P. PRÉPARATION DU PAPIER SEC AU SERUM
la préparation du papier au sérum a été décrite au § il du chapitre IV. Pour i employer à l’état sec, il faut, après lavoir soumis à lacéto-uitrate, l'essuyer entre deux feuilles de papier buvard, le placer ensuite entre les deux glaces du châssis de la chambre noire, après avoir ajouté à l’envers de la feuille, une autre feuille de papier doublure qui soit lui» même parfaitement sec.
la feuille ainsi pressée entre les deux glaces, garde une surface bien plane, et conserve ses propriétés photogéniques sans altération.
Dans l'hiver, le papier épais conserve ses qualités photogéniques pendant plusieurs jours. Mais , en été il faut que le papier soit extrêmement épais pour être encore bon le lendemain.
Le papier très-mince ne se conserverait peut-être pas une heure à cette haute température, tandis qu’à 0 degré il se conserve facilement un joun
Il importe donc de ne passer le papier a l’acéto-nitrate qu’au moment de l’employer.
Le papier sec est moins sensible que le papier mouillé , il faut en général prolonger l’exposition à la chambre noire trois fois plus longtemps.
Il faut donc renoncer au papier sec, lorsqu’il s’agit d’épreuves qu'on a besoin d’obtenir promptement. Pour les sujets inanimés, pour les monuments, où la durée de l’exposition peut être prolongée sans inconvénient , les papiers secs sont d’un usage plus commode, et lorsqu’ils sont très-épais, les épreuves sont plus fines et plus délicates, et les dégradations de lumière, plus parfaites.