CLASSIFICATIONS SUBJECTIVES DES SCIENCES : ARISÏOTE ">S
à montrer quelle place elles occupent dans Fensemblc des connaissances liumaines. On peut faire une classification en se mettant au point de vue; soit : A) subjectif, d'après les facultés mises en jeu par le sujet qui connaît ; — B) objectif, d'après Vohjct connu. Ce second point de vue semble le meilleur.
I. — Conditions d'une bonne classification. Elle doit se faire :
A) D'après la nature des objets connus et non d'après les facultés du sujet pensant : « La science, dit Aristote, se divise comme la chose, c'est-à-dire comme son objet. « A. Comte dit également : « La classification doit ressortir de l'étude même des objets à classer et être déterminée par les affinités réelles et l'enchaînement naturel qu'ils présentent. ;>
B) En suivant l'ordre naturel d'évolution, en allant de la généralité tlécroissante à la complexité croissante, car les phénomènes complexes ont leurs conditions nécessaires, quoique pas toujours suffisantes, dans les phénomènes simples. A ce prix on a une bonne classification, car elle est naturelle, fondée sur la nature des choses.
IL — Avantages d'une classification naturelle. Bacon a dit d'une bonne classification qu'elle est : u Globus orbis inteîlectiialis » (^). D'Alembert l'a traduit ainsi : « C'est comme une mappemonde de l'univers scientifique C^). » Une bonne classification montre : 1° l'unité et la diversité des connaissances humaines ; — 2° le domaine propre de chaque science ; — 3° les rapports logiques qui unissent les sciences les unes aux autres ; — 4" l'ordre dans lequel elles doivent être étudiées.