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INCLINATIONS CORPORATIVES : PATRIOTISME

2° Distinctes : chacune a son essence propre et l'une peut exister sans l'autre ; vg. l'amour paternel peut exister sans que l'amour filial lui corresponde.

3'^ Désintéressées : la vraie mère aime son enfant pour lui-même et non pour elle.

B) Espèces : on distingue l'amour :

I. — Conjugal : sentiment unissant deux êtres intelligents et libres, qui se sont donnés l'un à l'autre pour fonder une famille et se perfectionner mutuellement.

II. — Paternel et maternel : affection des parents pour leurs enfants. Des affections naturelles, c'est la plus : a) vive : parce que, comme l'a dit Saint Thomas après Aristote : Filii sunt aliquid patris ; — b) durable : elle persévère au delà des besoins des enfants ; — c) désintéressée : l'enfant ne peut rendre des services égaux à ceux qu'il a reçus. — Mais cet amour, par sa vivacité même, est sujet à l'aveuglement : « Mes petits sont mignons. » Il doit donc être dirigé par la raison, être un sentiment et non une sensation.

III. — Filial : affection des enfants pour leurs parents. On l'appelle piété filiale. Il est moins fort que l'amour paternel et maternel : les parents ont besoin d'un dévouement à toute épreuve pour achever l'œuvre longue et difficile de l'éducation physique, intellectuelle et morale. Aussi a-t-on pu dire que « l'amour ne remonte pas, mais qu'il descend ».

IV. — Fraternel : affection des enfants les uns pour les autres. Rien do plus naturel aussi. C'est pourquoi les divisions entre frères nous révoltent plus que les haines entre personnes étrangères. C'est l'union intime qui fait la force et le bonheur des familles (Cf. Morale domestique) (^).

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