‹ Traité de photographie sur papierChapitre 24 sur 59 · V. PRÉPARATION DES GLACES POUR ÉPREUVES NÉGATIVES · texte numérisé non relu

V. PRÉPARATION DES GLACES POUR ÉPREUVES NÉGATIVES

On bat en neige, comme il est indiqué au § III de ce Chapitre, des blancs d’œufs bien frais, dans lesquels on a versé quinze gouttes (soit 1 gramme) d’une dissolution saturée d’iodure de potassium par chaque blanc d’œuf.

On laisse reposer jusqu’à ce que cette neige revienne à l’état liquide.

La glace sur laquelle on se propose d’étendre l’albumine est nettoyée avec soin à l’alcool, et déposée sur un support qu’elle déborde.

On verse sur cette glace une quantité suffisante d’albumine, en ayant soin de ne pas laisser se former de bouillon, et (ni l’étend sur toute la surface de la glace, à l’aide d’un fragment de verre.

On étend ainsi l’albumine avec le plus d’uniformité possible, sur toute la surface de la glace. Lorsqu’on a acquis la certitude que l’albumine est bien adhérente, on incline la glace, et on laisse écouler l'excédant d’albumine»

Ce procédé est celui que nous avons décrit il y a plus d'un an. Nous l’avons toujours employé avec succès.

On peut cependant lui substituer avec avantage la méthode sim ante. Elle est plus simple et d’une exécution plus facile.

On enduit la surface et les bords d’une glace, d’un peu de cire mêlée de suif; on applique cette glace sur une feuille de papier, on appuie de manière à rendre l’adhésion parfaite entre la glace et le papier; cela fait, on relève les bords du papier, de manière à obtenir une espèce de petite cuvette, dont le fond est formé par la glace. Lorsque les quatre coins du papier ont été relevés, on verse l’albumine dans la cuvette. On laisse séjourner l’albumine de 5 à 10 minutes. On incline alors légèrement la glace, de manière à faire écouler l’excès d’albumine. Après avoir laissé la glace pendant quelques moments dans la position verticale, on la replace à plat, sur une surface qui soit bien horizontale et de niveau.

Dans tous le cours des opérations il faut veiller avec le plus grand soin à ne pas loucher la surface d’albumine avec la main.

Par ce procédé, la préparation des glaces n’ offre pas plus de difficulté que celle du papier.

L’albumine étant bien séchée, on la soumet à une température suffisamment élevée pour la faire fendiller légèrement, ayant soin surtout d’arrêter l’action lorsqu’elle commence à s’écailler. Ainsi préparée, la glace albuminée peut être conservée indéfiniment si on la tient à l’abri de l’humidité.

11 est bon de préparer, au moins huit à dix jours à l’avance, les glaces albuminées, et de les tenir dans un lieu bien sec ; i! est rare qu’il n’arrive pas quelque accident qui gâte l’épreuve, si on emploie la glace au moment où elle vient d’être préparée.

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