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EXPOSITION AU MERCURE (I

La boite à mercure doit être placée autant que possible dans une pièce obscure, et dans tous les cas on mettra à contre-jour le devant de la boite garni d’un verre blanc.

L’épreuve ayant été mise dans la boite, on chauffera le mercure avec la lampe jusqu’à ce que le thermomètre indique environ 45° (2), puis on la retirera, et il continuera à monter à peu près jusqu'à 55 à 60 degrés.

Après quelques minutes d’exposition, on appli-

(1) Le mercure sc trouve dans la nature à l’état du liquide, on le reretire ainsi d’une pierre rouge, appelée cinabre. On connaît le mercure sous le nom de vif-argent : vif , parce que si on le jette à terre il se divise en petites gouttes qui courent en tout sens; argent, à cause de sa couleur. Il attaque l’or et l’argent , il faut donc éviter de le toucher avec des bagues ou autres objets d’or et d'argent. Si par malheur une bague était tachée par le mercure, il faudrait la chauffer ; le mercure s’en irait en vapeur. SI la bague était détruite, il ne faudrait pas perdre le mercure dont il est possible de retirer le métal précieux qui n’a perdu alors que sa forme.

(2) Nous indiquons la marche du thermomètre seulement pour les commençants. Un peu d'habitude fera facilement apprécier le degré de chaleur convenable : il faut appliquer la maiu sous la capsule aussitôt que la lampe est retirée; si la chaleur est douce , ou devra rechauffer de nouveau quelques instants. Le point le plus convenable , suivant nous, est celui où

quera une bougie contre le verre jaune U v x, lig. 8, et l’on assistera si l’on veut, aprèsavoir soulevé le drap r s en regardant à travers la glace blanche pq, à la formation de l’image. Lorsque l’effet sera produit, ce qui aura lieu environ au bout de dix minutes, on chauffera une seconde fois de la même manière; et suivant l’état de l’épreuve celte opération pourra être recommencée trois à quatre fois; l’épreuve gagnera beaucoup à rester long-temps au mercure; cependant aussitôt qu'on verra apparaître le cendré sur les noirs , on s’empressera de la retirer (1).

la main reçoit une impression de chaleur assez vive pour être désagréable si elle était maintenue en contact , mais cependant sans brûler.

Plusieurs personnes ont l'habitude de chauffer le mercure avant de placer l’épreuve dans la boite ; celte méthode n’est pas mauvaise , mais nous ne lui avons reconnu aucun avantage.

(I) L'exposition de la plaque aux vapeurs mercurielles n’est qu’une question de temps , car si on laisse pendant une heure ou plus, dans la boite à mercure, des épreuves pour lesquelles on aurait dû rechaufTer plusieurs fois , elles viendront tout aussi bleu. M. Claudet d’ailleurs a constaté que, sous la machine pneumatique, à la température de 10» centigrades , une épreuve était parfaitement raercurée en un quart d’heure (*).

(*) Différentes préparations ont été indiquées pour remplacer le mercure, dont le transport est difficile et dont le contact est si préjudiciable aux

planches de doublé.

M. de Brebisson a proposé de le renfermer dans un nouct de toile serrée, qu’il place dans la capsule ; on chaufTe ensuite comme a l’ordinaire.

M. Charbonnier voulait le remplacer par le nitrate ammoniacal île mercure.

M. de Nothomb, que nous avons déjà eu l’occasion de citer plusieurs fois, a obtenu, à notre connaissance, de très-belles épreuves avec du calomel , protochlorure de mercure. Il a fait part de ce procédé à l’Institut en 1841.

M. Soleil et d’autres personnes ont employé divers alliages lusibles; mais aujourd'hui tous ces moyens sont abandonnés par le plus grand nombre d'opérateurs.

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