‹ Traite de photographieChapitre 45 sur 61 · TO · texte numérisé non relu

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Si les effets photogéniques de la lumière solaire résultent exclusivement de l’action de rayons obscurs mêlés aux rayons visibles, marchant comme eux et avec des vitesses du même ordre , les spectres superposés do ces deux espèces de rayons ont leurs solutions de continuité exactement aux mêmes places ;

Si les rayons visibles produisent les effets photogéniques en totalité ou en partie , cette propriété est tellement inhérente à leur vitesse, qu'ils la perdent également quand celle vitesse s’accroît et quand elle diminue;

Les effets photogéniques de la lumière solaire, soit qu’ils proviennent de rayons visibles ou de rayons invisibles , ne peuvent pas être attribués à une action exercée à la surface de la couche impressionnable : c’est à l’intérieur de la matière qu’on doiL chercher le foyer de ce genre d’action.

Les conclusions précédentes pourront être étendues quand on connaîtra l’épaisseur de la moindre couche d’iode dans laquelle s’engendrent les phénomènes daguerriens ; quand il sera possible de comparer cette épaisseur à la longueur des accès ou à celle des ondes lumineuses.

Les faits servent autant à l’avancement des sciences que les théories; on doit donc être peu surpris de

voir recueillir avec tant de soin une multitude d’expériences qui, au premier abord, paraissent seulement curieuses , mais dont le groupement peut , en réalité, servir à établir des théories, et partant, l’explication d’une foule de faits isolés.

Nous avons vu que l’explication de ce qui se passe dans la formation des images daguerriennes ne satisfait pas entièrement l’esprit : il ne serait donc pas impossible que l’adjonction de certains faits qui semblent avoir une analogie plus ou moins directe avec ces phénomènes, contribuât à infirmer, à recli lier, ou à confirmer, la théorie existante.

On pressent déjà que nous voulons parler des expériences de M. Moser et de celles qui s’y rattachent. Ces expériences sont , peut-être même à cause de ce qu’elles ont de mystérieux, des plus curieuses, et nous ne doutons pas qu’un grand nombre d’amateurs ne s’occupent à les répéter; et comme dans toutes ces expériences une légère modification dans la manière d’opérer peut amener un résultat tout différent, nous engageons instamment les expérimentateurs à tenir un journal exact de leurs observations : la multiplication des laits pouvant seule conduire à l’explication de phénomènes aussi remarquables. Que ces phénomènes soient produits par i action du rayonnement lumineux des corps dans la plus profonde obscurité; qu’ils soient le résultat d’une évaporation de matière organique entraînée par la vapeur d’eau ; ou bien enlin qu'ils soient uniquement produits par desaclious Üiermoyruphiqucs ou éleclrogra-

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phiques, c’esl ce que nous ne nous permettrons pas de discuter; notre rôle ici est celui d’historien: nous allons donc nous borner à rapporter par ordre chronologique les expériences qui ont été faites.

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