‹ Traité de philosophie (volume 2)Chapitre 303 sur 604 · CONSOMMATION DE LA RICHESSE · texte numérisé non relu

CONSOMMATION DE LA RICHESSE

La richesse est un moyen ; elle est faite pour servir au bien-être de l'homme. On distingue les consommations :

10 Productires, qui ne détruisent un produit que pour en créer un autre.

( ') Cl. Jannet, Le Socialisme d'État et la Reforme sociale, Cli. i, § XI, p. 'lO. Paris, 1890'.

( ') E. d'Eichtal, Coalitions des patrons et des ouvriers. — A. Gibon, La liberté du travail et les grèves. — Ch. Renault, Histoire des grèves. — J. Cauwês, Cours d'Économie politiciue, T. m, n. 847 et sq. — Ch Antoine, Cours d'Économie sociale, Ch. xv, Art. 6. — Ém. OlliviER, La loi des coalitions (1864), Revue des Deux Mondes, 1901, T. IV, p. 5 sqq. — A. Crouzel, Étude sur les coalitions et les grèves. ■ — A. Béch\ux, Les revendications ouvrières en France. — Lehmkuhl, Le contrat entre patrons et ouvriers et les grives. — L. de Seilhac, Les Grèves.

(') La guerre aura, partout en Europe, détruit la grande propriété. En 1914, celle-ci n'existait plus guère que dans quatre pays : Roumanie, Russie, Hongrie, Angleterre. En Roumanie, dés la fin des liostilités, les terres furent partagées et la limite de propriété fixée à un certain nombre d'hectares ; en Hongrie et en Russie, les terres ont été de même partagées ; restait l'Angleterre qui, depuis des siècles, conservait la même forme de propriété.

Mais un à un les grands domaines, témoin les annonces des journaux anglais, vont s'ellritant aux ventes successives, qui partagent les plus grandes étendues ; et c'est la conséquence des charges fiscales qui frappent trop durement les grosses propriétés.

Pratiquement, un tel événement a son hon côté : en multipliant la petite propriété, l'Angleterre s'assure une stabilité politique qui n'est pas à dédaigner dans les circonstances présentes, et que son régime quasi féodal d'hier était de nature à compromettre éventuellement. La multiplication de la petite propriété est une barrière contre le Socialisme.

2° Improductives, qui satisfont simplement un besoin.

Luxe: c'est l'usage des choses coûteuses ou qui dépassent la moyenne de ce qu'une personne simplement aisée peut s'accorder. Sa nature change avec les pays, temps et personnes. Le luxe auquel ne suffit pas le revenu est condamnable. Celui que le revenu peut couvrir est condamnable aussi quand il se manifeste en dépenses qui ne flattent que la vanité ou la sensuahté. Mais s'il se manifeste en dépenses conformes au rang, et si l'on prélève sur le revenu la part de la charité, il a son utilité sociale.

Dépenses de l'État : il lui faut des ressources pour faire face aux besoins sociaux ; il les obtient ordinairement par les impôts et extraordinairement par les emprunts. Les emprunts d'État constituent la dette publique qui est : a) consolidée, quand elle est inscrite sur le Grand-Livre ; — b) flottante, quand l'emprunt doit être remboursé à courte échéance.

U amortissement de la dette, c'est le remboursement du capital emprunté ; — la conversion de la rente, c'est l'ofîre faite au créancier de reprendre son capital ou d'accepter une réduction d'intérêt ; — le budget, c'est le tableau comparatif des recettes et des dépenses de l'État pendant une période déterminée.

BIBLIOGRAPHIE

G. Tarde, Psijchologie économique.

A. Wagner, Les fondements de V Économie politique (Trad. Polack).

G. Schmoller, Politique sociale et Economie politique. Principes d'' Économie politique (Trad. G. Platon).

A. Arnauné, La monnaie, le crédit et le change, 2 vol., 6^ édition.

P. Bureau, Le contrat de travail.

Page 1