‹ Traité de philosophie (volume 2)Chapitre 58 sur 604 · A. — DIVISION DE LA SOLIDARITÉ · texte numérisé non relu

A. — DIVISION DE LA SOLIDARITÉ

La solidarité exprime la dépendance mutuelle, qui rattache la vie des hommes, soit à leurs actions antérieures, soit aux actions des personnes avec lesquelles ils sont ou ont été en relation. De là deux aspects de la solidarité : elle est individuelle ou sociale.

I. — Solidarité individuelle : la solidarité s'applique à tous les phénomènes de l'activité psychologique. Nous avons vu que sans doute il faut distinguer entre eux les faits sensibles, les faits intellectuels et les faits volontaires ; mais nous avons constaté aussi qu'ils dépendent les uns des autres, qu'ils ne constituent qu'une seule vie psychologique où ils sont intimement associés (Psych. 10).

Il y a aussi, dans chaque individu, une solidarité psycho-physiologique, parce que, comme dit Bossuet, l'homme est un « tout naturel » (^). C'est pourquoi, à cause des étroits rapports qui unissent le physique

(') Pour les faits sur lesquels repose cette assertion, voir : V. Cathrein, Die Einheit des !<ittlichen Bewusslseins der Menschheil, 3 vol., Fribourg-en-Brisgau, 1914.

l'i Dkploige, Le Cimflil..., p. 321 sqq.

(») La fable, Les membres et l'estomac, est un exemple de solidarité organique.

( *) A. D.^.nn', L. Bourgeois, F. Havu, etc., Essai d'une philosophie delà Solidarité. — rir. OïDK. L'idée de Solidarité. — H. Marion', De la Solidarité morale. — Brunetière, Discours de combat, 2"^ série ; l'Idée de Solidarité. — Despine, La contagion morale. — FoynKGRW'E, Solidarité, pitié, charité. — C. Bouglé, Solidarisme et Libéralisme. — P. Budin, Ch. Gide, etc. Les applications sociales de la Solidarité. — Ch. Brunot, La Solidarité sociale comme principe des lois. — E. d'Eiciithal, La Solidarité sociale, ses nouvelles formides.

(') Bossi'ET, De la connaissance de Dieu et de soi-même, Ch. m, § 20.

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