‹ Traité de philosophieChapitre 110 sur 921 · I. — SOCIABILITÉ · texte numérisé non relu

I. — SOCIABILITÉ

Instinct qui porte l'homme à rechercher la compagnie de ses semblables. Il existe, à l'état d'ébauche, chez certains animaux (vg. abeilles, fourmis) ; il est essentiel à l'homme : « L'homme, dit Aristote, est de sa nature un animal sociable. » "AvOpojTro; 'mgv. TroXixtxov Çwov (i).

— En effet, l'enfant recherche naturellement les autres enfants ;

— l'homme adulte a besoin de société pour se développer. « Le plus grand plaisir de l'homme, dit Bossuet, c'est l'homme lui-même. » De là vient que la solitude pèse tant : ce qui le prouve bien c'est la nécessité d'adoucir le régime cellulaire pour le rendre tolérable. On sait l'amour de certains prisonniers, comme Silvio Pelhco, pour des insectes. L'assertion : Homo homini lupus est donc contredite par les faits (Cf. Morale, L. II, ch. II, sect. III).

Objections : 1° la haine des peuples sauvages entre eux. — Réponse : ces peuples forment chacun une société.

2° Le monachisme : on a vu des hommes vivre dans le plus complet isolement. — Réponse : a) C'est tout à fait exceptionnel. — b) C'est plutôt la vie cénobitique que la vie érémitique qui a trouvé des partisans.

Page 1