ET AVEC LES AUTRES SCIENCES
a) La première est la base de la Métaphysique et par conséquent de la Psychologie rationnelle qui est une partie de la Métaphysique {Intr., 6, § 11^ A), — Elle est aussi le fondement des autres sciences psychologiques Esthétique, Logique et Morale {Intr., 6, § II, B), C'est la première des sciences morales ; elle a des liens avec la Physiologie (4), la Pédagogie, la Philologie, VHistoire, la Politique, etc.
h) La seconde est une partie de la Métaphysique ; elle a des rapports étroits avec la Critique de la valeur de la connaissance, la Morale formelle et la Théodicée.
B. — Traits d'union : il ne faudrait pas cependant exagérer ces distinctions et y voir autre chose que deux parties d'une même science, car :
I. — Vêtre dans l'âme n'est pas séparé des phénomènes, comme si oeux-ci étaient connus par observation directe et celui-là induit par voie de raisonnement ; non, mais la conscience enveloppe et atteint les phénomènes et l'être actif qui en est le principe (71).
II. — Si la Psychologie rationnelle doit s'appuyer sur la Psychologie expérimentale, de son côté la Psychologie rationnelle est nécessaire à la Psychologie expérimentale pour expliquer :
a) Les lois auxquelles la Psychologie expérimentale aboutit : vg. lois du plaisir et de la douleur, de la perception, de la mémoire, de l'association, de l'habitude, etc. ; car elles restent inexplicables si on ne les a pas rattachées à V unité essentiellement active de l'âme.
b) Les théories de la raison et de la liberté ; car elles supposent, comme condition, l'existence d'un être simple et spirituel.
Si donc on ne sépare pas la Psychologie expérimentale et la Psychologie ratio?inelle, si l'on se contente de les distinguer comme deux parties qui se complètent pour former un tout, on ne pourra pas dire que la Psychologie n'est que la science des états de conscience, c'est-à-dire une psychologie ^sans âme ».