Y. MOYENS POUR DÉTACHER L’ENVERS DES ÉPREUVES NÉGATIVES SUR PAPIER
Les taches qui se produisent sur T envers des épreuves négatives , tiennent à une infinité de causes , qu’il n’est pas toujours facile d’éviter. L’impureté du papier sur lequel on opère , l’impureté des papiers doublures qui sont en contact avec le verso de l’épreuve dans le cours des opérations, bouilli d’un petit soin, l’action d’un faible rayon de lumière, un lavage incomplet après la fixation de l’épreuve , suffisent pour produire des taches et compromettre des épreuves irréprochables sous tous les rapports.
Ces accidents qui arrivent journellement , sont l’écueil contre lequel viennent échouer le zèle et l’inexpérience des commençants.
Cependant, rien n’est plus facile que de détacher une épreuve , et de lui rendre toute sa valeur, si elle l’avait perdue par un accident de ce genre.
Après avoir ciré l’épreuve par le procédé ordinaire , on traite l’envers par une dissolution concentrée de bromure d’iode. Si , indépendamment de quelques grandes taches , il s’en trouvait de plus petites et de plus foncées, comme il s’en produit lorsque le papier contient des poussiers métalliques , il faudrait mouiller ces nouvelles taches avec un pinceau trempé dans la même dissolution de bromure d’iode. 11 faut avoir soin de ne pas déborder la tache avec le pinceau , sans quoi, à la place d’une tache noire il s’en produirait une blanche.
Lorsqu’on a attaqué ainsi les petites taches qui étaient les plus foncées, on dépose l’envers de l'épreuve sur un bain de brômure d’iode, assez concentré pour donner à l’eau une légère teinte jaune d’or. 11 faut avoir soin de chasser les bulles d’air qui se forment à la surface de l’épreuve.
La durée du contact varie selon l’intensité , le nombre et la nature des taches.
Il est impossible de donner à cet égard de précepte absolu, c’est l’expérience qui doit servir de guide à l’opérateur. D’ailleurs, il y a toujours avantage à procéder lentement et avec mesure , car , si les taches ont résisté à un premiei bain , rien ne s’oppose à ce qu’on les soumette h un second et à un troisième.
Il faut avoir soin que le bain de brômure d’iode ne mouille pas la surface de l’épreuve , car l’image serait attaquée.
Lorsque le brômure d’iode a produit toute son action , on plonge l’épreuve dans un bain d’hyposulfite, on lave à grande eau , et on fait sécher , suivant la méthode ordinaire.
11 faut avoir soin , lorsqu’on détache une épreuve , de ne pas introduire d’hyposulfite dans le bain de brômure d’iode ,
car ccs deux composés se décomposent dés qu’ils sont en contact. Par la même raison, il faut éviter de toucher une épreuve lorsqu’on a eu les doigts mouillés par le bain d’hyposulfite , parce que la moindre trace d’hyposulfite empêcherait l’action du bromure d’iode.