II. — Le plaisir moral ne peut servir de règle d'action
1° Pris en soi il ne diffère pas des autres plaisirs ; il n'y a donc aucune raison pour le préférer. Plaisir pour plaisir, chacun peut suivre son attrait : plaisir sensible ou plaisir moral. Il faut chercher au-dessus du plaisir un motif d'action.
2° Il varie avec les individus : la même action, qui agrée à la sensibilité morale des uns, déplaît à celle des autres. Qui décidera ?
30 Parfois même il fait défaut. Que faire pour convaincre ceux qui ne l'éprouvent pas ? Son contraire, le remords^ s'émousse aussi dans les âmes perverties.