constitue une synthèse aux sens divers de ce mot ou ce qui résulte d’une synthèse. — Jugement synthétique : a) a posteriori, 273 ; b) a priori, 274. — Langue Synthétique, 455 ; 461. — Esprit Synthétique, 617. — S’oppose à Analytique.

Systématique (Systematicus, cuornuarixée, qui forme un tout, repose su un ensemble de principes, de cistux, ensembl } : ce mot se prend : a) En bonn Part : VS. un esprit systématique, c’est un esprit capable de réaliser une puis: sante synthèse, — 5) En mauvaise part : Vg. un esprit systématique, c’est u

Systématique (La): c’est, dans une science, la partie qui fait la classification des objets étudiés ; vg. en zoologie, en botanique.

TABLE ANALYTIQUE : Système — Talent 959

Système (Systema, cUsTaua, réunion en un corps de plusieurs objets, ensemble, ensemble de doctrines, de cuv-iotnut, placer ensemble, rassembler,

/ À : à MESRS de cûv, avec et de la racine otv, se tenir debout ; d’où avec redoublement

ciota, Vormut) : a) Le mot système implique l'idée de coordination de matières scientifiques, philosophiques, etc. Différence entre système et théorie, 655. .— b) Un système philosophique est une synthèse d'idées se rapportant à un même objet ; vg. système du doute méthodique de DESCARTES. — c) Esprit de système : se prend ordinairement dans un sens défavorable pour indiquer l’étroitesse et l’entêtement. C’est un obstacle à l'usage. impartial des facultés intellectuelles ; vg. dans l’observation scientifique, 651, 2. — d) Système s’emploie encore pour signifier un ensemble d'éléments qui forment par leur dépendance mutuelle un tout organisé ; vg. le système planétaire.

FE

Table (Tabula, planche, tablette, tableau, table) : table rase (ARISTOTE, Locke), 302, 1. — Tables de Bacon, 666. — Table des notions premières, +290 297.

Tabou (du‘polynésien Tabu) : ce mot, en polynésien, signifie ce que les pro- fanes ne peuvent toucher sans commettre un sacrilège. Cette interdiction n’est pas motivée, et la sanction qui atteint les violateurs n’est pas une pénalité légale, mais une calamité envoyée par les puissances supérieures, les dieux, . vg. mort, cécité.

Tacite (T'acitus, silencieux, de tacitum, supin de tacere, se taire) : le consentement tacite est coupable, quand un supérieur, ve. les parents, gardent le silence, alors qu’ils devraient blâmer une faute. Ici s’applique le proverbe : * Qui ne dit-rien consent. De même, quand on autorise par respect humain le mal qu’on pourrait empêcher, IL, 116. — Consentement tacite ou implicite à une forme de gouvernement, I, 226. — Reconnaissance tacite d’un pouvoir usurpé, IL, 231-232. — S'oppose à Exprès, à Explicite.

Tact (Tactus, action de toucher, ke toucher, de tactum, supin de iangere, toucher) : a) Synonyme de toucher. — Objet et organe du tact, 157; 178-179 ; 4189 = Rôle du tact, 186 ; 192-193. — b) Au figuré : intuition délicate et sûre de ce qu'il convient de dire ou de faire. — Le tact du vrai, 617.

Tactile (Tactilis, tangible, palpable, de tactus, toucher) : ce qui est relatif , au tact. — Sensation tactile, 74; 186; 192-193. — Étendue tactile, 491. — Langage tactile, 438 ; 115 ER |

Tains (HippozyTe) : objection contre la distinction entre la Physiologie

et la Psychologie, 29. — L’inconscient, 142. — Théorie de lhallucination vraie, : is

471, &. — Mécanisme de la localisation des sensations, 190, ?. — Cas extraordi- | naire de réviviscence d'états de conscience, 197, 2. — Nominalisme, 254. — Déterminisme physique et physiologique, 391, 4. — Abus des grands mots pendant la Révolution, :54-485. — Construction des figures mathématiques,

630, 1. — Caractère des postulats mathématiques, 634, 6. — Méthode d’accord : exemple, 668, 2. — Reproche aux Constituants leur esprit de chimère, 748, 1. 1 Théorie du milieu, du moment et de la race, 749, 2. — La Déclaration des … droits de l’homme, IL, 300.

Talent (Talentum, réhavrov, plateau de balance, poids, somme d'argent, d’où valeur naturelle ou acquise dans un genre quelconque) : esprit, talent et génie, I, 405.

. 960 TABLE ANALYTIQUE : Tangible — Téméraire

Tangible | Tangibilis, de tangere, toucher) : a) Ce qui peut être touché . 2) b) Au figuré, ce qui est facile à constater, à comprendre : ve. vérité tangible. |

. Tautologie ([Tautologia, tadroloyix, de Taôtohdyos, qui redit la même « chose, de tadro, le même, Xéyw, dire) : a) Proposition identique, dont le sujet # et le prédicat expriment un seul et même concept. — Définition tautologique, # 925, 3. — Jugement analytique et jugement tautologique, 564, 4. — Le syllo- ? gisme est-il une tautologie ? 564, — Bb) Variante de la Pétition de principe :.

sOphisme qui prétend démontrer une thèse en la reproduisant sous d’autres | mots, 801. Lite

Taxinomie, Taxologie (Tac, ordre : véune, loi: Adyoc, discours) : science des classifications. PR Technique (Tezvwxdc, qui concerne un art, de Téyvn, art): ce qui est propre :

à un art, à une science. — a) La technique d’un art, d’une science pratique, . c’est l’ensemble des procédés employés par cet art ou cette science pratique. “ — b) Connaïssance technique : c’est une connaissance envisagée du point de w vue de son application à une fin pratique, abstraction faite de sa/valeur logique : qui est présupposée. — c) Terme technique : c’est un terme qui n'appartient : pas à la langue commune ; d’où le sens de scientifique. ge

Technologie (Texvohoyia, de réyvn, art : Àdyos, discours) : science pra- . tique des arts industriels, qui est aux arts ce que.la Logique est aux sciences. * Elle analyse leurs procédés opératoires et détermine les conditions et les lois : de leurs progrès. à en.

TeDescHINI (PÈRE Pietro) : prouve que, en dehors des THoMIsTESs, ! presque tous les ScoLASTIQUES admettent la possibilité des corps simples | quant à l'essence, IE, 522, 3, 4. ;

THEILARD DU CHARDIN (PÈRE PIERRE) : comment se pose la question du : transformisme ? If, 623-626. | à 1 Téléologie (Téhscc, dernier, de téhos fin: dXéyoc, discours) : a) C’est la w partie de la Philosophie qui s'occupe des causes finales, 332-338. — b) Doctrine qui prétend que le monde est un système de rapports entre moyens et fins.

Téléologique (de Téléologie) : ce qui constitue ou concerne un rapport de .

finalité. — Kanr appelle jugement téléologique celui qui porte sur les causes . finales internes et externes. Cf. Critique du Jugement, 11e Partie. — Argument

téléologique pour prouver lexistence de Dieu, 1567

Télépathie, Télépathique (de Täke, loin, au loin ; rtôoc, ce qu’on éprouve, | c’est-à-dire tout ce qui affecte le corps ou l’âme, par opposition à ce que l’on | fait. Racine rab, souffrir, subir. Cf. &-xaû-ov. aoriste 2 de rdoxw, être aflecté . de telle facon) : ce mot désigne la relation de deux esprits se communiquant leurs pensées et leurs sentiments à distance, c’est-à-dire sans l'intermédiaire d'aucun signe sensible. Cette communication aurait ;

préexistante entre diverses personnes. Mais l’existence des faits télépathiques n’est pas suffisamment établie, 484. 3

Télesthésie (de Tzxe. loin, au loin ; aiobnsis, faculté de percevoir par les.

sens) : perception à distance, mais sans l'intervention d’un second esprit comme dans la Télépathie. | vi

Téméraire (Temerarius, fortuit, inconsidéré, téméraire, de temere, au

hasard, sans réflexion) : qui est d’une hardiesse inconsidérée. — Jugement . téméraire, II, 207. 8

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