‹ Traité de philosophie (volume 2)Chapitre 111 sur 604 · E. — LA SOLIDARITÉ · texte numérisé non relu

E. — LA SOLIDARITÉ

La coopération de l'homme au bien et au mal de ses semblables est une preuve de la loi universelle de solidarité (29, §. A) qui régit :

L — L'individu : l'homme « est un tout naturel » : le corps est solidaire de l'âme et l'âme est solidaire du corps (Ps. 238, 239). Le présent dépend du passé et l'avenir du présent.

IL — La famille : chaque famille a une sorte de personnalité morale, une existence continue. Les enfants sont solidaires de leurs parents, qui l'étaient de leurs ascendants. Les enfants portent le poids des fautes de leurs pères ou bénéficient de leurs vertus. Les parents sont punis ou récompensés dans leurs enfants (^).

III. — La nation : une certaine communauté de mérite ou de démérite, de gloire ou de honte, etc., relie les citoyens entre eux : c'est la résultante des actions et réactions innombrables qui composent l'histoire de chaque peuple.

IV. — L'humanité : la communauté d'origine, de nature et de destinée forme entre tous les hommes un lien d'unité qui les rapproche entre eux, sans porter atteinte aux groupements particuliers des diverses nations. Les peuples ne peuvent être fondus dans un cosmopolitisme universel. Ils doivent rester distincts et être unis, par conséquent s'entr'aider pour le bien commun de l'humanité. C'est pourquoi le principe de non-intervention, est immoral (110).

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