‹ Traité de philosophieChapitre 785 sur 921 · L — L'OBSERVATION · texte numérisé non relu

L — L'OBSERVATION

A) Analogies : I. — L'observation psychologique est positive comme l'observation physique : le plaisir et la douleur, la pensée et la volition sont des faits aussi réels que les phénomènes do lumière, de chaleur, d'électricité ou les combinaisons chimiques. On peut les décrire et les analyser.

IL — Le psychologue est un observateur qui a besoin des mêmes qualités que le physicien, le chimiste et le naturahste : comme eux il doit être curieux, attentif, sagace, impartial et patient (65, III).

III. — Le psychologue poursuit le même but : déterminer les causes et lois des phénomènes qu'il observe.

B) Différences : elles sont plus grandes que les analogies :

L — Dans les sciences physiques, Fobjet observé est extérieur à l'esprit, ce qui nécessite des intermédiaires : organes des sens et instruments appropriés (65, II). — En Psychologie, l'esprit s'observe lui-même : le sujet connaissant et l'objet connu sont identiques : c'est le moi. L'observation se fait par la conscience : elle est donc subjective, immédiate, personnelle ; tandis que l'observation physique est objective, médiate, impersonnelle.

IL — Dans les sciences physiques, l'objet observé est étendu, situé dans l'espace ; il est par là même assez stable et composé de parties. On peut donc le mesurer, le dessiner, le compter, en faire une analyse réelle. — En Psychologie, l'objet observé est inétendu et placé dans le temps ;

(M Nous laissons de côté l'hypothèse, parce que rien de spécial n'est à noter.

Page 1